DEUXIÈME PARTIE DE LA TERRE. — ASIE
l*OHi(i«n axlronomiqur cl lluillrs. — L’Asie est située entre le 78f degré de latitude boréale et le 11' degré de latitude australe, et entre le 23e degré de longitude orientale et le 171e degré de longitude occidentale. Elle est baignée nu nord, par l’océan Arctique; à l’est par le détroit de Béring, la mer de ce nom, l’océan Pacifique et la mer de Lanchidol ; au sud, par l’océan Indien ; enfin elle est bornée, à l’ouest par le détroit de Bab-el-Mandeb, la mer Rouge, l’isthme de Suez, la Méditerranée et les limites orientales de l'Europe indiquées ci-dessus (1).
Etendue et forme, L’Asie est la plus grande des parties de la terre : elle contient à elle seule plus de la moitié de l’ancien continent et le quadruple de l’Europe, sa surface étant de H9 000 myriamètrcs carrés. Sa plus grande longueur est, de même que celle de l’Europe, dans le sens de l’ouest à l'est.
Quoique moius entamée par des mers intérieures que l’Europe, la
ques innovations, et je prierai les personnes qui voudraient juger cette partie de mon travail, de recourir aux notes insérées à ce sujet dans les deuxième et troisième éditions de mes Élément* lie Géologie. Le peu d'avantage qu'il y a pour des commençants de connaître les limites fixes de ces créations d’auteur et la facilité avec laquelle on peut trouver ces régions sur une carte, m’ont également porté à ne pas reproduire ici leurs positions astronomiques et leurs limites; je dirai seulement que ces limites sont généralement tirées de circonstances géographiques, c’est à dire de mers ou bras de mers, de rivières, de faites de montagnes, d’isthmes, etc.; et, pour les personne* qui u’auraienl pas en main le petit Atlas do la division de lu ferre en régions géographiques, qui accompagne l'édition de 1830, j’ajouterai, en note, les moyens de retrouver sur les cartes statistiques ordinaires remplacement de celles de mes régions dont les dénominations ne concordent pas avec les noms écrits sur ces cartes.
Je dirai, en conséquence, ici, que par liane j'entends une région bornée à l’ouest par le faite des montagnes de Bihar, au nord par le Czercmosch et le Dniester, à l’est par la mer Noire, an sud par le Danube ; ce qui comprend la Transylvanie, la Valachie, la Moldavie et la Bessarabie. J’entends par Slavogrère la vaste péninsule et les nombreuses Iles comprises entre la mer Adriatique et l'Asie, région qui est bornée an nord par le Dainitie, la Drave, le faite des Alpes cantiques ; à l’ouest par l’isonzo, la mer Adriatique, la mer Ionienne, et des autres côtés par les limite* de l’Europe. (> territoire est partagé, sous le rapport politique, entre l’empire Ottoman, l’empire d'Autriche, le royaume de Grèce et la république des îles Ioniennes.
(I) La plupart des géographies cl des cartes françaises donnent moins d’exteusion à l’Asie que la délimitation indiquée ci-dessus, parce qu’elles rangent dans l’Océanie la Malaisie, c’est à dire les îles de la Sonde, les Iles Philippines et l'archipel des Moluques; mais il m'a paru que la marche des géographes qui continuent à placer ces terres dans l'Asie était plus rationnelle; car, si on les considère sous le rap[>ort de leur position, on remarque qu’elles embrassent, en quelque manière, la presqu'île de Malacca, qui fait partie du continent asiatique, et, si on les envisage sous le rapport orographique,on ne peut s'empêcher de voir dans Sumatra un prolongement des montagnes de l'Indochine et dans les Philippines, Bornéo, etc., une partie de la grande chaîne ou plutôt du grand système de montagnes formé par le Kamtchatka, les îles Kouriles, les Iles du Japon, les îles Lieou Kieou. On pourrait dire, en troisième lieu, que, pour être conséquent dans le princi|>e qui a fait séparer de l’Asie les trois archipels dont il s’agit, on aurait dû en faire autant de celui du Japon, qui se trouve absolument dau* les mêmes relations, et que l'on a cependant laissé avec l’Asie.
