‹ Abrégé de géologieChapitre 31 sur 110 · oxydes Eau J salue · texte numérisé non relu

oxydes Eau J salue

i minérale.

L’hydrogène est, comme le nitrogène, un corps très répandu dans la nature et qui, de même, ne se combine qu’avec un très petit nombre d’autres corps, mais dont la combinaison avec l’oxygène, c’est à dire l’eau, entre, ninsi qu'on l’a vu par les tableaux précédents, dans la composition d’un grand nombre de minéraux.

L’hydrogène ou air inflammable est un gaz très léger et éminemment inflammable, qui ne devrait peut-être pas figurer dans cette série, car il n’est pas certain qu’il se rencontre naturellement pur, étant presque toujours mélangé de carbure d’hydrogène et se confondant ainsi avec le grisou, dont il sera parlé ci-après.

L’rnn est, au contraire, une des combinaisons les plus abondantes de la nature et se présente sous les états liquide, solide et gazeux ; dans ce dernier cas, on lui donne le nom de vapeur, taudis que l’eau solide est

TABLEAUX DES MINÉRAUX

appelée glace ou neige, selon sa texture. L’eau considérée dans son état normal est composée de 0.S89 d’oxygène et de 0.111 d’hydrogène; mais elle est ordinairement mélangée de matières étrangères. La vapeur, la neige et la glace sont plus pures, parce que les matières étrangères se séparent de l’eau lorsqu’elle se vaporise ou se solidifie. La congélation de l'eau a lieu à quelques degrés au-dessous du zéro du thermomètre, et sa liquéfaction n'a lieu qu’au-dessus de ce zéro. Quand la congélation est complète, la glace présente une masse compacte; mais quand elle commence, la glace forme des prismes hexaèdres qui paraissent dérivés d’un rhomboèdre. On peut diviser les eaux en trois modifications principales, que l’on désigne par les dénominations fort impropres d'eau douce, d'eau salée et d'eau minérale.

L’eau douce n’a ni les saveurs salée, amère, alcaline, métallique ou acide, ni l’odeur hépatique qui caractérise les autres eaux. On peut y distinguer Veau de pluie, Veau de neige, Veau de fontaine. Veau de puits. Veau de rivière, Veau de marais. Les deux premières sont les plus pures et ne contiennent ordinairement d’autres principes étrangers que de l’air. h’ eau de fontaine et Veau de puits tiennent presque toujours en dissolution quelques matières étrangères, notamment de l’ncidc carbonique et du carbonate calcique, dans des proportions qui varient selon les lieux et la nature du sol. Ces principes se retrouvent aussi, mais en plus petite quantité, dans l’eau de rivière, qui contient ordinairement en suspension des matières terreuses qui troublent sa limpidité. Quant à Veau de marais, elle est ordinairement chargée de débris de matières organiques qui lui donnent une teinte noirâtre, quelquefois rougeâtre.

L’eau salée doit son nom à la saveur que lui communique le chlorure sodique ou selmarin qui s’y trouve en dissolution. On peut y distinguer Veau de mer et l’eau des sources salées.

L 'eau de mer contient, outre le chlorure sodique, des chlorures calcique et magnésique, du sulfate calcique, ainsi que de très petites quantités de bromures et d’iodurcs sodiques et magnésiques. On y a aussi reconnu de l’acide carbonique, du carbonate calcique, du sulfate potassique, etc.; elle a une saveur amère que l’on attribue au chlorure magnésique, et sur les côtes elle a une odeur désagréable qui vient probablement des débris de matières organiques qu’elle contient. La salure de l'eau de mer varie scion les localités, elle est plus considérable dans la pleine mer que dans les golfes ou dans les mers intérieures qui reçoivent des cours d’tau douce, aussi sa densité varie de 1.0285 à 1.0006.

L 'eau des sources salées a beaucoup de rapports avec l’eau de mer, mais elle a une composition beaucoup plus variée, chaque source présen-

MINÉRALOGIE

tant pour ainsi dire des différences sous le rapport de la quantité et sous celui de la nature des matières qui sont dissoutes dans l’eau. Il y a de ces eaux qui contiennent jusqu’à vingt centièmes de leur poids en sels, mais on considère encore comme sources salées des eaux qui n’en contiennent que deux centièmes et on en extrait du sel.

Les eaux minérales, que l’on a proposé d’appeler eaux médicinale », parce que l’on en fait usage en médecine, se distinguent des eaux douces, parce qu’elles ont une saveur et une odeur plus prononcée, et des eaux salées, parce que cc n’est pas au chlorure sodique qu’elles doivent leur saveur principale. On y distingue trois groupes que l’on désigne par les dénominations d’eaux salines, acidulés et sulfureuses. Ou les divise aussi en eaux froides et en eaux chaudes ou thermales, selon que leur température est analogue ou supérieure à celle des sources ordinaires

Les eaux salines ne diffèrent pour ainsi dire des sources salées que parce que le chlorure sodique n’y a pas la même prédominance sur les autres sels.

Les eaux acidulés doivent leur dénomination à un excès d’acide carbonique qui souvent leur communique une saveur agréable ; mais elles contiennent en outre la plupart des sels que l’on trouve dans les eaux salines. Beaucoup d’entre elles contiennent du carbonate ferrique et alors on leur donne l’épithète de ferrugineuses.

Les eaux sulfureuses doivent leur dénomination et leurs propriétés particulières à la présence de l’acide sulfhydrique qui leur donne une odeur plus ou moins forte. On y trouve aussi plusieurs sels et, à ce qu’il paraît, des sulfures alcalins. Ces eaux sont presque toujours thermales et atteignent quelquefois la température de l'eau bouillante.

11° Famille. — Carbonlde».

Substances susceptibles de donner de l’acide carbonique par la combustion ou par l’action des acides les plus forts, ou étant de l’acidc carbonique, corps qui a la propriété de précipiter l’eau de chaux.

l*r Genre. Carbonidcs simples

i ( t Diamant.

I ? Graphite.

2* — — hydriques ....

. . ? Grisou.

3’ — — oxydes

. . Acide carbonique.

/ magnésiques . .

t i Giobcrlite.

1 magnésiu-calciques

. . 4 t Dolomie.

carbonates ) calr‘9uc‘ • . - •

i 4 t Calcaire.

‘ { 3 f Aragonite.

f strontiques . . .

. . 3 t Strunlianite.

f barytiques . . .

. . 3 t NV il hérite.

\ baryto-calciques .

. . !i t Barytoculcilc.

ügüized.bjtXJiqqgfc

TAItLEAL’X DES MINÉRAUX.

5- Genre. Carbonldes ( calcio-sodiques . . . carbonate-hydrates. I sodiqtic^ . ... .

t’ Genre. Carkonides incitâtes

7* Genre. Carbonides homohiaires

résineux

cireux

bitumineux

charbonneux

fumiéreux

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