TROISIÈME PARTIE DE LA TERRE. AFRIQLE
Position astronomique. — La portion continentale de l’Afrique est située entre le 37° degré de latitude boréale et le 35e degré de latitude australe, et entre le 20' degré de longitude occidentale et le
(I) Partant d’an « idée énoncé dans les fragments asiatiques d’Alexandre de Hnmboldt, j’atai» admis dans mes éditions antérieures deux régions sous les noms de Tangul et de Dzon ngarie, mais, outre que cette manière de voir n’a pas été adoptée par d'autres et n’a même plus été reproduite par son illustre auteur, elle donnait deux divisions qui ne paraissent pas très avantageuses. J’ai cru en conséquence, qu’il était préférable de considérer les contrée* qui les composaient comme faisant partie de la Mongolie «t du Turkestan. Cette marche quant à ce dernier ne fait, en quelque manière, que revenir A l’usage ordinaire qui désigne la grande province chinoise de Thian-chan-nan-lon parle nom do Turkestan chinai s, mais elle donne A la Mongolie plus d'extension qu’on ne lui en attribue communément attendu qu’elle y annexe le pays (tes T lent fis de Khoukhuunoor et une partie de la province de Kan-sou.
Los circonscriptions politiques qui se partagent le grand plateau tauropersique étant très variables et ne concordant pas avec des traits géographiques, je l’ai divisé en trois régions en supposant les côtes de l’isthme caucasien prolongées d’un côté jusqu’au golfe d’Alexandretteet de l’autre jusqu'au golfe persique. J'ai cru également pouvoir désigner la rétrion du milieu par le nom de Chaldarménie , qui rappelle deux contrées dont l’une est le berceau d’un des pre-
AERIQUE.
49' degré de longitude orientale; mois avec les petites îles qui doivent y être annexées, cette partie de lu terre s’étend à peu près jusqu'au 60e degré de latitude australe.
■.inities. — Le continent africain est borné au nord par le détroit de Gibraltar et la Méditerranée; ù l'est , par l’isthme de Suez, la mer Rouge, le détroit de Bab-el-Mandeb et l’océan Indien; à l’ouest par l’océan Atlantique ; de sorte qu’il ne tient nu reste du continent que par l’istlnne de Suez, dont la largeur est de 10 myriamètres.
Son étendue est d’environ 270 600 myriamètres 'carrés , et sa forme donne l’idée d’un coeur renflé par une de ses extrémités supérieures; de sorte qu’elle présente deux grandes péninsule* qui embrassent près des trois quarts de sa surface; l’une au nord-ouest, tracée par une ligne qui s’étendrait du golfe de la Syrte dans la Méditerranée à celui de Biafra, dépendance du golfe de Guinée ; l’autre au sud, tracée par une ligne partant du même golfe de Biafra et se dirigeant sur celui d’Aden dans l’océan Indien, Un autre caractère de l’Afrique, c’est la contiguïté des terres qui la composent, lesquelles ne sont presque pas entamées par des mers intérieures. Les île» y sont même rares et fort petites, à l’exception toutefois de celle de Madagascar, l’une des plus grandes terres que l’on considère comme îles, sa surface étant de 5 000 myriamètres carrés. Cette île, située dans l’océan Indien, près de la côte orientale du continent, forme, avec quelques petites îles plus on moins éloignées et plus ou moins réunies en groupes, un archipel étendu, où nous citerons les f les Comores, les (les Séehelles, les îles Amirautés, les / les des Sept frères et les îles Mascareignes, parmi lesquelles on distingue Vile Maurice et Vile de la Réunion, les seules de tout l’archipel qui aient quelque importance après Madagascar. Plus au nord se trouve Vile de Socolra, également dans l’océan Indien.
Il existe aussi quelques îles entre les 36" et 56' degrés de latitude australe ; mais, à l’exception de Vile de Kerguelen ou de la Désolation , elles sont très petites; telles sont Vile dé Amsterdam, Vile Saint-Paul, Vile Crozet, Vite Boudet ou de la Circoncision, Vile Diego A Alvarez ou de Govgh, les t les de Tristan iTAcunha. On trouve aussi, dans l’océan Atlantique, les petites îles de Sainte-Hélène et de t Ascension, au sud de l’équateur, ainsi que les archipels du cap Vert, des Canaries et de Madère, au nord de l’équateur.
tniers peuples qui ont cultivé les sciences naturelles, et dont l'autre est remarquable par son étendue, sa constitution orographique, et par la mauière dont ello a conservé son nom, depuis les temps historiques les plus anciens. Cette région se compose de la Caucasie, de V Arménie, de ['Azerbaïdjan, du Kounlisfan, de la Chaldée, de la Mémjiotamie et de la Syrie.
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GÉOGRAPHIE
Quoiqu'il ait cté fait, daus ces derniers temps, de brillantes explorations dans l’intérieur de l’Afrique, cette partie de la terre est encore trop peu connue pour que l’on puisse donner des notions positives sur l’ensemble de son relief. On y a cependant reconnu l’existence de chaînes de montagnes dirigées de l’ouest à l'est , comme les principales chaînes de l’Europe et de l’Asie. Tel est le système de V Atlas qui s’étend le long de la Méditerranée. Scs cimes les plus élevées, qui ont près de 4 000 mètres d’altitude, sont dans la partie occidentale, mais les montagnes s’abaissent en s’avançant vers l’est et le point le plus haut en Égypte n’a que 700 mètres.
Au sud du système de l’Atlas s’étend une vaste dépre-sion ou série de plaine i qui traverse le continent de l’ouest à l’est et où l’on peut distinguer deux bandes parallèles. Celle du nord connue sous le uom de Sahara est un immense désert sableux ; celle du raidi, qui est en grande partie comprise dans le Soudan, est arrosée par de nombreux cours d’eau.
Entre cette dépression et le golfe de Guinée se trouvent les montagnes de Kong que l’on a supposé faire partie d’un vaste système qui traverserait aussi tout le contineut de l’ouest à l’est en se rattachant aux montagnes d' Abyssinie par l’intermédiaire des montagnes de la I.une, mais il paraîtrait, d’après de nouveaux renseignements, que les plaines du Soudan se prolongent à l’ouest de l’Abyssinie et que les montagnes de la Lune sont plutôt au sud qu’à l’ouest des montagnes de l’Abyssinie. Celles-ci forment un massif puissant où se trouvent des eiines qui ont près de 5 000 mètres d’altitude.
Un immense massif de montagnes dont l’intérieur n’est pas connu paraît couvrir l’ Afrique méridionale en se rattachant d’un côté aux montagnes de Kong et de l’autre à celles d’Abvssinie et en formant sur les côtes deux chaînes qui, comme celles des Chattes, convergent l’une vers l’autre en s’avançant au sud. Par un second rapprochement avec les Ghattes, la chaîne occidentale ou montagnes du Congo est plus continue que la chaîne orientale où il paraît exister une dépression vers le Gc degré de latitude australe. La partie au nord de cette dépression, qui se lie avec les montagnes d’Abyssinie et qui comprend peut-être les montagnes de la Lune, présente des sommités couvertes de neiges perpétuelles ; tels sont le Kilimandjaro et le Kenia aperçus par M. Kebman, ce qui suppose, dans cette région équatoriale, une altitude de plus de 5 000 mètres. La chaîne se relève aussi vers le sud entre les 10e et 20p degrés où elle est connue sous le nom de monts Lupata ou Epine du monde. La liaison de ces deux chaînes, à l’extrémité méridionale de la péninsule, se fait par des rameaux ou chaînes transversales dirigées de l’ouest à