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partie continentale de l’Asie se termine de même, au midi, par trois grandes péninsules ; savoir celles de t Arabie, de l Hindoustan et de V Indochine. Deux autres grandes péninsules forment aussi ses extrémités occidentale et orientale; ce sont celles A’ Anatolie et A' Okhotsk ou de la Sibérie orientale. Parmi les péninsules moins considérables, nous citerons celles de Kamlschalka, qui fait partie de celle d’Okhotsk ; celle de Corée, un peu plus au sud; celle de Malacca, qui fait partie de l’Indochine; celle de G userai , dans l’Hindoustan; celle des Samoïèdes, qui est la terre continentale la plus septentrionale du globe.
Les côtes orientales de l’Asie sont bordées par une longue chaîne d’iles où l’on distingue plusieurs archipels, savoir, en allant du nord au sud :
1° les iles Kouriles, qui formeut une ligue de petites îles longues et étroites à la suite de la presqu’île du Knmtschutka;
2° Le Japon, groupe dans lequel se trouvent plusieurs îles considérables , notamment K if on ou Nipon , qui a environ 2 800 myriamètres carrés; l’eso ou Motsmaï; Kiousiott et Siiokf ou Sikoko ;
3° L’archipel Lieou-Kieou, groupe de petites îles que l’on divise ordinairement en deux parties; les îles Lieou-Kieou proprement dites, et les îles Madjikosima;
4° L’île t'onnose ou Thai-Wan , qui est beaucoup plus grande ;
5° Les îles Philippines , grand archipel dans lequel on distingue , entre autres, l’île Luçon ou Manille, au nord, qui a près de 1 500 myriamètres carrés de surface ; celle de Mindanao, au sud-est ; celle de Palawan ou Puragua, au sud-ouest. Les petites îles Soulou peuvent aussi être considérées comme une dépendance des Philippines ;
6° Les îles de lu Sonde forment également un archipel très considérable, dans lequel se trouvent, entre autres, Bornéo , la plus grande des terres rangées parmi les îles, sa surface étaut de près de 8 000 myriamètres carrés. On y distingue également les grandes îles de Sumatra et de Java ;
7° L’archipel des Moluques, dont l’île principale est Célèbes ou Marassar, d’une surface de plus de 1 400 myriamètres carrés; nous y citerons aussi les îles Gilolo, Céram, Timor et Flores, aiusi que les petites îles de Ternale, Makian, Molis, Balchiun et Tidor, qui formeut les petites Moluques ou Moluques proprement dites , renommées dans le commerce pour la production des épices.
Entre cette grande chaîne d’îles et le coutinent, on peut citer l’îlc Saghalien ou Tarrakaï, sur les côte-* de la Mandchourie, et l'ile Jluinau, au sud de la Chine.
(ifOGIUPHlE.
Nous citerons encore, dnns l’océan Indien, l’île importante de Ceylan, les petits archipel» de» Maldire», de» Lakedire », dépendant de l’Hindoustan, d Indaman et de Nirnhar, dépendant de l’Indochine; dans la Méditerranée, les îles de Chypre, de Rhodes, de Scio, de Metelin; et enfin dans l’océan Arctique, les t le» Liakhov ou archipel de la Nourelle-Sihérie.
Le relief de l’Asie a beaucoup de rapports avec celui de l’Europe , car cette partie de la terre est également traversée dans le sens de sa longueur par une vaste plaine au midi de laquelle s’élèvent d’immenses contrées montucuses.
La grande plaine peut être considérée comme tenant à celle de l’Europe par la mer Caspienne, et converge vers le nord-est, de même que celle d’Europe converge vers le nord -ouest ; de sorte que cet immense ensemble de régions ba-scs forme un arc de cercle dont l’Oural serait la flèche; mais la grande plaine d’Asie diffère de celle d’Europe en ce qu’elle aboutit dans toute sa longueur a l’océan Arctique, tandis que l’autre en est séparée au nord-ouest par les montagnes de Scandinavie. Elle en diffère aussi par la quantité de steppes qu’elle renferme. Son altitude, qui est, ainsi que nous l’avons déjà dit, inférieure au niveau île l’Océan dans le voisinage des mers Caspienne et d’Aral , se tient assez basse dans la partie occidentale, mais sc relève dans la partie orientale.
