‹ Abrégé de géologieChapitre 22 sur 110 · OCÉANIE · texte numérisé non relu

OCÉANIE

australe, et entre le 110e degré de longitude orientale et le 117e degré de longitude occidentale : elle est baignée, au nord et à l’est, par l’océan Pacifique; au sud, par l’océan Antarctique; à l’ouest, par l’océan Indien, la mer de Lanchidol, et par les bras de l’océan Pacifique qui séparent la Nouvelle-Guinée des lies Moluques.

Elle se compose du continent de la Nouvelle-Hollande et d’un grand nombre d’îles qui, outre celles que nous considérons comme dépendantes de la Nouvelle-Hollande, peuvent être rangées dans les cinq archipels suivants; savoir: de la Nouvelle-Guinée, de Salomon, des Nouvelles- Hébrides, de la Nouvelle-Calédonie et de la Nouvelle-Zélande.

La terre principale de l’archipel de la Nouvelle-Guinée est la grande île du même nom, appelée aussi terre des Papous et Papouasie, dont l’étendue est de plus de 7 000 myriamètres carrés. On peut y annexer les îles Arrou, à l’ouest, et les îles de la Louisiade, à l’est.

Nous croyons pouvoir étendre le nom d'archipel de Salomon à une grande chaîne d’îles, dirigée du nord-ouest au sud-est et qui se compose des îles Salomon proprement dites ou terre des Arsacides ou Nouvelle- Géorgie, des i les de la Nouvelle-Bretagne, de la Nouvelle-Irlande, de V Amirauté, à l’ouest, et des lies de la Reine-Charlotte ou de Santa-Cruv, à l’est.

Les Nouvelles- nébrides ou archipel du Saint-Esprit ou de Quiros, forment, en quelque manière, la continuation de la chaîne de l’archipel de Salomon.

L’archipel de la Nouvelle-Calédonie, un peu plus au sud, se compose de l’îlc de ce nom, qui est assez importante, et de quelques petites îles plus ou moins éloignées.

L’archipel de la Nouvelle-Zélande est principalement formé par deux grandes îles : celle d’ Eaheinomauice et celle de Tavaî poenammou. On peut rapporter à cet archipel les petites îles de Kermandec, au nord ; de Broughton ou de Chatham, à l’est; d' Antipodes, d 'Auckland et de Macquari, au sud.

Quant à la Nouvelle- Hollande, aussi nommée Notasie ou Australie propre, son étendue est d’environ 76 000 myriamètres carrés; mais elle est encore fort peu connue, attendu que les peuples civilisés n’ont presque pas pénétré dans son intérieur, lequel renferme beaucoup de déserts privés d’eau douce. Nous nous bornerons à dire que l’on a observé dans la partie sud-est, une série de montagnes auxquelles on a donné, en allant du nord au sud, les noms de montagnes Bleues, Alpes australes, Pyrénées australes et Grampians du sud. Le Statcittc-Hill, dans la première de ces divisions, a 1 982, et le ment William , dans la

GÉOGRAPHIE

dernière, a un peu moins de 1 400 mètres d’altitude. Sur la côte occidentale, il y a une cime qui paraît atteindre plus de 3 000 mètres, c’est le pic près de la rivière des Cygnes. Les grands cours d’eau semblent être très rares dans ce continent, du moins on en a peu remarqué le long des côtes. Le plus considérable de ceux connus jusqu’à présent est le Murray, qui arrose la partie sud-est.

Il y a aussi dans le milieu de la partie méridionale de très grands lacs parmi lesquels nous citerons le lac Torrens, le lac Gairdner, le grand lac Salé.

La principale des îles que nous considérons comme dépendance de la Nouvelle-Hollande , est celle de Van JAemen ou Tasmanie, au sud du continent, qui présente une cime, le mont Wellington, haute de 1 524 mètres.

Les terres que nous désignons, d’après Grœberg de llemsœ, sous le nom d'Anlarclie, sont situées au sud du 00e degré de latitude australe. On n’y connaît encore que quelques petites îles et quelques portions de côtes, presque toujours embarrassées de glaces, qui paraissent appartenir soit à de grands archipels, soit à un petit continent qui pourrait avoir une étendue analogue à celle de la Nouvelle-Hollande.

Ces terres forment trois groupes qui sont respectivement placés au sud de l’Australie, de l’Afrique et de l’Amérique. Le premier se compose de terres qui ont été successivement découvertes sous les noms de Sairina, de Balleny, <T Adélie, de Victoria, et que l’on a aussi désignées sous le nom collectif de terres de Wilkes; on y a reconnu des montagnes très élevées, notamment le mont Erèbe qui a plus de 4 000 mètres d’altitude. Le second groupe, qui se prolonge, comme le premier, sous le cercle polaire, comprend les terres d' Enderly et de Kemps. Le troisième renferme les terres de la Trinité ou de Louis- Philippe , de Palmer, de Graiain et cT Alexandre Ier, que l’on désigne quelquefois par le nom collectif de terre de Gerrits. On y trouve aussi Vile de Pierre 1er, les f les Biscoe, comprenant entre autres Vile Adélaïde et Vile Pilt, les Schellund australes, petites îles environnées de rochers, les Orcades australes ou Poteel qui sont aussi de petites îles montucuses, etc.

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