‹ Abrégé de géologieChapitre 26 sur 110 · CLASSIFICATION PES MINÉRAUX · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION PES MINÉRAUX

tions, dont nous avons exposé ailleurs les motifs, et qui consistent à ne point prendre égard, pour ce premier classement, à l’oxygène ni à l’eau, de ranger par l’élément électro-négatif quelques substances formées par la combinaison d’un acide métallique avec une terre, et enfin de laisser parmi les koophylites quelques substances dans lesquelles des métaux proprement dits jouent, comme éléments de troisième ordre, uu rôle tout à fait secondaire.

Il résulte de l’application de ces diverses règles que, parmi les familles dont le corps dénominateur n’a pas encore été trouvé à l’état simple, il y en a plusieurs dans lesquels nous n’inscrivons aucune espèce; mais nous les laissons figurer dans le tableau pour présenter l’ensemble du système.

Nous nvons subdivisé les familles en genres et sous-genres déterminés par la nature des éléments et en leur donnant des noms dérivés de la nomenclature chimique; mais la différence du principe de classification suivi dans les deux classes est cause que les genres n’y ont pas la même valeur, et que les genres de métallitcs correspondent souvent aux sous-genres de kouphylites.

L' établissement des espèces est, en général, aux yeux des naturalistes d’une importance beaucoup plus grande que celle des autres groupes; aussi se sont-ils attachés à donner à cet égard des règles qu’ils ont souvent présentées comme des lois immuables de la nature. Mais le peu d’accord qui règne dans les définitions admises à ce sujet porterait à croire que si la nature a effectivement limité les rapports d’espèces à espèces d’une manière plus tranchée que ceux des Riitrcs groupes, les hommes ne sont pas encore parvenus à connaître les lois qui dirigent cette délimitation. Du reste, parmi les diverses définitions de l’espèce minérale, nous avons choisi celle qui ne voit d’espèce certaine que dans la réunion des minéraux de même nature dont les formes cristallines appartiennent à un meme système cristallin ; entendant par même nature, pour ce qui regarde les combinaisons, la réunion des mômes éléments dans les mêmes proportions, et ne considérant comme combinaisons que les corps dont les éléments se trouvent unis dans les proportions admises par le système atomique. Mais l’ignorance où nous sommes des formes cristallines de plusieurs substances, et la manière dont beaucoup de principes étrangers aux éléments essentiels d’une combinaison s’y introduisent, soit par voie de mélange, soit par substitution, sont cause qu’il existe une grande quantité de substances minérales qui échappent à la définition de l’espèce, et qui peuvent être rangées dans quatre catégories de la manière suivante.

MINÉRALOGIE

La première sc compose de celles de ces substances que l’on fait figurer dans la série des roches , et comme elles seront classées et décrites dans le chapitre suivant , nous pouvons nous dispenser de les faire figurer dans la série des minéraux.

la» seconde comprend les substances qui paraissent devoir former une espèce, mais qui ne sont pas encore assez connues pour qu’on puisse l’affirmer, et certains mélanges que l’on est dans l'habitude de considérer comme des espèces. Or, afin de ne pas rompre les rapports naturels de ces substances et de ne pas rendre notre série des minéraux trop incomplète, nous les inscrivons sur notre tableau en les considérant comme espèces douteuses et en faisant précéder leur nom d’un point de doute?

La troisième catégorie comprend les mélanges intimes qui ne rentrent pas dans les deux catégories précédentes, ainsi que les minéraux que l’on croit pouvoir leur assimiler et ceux dont la composition, appartenant à des combinaisons d’un ordre élevé, est modifiée par la substitution d’un élément peu important. Nous pensons qu’il y a lieu de rapprocher toutes ces substances des espèces qui peuvent être considérées comme leur type, soit sous la forme d’appendice, soit comme sous-espèce ou variété.

Il reste, pour former la dernière catégorie, les mélanges mécaniques qui ne se rangent pas dans la série des roches; mais la minéralogie n’y voit qu’un mode de gisement des minéraux qui composent ces associations.

Nous avons pris pour point de départ de la dénomination des espèces celles suivies par Beudant, et lorsqu’il n’existait pas de dénominations univoques, nous nous sommes servi , autant que possible, des dénominations binômes des chimistes, surtout de Berzelius.

Nous exprimerons les subdivisions de l’espèce par les dénominations de sous-espèce» et de variétés en prenant pour point de départ l’usage, plutôt que la préteution de donner toujours la même valeur à la même dénomination. Toutefois nous n’admettons de sous-espèces qu’autant qu’on puisse les établir de manière à embrasser toutes les subdivisions de l’espèce, de sorte que tout minéral qui appartient à une sous-cspcce sc trouve exclu des autres sous-espèces , tandis que les variétés sont déterminées par des caractères qui s’associent plus ou moins entre eux. C’est ainsi, par exemple, que les variétés cristallisées d’un minéral peuvent appartenir, les unes aux variétés vertes, les autres aux variétés rouges de ce même minéral. Il y a cependant des cas où certains minéraux présentent un ensemble de caractères qui excluent les autres parties de l’espèce, et qui cependant ne peuvent pas être réputés sous-espèces, soit parce qu’ils représentent déjà une subdivision de sous-espèce, soit

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