Les montagnes de l’Asie ne sont pas assez connues pour que l’on puisse en faire une bonne classification, ni même pour que l’on puisse les indiquer convenablement. Tl parnît que, comme en Europe, les chaînes principales sont dirigées de l’est à l’ouest , tandis que d’autres sont plus ou moins dirigées du nord au sud. On peut les considérer comme formant deux massifs distincts d’étendue très inégale ; l’un au nord-ouest, l’autre au midi. Le premier, on système ouralien, ne se compose pour ainsi dire que d’une grande chaîne de montagnes. Le second qui comprend plus de la moitié de la surface de l’Asie, peut être subdivisé en huit systèmes , que nous désignerons par les noms de système Tavro- Ferai que, système de V Himalaya , système du Thian-Chan , système de l' Attaî, système Japonais, système Siamois, système des Chattes et système Arabique. Les quatre premiers sont généralement dirigés de l’ouest à l’est, et les quatre derniers du nord au sud, mais les uns et les autres avec des déviations plus ou moins fortes, ainsi qu’on le verra ci-après.
Le système ouralien forme une longue chaîne dirigée du nord au sud sauf qu’elle fléchit un peu vers l’ouest entre les f>7° 30’ et 65°, ainsi qu’au sud du 55e degré, (’ette chaîne qui commence au Konstaniin
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Kamen sous 68° 32’ est d’abord assez simple et paraît avoir pour point culminant le Kondjakotskoi-Kamen sous le 59' degré dont l’altitude est estimée à 1 800 mètres
La chaîne s’élargit au sud du 54e degré, où elle sc subdivise en trois chaînons principaux. Celui du milieu, qui conserve dans le commencement le nom particulier d 'Oural, prend ensuite ceux de Kirkti, Irendik, Goberlinsk , Ourkatch , et peut être considéré comme se terminant par le plateau d ' Onst-Ourt, entre les mers Caspienne et d’Aral. Le chaînon occidental est connu sous diverses dénominations, telles que Iurmn, Tnganaî, Urenga, Iremev, et paraît pousser quelques rameaux de collines dans la plaine. Le chaînon oriental porte aussi divers noms, tels que ceux d ' llmen, de Kara-Edir-Tau, de Mougodjar, et se perd dans les steppes au nord de la mer d'Aral. Les pentes de l’Oural sont souvent assez douces et couvertes de végétation, mais fort pittoresques , et cette chaîne dépasse rarement l’altitude de 1 000 mètres.
Nous désignons par le nom de syslèinc Tauro-perslque, un vaste plateau qui s'étend de la mer Égée à l’Indus, en formant la liaison des montagnes de Slavogrèce avec celles du centre de l’Asie. Ce plateau est très inégal dans sa partie occidentale, mais il est plus uni et moins élevé dans sa partie orientale. Les sommités qui le surmontent forment diverses chaînes particulières qui varieut par leur direction, leur élévation et leur étendue. La plus septentrionale est celle du Caucase, qui s’étend du détroit de Kertch à la presqu’île d’Abschéron, sur la mer Caspienne, et forme la chute du plateau vers la grande plaine d’Europe. Cette chaîne, à laquelle on trouve beaucoup de rapports avec les Pyrénées, est de même dirigée de l’ouest-nord-ouest à l’ est-sud-est , et peut être considérée comme la continuation des montagnes de Crimée. Elle est, en partie, baignée au sud par la mer Noire, et le surplus est soudé au reste des plateaux, dont il est séparé par le cours du Bioni et celui du Kour. Le Caucase est sillonné par un grand nombre de vallées transversales qui prennent naissance au faîte de la chaîne , lequel présente , en général, une crête dentelée. Son point culminant est 1 ’KUirou:, cime couverte de neiges perpétuelles et de glaciers dont l’altitude est de 5 636 mètres.
Au sud du Caucase règne une seconde chaîne parallèle dont le point culminant est Yararat, montagne célèbre dans l’histoire, qui atteint l’altitude de 5 219 mètres. Cette chaîne se prolonge le long des côtes méridionales de la mer Caspienne où elle est dominée par le Demaveud, haut de 4 478 mètres.
On peut encore voir une troisième chaîne parallèle dans les montagnes
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de Zagros ou du Lonrislan qui forment la chute du plateau vers les plaines de la C'haldée et le golfe persique.
Ces chaînes se soudent à l’ouest avec le plateau de V Anatolie dirigé de l’est à l’ouest et dont la partie méridionale, qui se lie au système arabique, porte plus particulièrement le nom de chaîne de Taurus et atteint au Sogoul-Dagh l’altitude de 4-700 mètres.
A l’est, la chute du plateau, vers les plaines où coule l’Indus, forme uue chaîne dirigée du sud au nord, que l’on désigne quelquefois par le nom collectif de montagnes des Brahonis. La partie méridionale, nommée monts de Hala , ne paraît pas très haute, mais la partie septentrionale, ou monts Solimans, devient très élevée et se lie au Faropamisus ou Hindou k ho (1) qui atteint l’altitude de 6 166 mètres et forme la chute du plateau Tauropersique vers les plaines du Turkestan ou, en d’autres termes, le prolongement de la chaîne du Demavend.
Les plaines où coulent l’Indus au midi et l’Oxus au nord font éprouver une espèce d’étranglement au grand massif montueux, qui se développe ensuite en forme d’éventail , de manière à recouvrir une grande portion de l’est de l’Asie. Cette partie du massif a été divisée par Alexandre de llumboldl en quatre systèmes distingués par les noms d’Himalaya, de Kouenlouu, île Thian-Chan et d’Altaï; lesquels sont reliés à l’ouest par la chaîne de Bolor ou Belour-Dagli , dirigée du sud au nord et qui donne naissance au célèbre plateau de Pâmer couvert de bons pâturages, quoique son altitude soit évaluée à près de 3 000 mètres.
Le système de l'IIiiualaya, le plus méridional du massif, se dirige d’abord du nord-ouest au sud-est, fléchit ensuite vers l’est et peut être considéré comme se prolongeant jusqu’à la mer de la Chine. La partie entre l’Indus et le Brahmapoutre ou Himalaya proprement dit comprend le mont Everest ou Gaurisankar , haut de 8 840 mètres, que nous avons déjà cité comme le point le plus élevé du globe, et elle est séparée de la plaine de l’Hindoustan par une chaîne intermédiaire connue sous le nom de monts Sivaliks dont l’altitude excède rarement 1 000 mètres. Au nord de l’Himalaya s’étend le plateau du Tibet partagé en deux par la chaîne de Karakorum parallèle à l’IIimalayn.
Le système «lu Kouenlouu qui est, comme le Paropamisus,
(I l Le Paropamisus était aussi nommé Caucase indien par les anciens, et les modernes lui donnent communément le nom d 'H indou- Kh on sh , mais Alcx.de llumboldt (Asie centrale, U, 431 croit que le nom <l'liindou-Klio est préférable. Cet illustre savant rangeait le Paropamisus dans le système du Kouenlun, mais il me parait plus convenable d’y voir uuc d pendanco du système tauropersique.
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dirigé de l’ouest à l’est, sépare à son origine le plateau du Tibet de la grande dépression où coule le Tarirn. Ce système se prolonge jusqu’à la mer de Corée en prenant divers noms tels que ceux d ' A-neon-la, Bassn- Doungram-Oola, Baïn-Kara-Oola , Nan-Chan. Ces dernières chaînes paraissent former un groupe très élevé d’où sort le Hoang-ho et qui se lie avec le système de l’Himalaya par la chaîne du Young-ling dirigé du nord au sud.
Le système du Tbinn-C'hnn, au nord du Tarirn, commence dans la plaine du Turkcstan, à l’ouest du Bolor, par une petite chaîne nommée Asferah-Dagh ou Ak-Dagh, à la suite de laquelle vient la chaîne du Thian-Chan ou Montagnes célestes aussi nommées Tengri-Dagh et Kilian- Chan, et dont les diverses portions sont distinguées par plusieurs dénominations particulières. Son point culminant paraît être le Bogdo-Oola ou montagne sainte. La chaîne s’abaisse vers le 95e degré de longitude et se confond avec un grand plateau désert, nommé Gobi ou Chamo, qui paraît s’étendre, au sud, jusqu’au prolongement du Kouenloun, et au nord jusqu’au système de l’Altaï. Le système du Thian-Chan se relève à l’est du Gobi, où il forme notamment la chaîne nommée ln-Chan ou Gadchar, qui se lie aussi avec les systèmes du Kouenloun et de l’Altaï, par deux chaînes transversales nommées le Thai-Han-Chan, au sud, et le K/iin-Gan-Petcha, au nord.
Nous entendons par Kyglème «le l’Altaï l’ensemble de montagnes qui s’étendent le long des grandes plaines de la Sibérie. Ce système commence à se manifester vers le 30e degré de latitude et le 64e de longitude, par des collines ou petites montagnes qui s’élèvent dans la stoppe des Kirghiz et qui portent des noms tels que Oulou-Tan, Ildigis, Kent, Tchengis-Tau , Arkat, etc. "L'Altaï proprement dit, aussi nommé mont cT Or et improprement petit Altaï, forme un massif important dont le point culminant paraît être le mont Biéloukha, haut de 3 350 mètres, situé près des sources de la Katounia, l’un des affluents de l’Obi. Il se détache de ce massif une chaîne nommée Kousnetsk, qui s’avance vers le nord pour se perdre dans la plaine, et trois autres chaînes à peu près parallèles qui se dirigent de l’ouest à l’est ; ce sont l 'Ergik ou chaîne Sayane , le Tangnou et 1 ’Oulangom. La série des montagnes prend ensuite, à l’est de la Seliuga, une direction qui est en général plus septentrionale, c’est à dire à peu près du sud-ouest au nord-est, mais qui présente beaucoup de variations dans les détails. Ces montagnes sc subdivisent en un grand nombre de chaînes ou de chaînons qui forment quelquefois plusieurs rangs parallèles, parmi lesquels nous citerons le Kentei, les montagnes cCOnon, le Jablonoi-Khrebel , le Stanocoi-Khrebet
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le Filouiski Khrebet, la chaîne <T Oudskoi, celle de V Aid an, celle à’Onekonsk, celle d’ Ouronl-gansk et les motif h de Tchoukotsk, qui se terminent au rnp oriental, extrémité orientale du continent asiatique.
Nous désignons, par le nom de système japonais, une série de montagne» plus ou moins interrompues, qui se rattachent aux monts de Tchoukotsk et se prolongent, du nord au sud, au travers des terres que nous avons déjà indiquées sous les noms de presqu’île de Kamtschatka, îles Konrile», archipel du Japon , îles Lieou-Kieou, île Formose , archipel de» Philippine », île de Bornéo et archipel de » Moluque». Cette série atteint l’altitude de 4 884 mètres au pic de Klintchersk , dans le Kamtschatka; elle ne paraît pas dépasser 1 000 mètres dans les Kouriles; elle se relève dans le Japon, dont plusieurs montagnes sont cou\ cites de neiges perpétuelles. Le mont Alahaie ,Aai\9 l’île Luçon, paraît atteindre fi 000 mètres d’altitude, le mont de Cristal , dans l'îlc de Bornéo, 2 500, et le pic de Ceram, dans les Moluques, 2 600.
Par le nom de *y*tèmc Siamois, nous désignons les montagnes qui couvrent la presqu’île d’ Indochine , l’île de Sumatra et quelques îles voisines. Ces montagnes partent , comme des rameaux transversaux , du système de l’Himalaya, et paraissent former cinq chaînes dirigées d’abord assez régulièrement du nord au sud, mais qui, ensuite fléchissent vers l’est. La plus occidentale de ces chaînes, entre le Brahmapoutre et l’Irawaddi, peut être considérée comme se prolongeant dans les îles Nicobar et dans celle de Sumatra, où se trouve le sommet que l’on croit être le point culminant du système, savoir : le Goumong- Kosumbra, haut de 4 674 mètres. On pourrait peut-être rapporter à cette chaîne les îles de Java, de Sumbava, de Flores, etc., qui viennent à la suite de Sumatra, mais qui se dirigent de l’ouet à l’est. Elles sont aussi très montueuses, et le Simourou , dans l’île de Java, paraît approcher de 4 000 mètres d’altitude.
Système des («huile*. — La péninsule de l’Hindoustan est, comme celle de l’Indochine, couverte de montagnes, mais qui, au lieu de se rattacher nu système de l’Himalaya , en sont séparées par une plaine ou grande vallée qui s’étend de l’Indus au golfe de Bengale. On distingue, dans ce massif, la chaîne de» Ghaltes occidentales, nommée dans le pays Syhadree, qui longe la côte occidentale de la péninsule, et qui paraît atteindre.au sud du Tapty, l’altitude d’environ 3 000 mètres. La côte orientale présente aussi des montagnes que l’on appelle Ghaltes orientales, mais qui atteignent tout au plus 1 000 mètres, et dont la contiguïté est souvent interrompue par de petites plaines ou de larges vallées. L’espace entre ces deux chaînes présente des plateaux sur
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lesquels s’élèvent des montagnes plus ou moins hautes. On y distingue, entre autres , les monts Xilgherries, dans la partie méridionale , qui atteignent l’altitude de 2 133 mètres. Au nord, la chute de ces plateaux vers la plaine porte principalement le nom de monts Vindhiah, et paraît ne pas dépasser 1 500 mètres. L’île de Ceylan, qui est une dépendance de ce système , est dominée par le pic d'Adam , qui s’élève à près de 1 000 mètres d'altitude.
Le système arabique, tel que nous l’entendons, se compose de montagnes qui partent de la chaîne du Tnurus, en prenant d’abord une direction du nord au sud, pour former, le long des côtes de Syrie, la chitine in Liban, que l’ou dit atteindre une altitude de plus de 4 500 mètres. Cette chaîne, arrivée au mont Sinaî, au nord de la mer Bouge, dont le point culminant a 2 746 mètres, fléchit un peu vers l’est en formant une côte escarpée le long de la mer Rouge, et se développe dans la presqu’île d'Arabie, qui est un plateau fort peu connu où l’on a indiqué une chaîne de montagnes dirigées de l’ouest à l’est, comme traversant le Nedged, c’est à dire au milieu de la péninsule.
Quoiqu’il y ait plusieurs portions de l’Asie dépourvues de cours d'eau , cette partie de la terre renferme beaucoup de grands fleuves : les uns, comme l’ Obi , 1 ’lenissei, la Lena, l’ Indighirkti , la Kolima, coulent du sud au nord dans l’océan Arctique; d’autres, comme VAnadgr, l’ Amour ou Saghalien, le lloangho ou Jlenve Jaune, Y Yang tse-Kiang, la rivière de Canton, coulent de l’ouest à l’est, et se jettent dans les dépendances de l’océan Pacifique, ainsi que le May-Kaug et le Ménam, qui coulent du nord au sud. L’océan Indien reçoit le Salouen , Y Iraicaddy , le Brahmapoutre , le Gange, le Mehenedi , le Godaeeri, la Krichna , le Cueeri, la Nerbedah, le Tapty, Y Indus ou Sind, le Chat-el-Arab. La mer Noire reçoit le Kisil-Irmak.
Parmi les affluents de ces fleuves, nous citerons Y Irtiche pour l’Oby, la Selinga, les Angara supérieure et inférieure, les Toungouska supérieure, moyenne et inférieure pour l’Ienissei , le Vïloui , le Tettim, YOlekma, Y Aidait pour la Lena, le Soongari pour le Saghalien; la Djemmah , la Gogra, la Cône, le Ko, si , la Tislach pour le Gange; le Setledge pour l’Indus; le Tigre et Y Euphrate pour le Chat-el-Arab, etc.
Outre ces cours d’eau qui se rendent dans l’océan, l’Asie renferme un grand nombre de bassins hydrographiques renfermés duns l’intérieur des terres. Parmi les principaux cours d’eau de ces bassins nous citerons YOxus ou .1, iiou ou Jjjihoun, l’ luxa rte ou sir Daria ou Si-Houn, Y lit, le Tarira ou Yarkund dans leTurkestan; le Cynts ou Kour dans la Caucasie.
Ces fleuves se rendent dans des lac» sans débouchés dont deux sont
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tellement étendus qu’on leur donne le nom de mer : ce sont la mer Caspienne et la mer d'Aral, vers les limites de l’Europe. Nous citerons aussi les lacs Balkachi, Issigoul, Lob-noor, Khoukounoor ou lac bleu, Tingri-noor ou Terkiri, Pâlie ou Jangbrok, Namur-noor, Zereh ou J fa in un dans le centre de l’Asie, les lacs de Van, d’Orminh, de Sebanga à l’ouest de la mer Caspienne. Quelques-uns de ces lacs sont à un niveau inférieur à celui de l’océan : telle est la mer Caspienne et surtout le lac Asphaltite ou mer Marte en Palestine. D’autres au contraire ont une altitude considérable : tels sont ceux de Van et d’Ormiah. Parmi les lacs qui versent leurs eaux dans l'océan, le plus important est le lac Baïkal en Sibérie, nous citerons aussi le Thou-thing et le Ployattg en Chine et le lac Dzaimng qui est traversé par l'Irtiche.
L’Asie peut être partagée en trois grandes division* s l’une au nord, l’autre nu milieu et la troisième au midi.
L 'Asie septentrionale est ordinairement considérée comme ne formant qu’une immense région connue sous le nom de Sibérie.
Nous divisons Y Asie médiane en onze régions, que nous désignons par les noms A’iles Kouriles, de Japon, de Corée, de Mandchourie, de Chine, de Tibet, de Mongolie, de Turkestan, de Perse, de Chaldarménie et à' Anatolie ou Asie Mineure (1).
Enfin Y Asie méridionale sc subdivise en quatre régions, savoir : V Arabie, l’ Hindoustan, Y Indochine et la Malaisie.