TERRA I NS SF.COX HA I R ES
Fig. 72. Aoimnnilfs Rnlhomagrasi», Lmk. Fig. 7 $. Sophiln rrpalis, Lmk.
Fii). 71 Torrolilrs costalus. Lmk.
Fig. 71». Oslrea (Gnpliw) colaaba, Lmk.
Dans le sud-est les roches argileuses sont plus communes et renferment des dépôts d’ocre qui sont exploites dans diverses localités de la Puy&aie (1).
(I) J'avais cité, dans mes éditions antérieures, l’ocre de la Puysaie comme inférieure aux marnes argileuses du Perthois, mais Ai. Raulin a fait voir, depuis lors {Huit. de la Soc. Géol., 1851, IX, 25), que ce dépôt leur est supérieur. L’erreur provient de ce que les marnes manquent dans la Puysaie.
r.fcor.xosiE,
Sur la bordure nord-est du massif crétacé, aux confins de la Champagne, l'argilite, connue dans le pays sous le nom de Gaize, donne un caractère particulier à la petite coutrée de VArgonne.
La marne argileuse bleuâtre détermine aussi le long de la craie de Champagne, entre l’Argoune et la Puysaie , l’existence de la vallée ou plaiue du l’erlhois, remarquable par sa fertilité (1). Cette marne est très employée pour la fabrication des tuiles, d’où M. Leymerie la nomme Argile légitime; on la désigne souvent aussi par le nom anglais de Gaull. Elle renferme quelquefois du calcaire argileux en roguons, du gypse en cristaux imparfaits et de l’oligiste rouge en petites plaques.
ri,, a, Aiuosil» unnillilBS s( hlol. Fij. 77. laecerainas rcorentricas, Parkinson.
Les marnes du Perthois se lient intimement avec des salles et des grès de couleur .verte qui sont notamment très bien prononcés à Montiéramey, département de l’Aube. Ces sables renferment les mêmes fossiles que les marnes du Perthois, mais ils reposent sur des argiles d’un gris foncé caractérisées par la présence de grandes huîtres ou par des plicatules (2).
fig. 7 S. IKItm II r- [il jj : ,ii|nil.i, fjrjl . (SiouilJ, Soie.)
(i) On pourrait dire, à la rigueur, que la vallée du Perthois appartient aux dépôts quaternaire* ou alluviens plutôt qu'à la marne crétacée; mai», outre que ces dépôts n’y forment en général qu’une pellicule très mince, il est à remarquer que celte pellicule, qui repose sur un puissant dépôt de marne, est elle-même principalement formée aux dépens de celle-ci.
(3) J’avais, dans l’édition de iSo3, suivi l’opiniou des auteurs qui rangent les argiles à Oalrca
TERRAINS SECONDAIRES
Fif. 79. l'Iifalitlj rarlinla, /.ni A*.
L'étage inférieur, plus connu sous le nom de néocomien, est peu développé dans le bassin île Paris, du moins tel que nous le restreignons (1). 11 est cependant bien prononcé sur la bordure orientale du massif crétacé, entre la Seine et la Marne où il sépare l’étage moyen du terrain jurassique. Ou peut y distinguer trois systèmes principaux caractérisés par de la limonite, par du calcaire et par des sables.
La limonite forme une couche puissante qui alimente les nombreux établissements métallurgiques des environs de Saint-Di:ier. Sa texture est oolitique et elle donne du fer d’excellente qualité. Elle passe à l’ocre ainsi qu’à la sanguine et elle est accompagnée de grès et d’argile bigarrées. Le tout repose sur une puissante assise d’argile grise passant au jaunâtre contenant des cristaux de gypse et beaucoup d’huîtres.
lij. Ml. (btrea Irimrrii, /v»/i.
Le calmire est ordinairement compacte et jaunâtre; on l’emploie comme pierre à bâtir, notamment aux environs de l'andeurre. Il est
n qnila et à plicalula rudiula dans l'étage néocomien, mais je crois pr (érable dVn revenir à l'opinion do MM. Cornucl, Lcvmerie, Haulin, etc., qui les placent dans le même groupe'que les sables et les marnes qui leur sont super|iosês.
(i) Voir la noie précédente.
CÊOCNOSIE.
caractérisé parla présence de V Ërhinnxpatagus cordiformis de Breynius ou Spatangus relntut de Lamark, d’où il a été appelé rab-aire à xpntnngnes. Il alterne, surtout dans sa partie inférieure, avec des marnes bleues.
Fig. 8Î. Echiimpaligus endifomà, nreynius (Spalangas relosus iniA'.).
Les tables qui sont assez développés dans les environs de Vastg , sont ordinairement ferrugineux et passent nu grés, ainsi qu'à une limonite en fragments géodiques, et reposent sur une marne nrgilcusc noirâtre.
Il existe aussi un grand dépôt de terrain créliiré daus le sud-est de IMnglelerre. Il ressemble beaucoup à celui du bassin de Paris, dont il n’est séparé que par la Manche, tandis que du côté opposé il s’appuie de même sur le terrain jurassique, cf que, dans le milieu, il est recouvert par le massif tertiaire de Londres.
•Fig. Ni. l'ainptM (l’Wjihmïa) ir-rn.ir <i«, ?.. ‘jnvrir.
TERRAINS SECONDAIRES
On n’y a point observé de dcpôt9 intermédiaires entre le terrain éocène et la craie blanche. Celle-ci y est très bien prononcée et passe, dans sa partie inférieure, à de la craie marneuse ou craie grise, et à de la craie chloriUe ou craie verte, laquelle est suivie de sables ordinairement colorés en vert par de la chloritc, d’où on les a appelés upper greensand. On les a aussi nommés système du malin, d’après le nom que l'on donne dans le pays à une variété de maciguo qui les accompagne, et que l’on désigne d’autres fois par le nom de Jirestone, parce qu’elle est recherchée pour les constructions qui doivent résister nu feu. Ces sables sont suivis par une marne argileuse d’un gris bleuâtre ou gris noirâtre, rude au toucher, passant à l’argile et au sable, que l’on nomme gault ou gall , au dessous de laquelle on trouve une nouvelle assise sableuse nommée shanklin sand ou louer greensand. La partie supérieure de cette assise est ordinairement composée de sables ferrugineux renfermant de la limonite et des silex ; sa partie inférieure est principalement composée de sable vert passant à un grès verdâtre et renfermant des rognons de calcaire bleuâtre.
Dans la partie sud-ouest du massif, des dépôts d’argile et de sable, inférieurs à ceux que nous venons d’indiquer, s’élèvent en forme de voûte, et déterminent l’existence d’une contrée boisée connue sous le nom de ff'eald.
"L'argile ou ff'eald clay est grise ou d’un bleu noirâtre, schistoïde; elle devient sableuse dans sa partie inférieure et renferme quelquefois de petits bancs de lumachelle; ses fossiles sont des cypris, des paludines, des mulettes, des cyclades et d’autres coquilles d’eau douce, ainsi que des restes d’animaux vertébrés, quelques huîtres et quelques moules; elle renferme des bancs subordonnés d’un calcaire que l’on emploie sous le nom de marbre de S tisser, et qui est remarquable par les nombreuses paludines qui se dessinent en blanc sur un fond gris foncé.
GÊOCNOSIE.
Le Mile ou Husting s saud est ordinairement ferrugineux, d’où on l’appelle aussi iroti saud. 11 passe au grès, soit ferrugineux, soit calcarifère, et renferme en outre des lits d’argiles grises ou rouges, et des marnes ainsi que des bancs de lumachelle. Le grès est souvent appelé TilgaCe ’* Ms, du nom d’une forêt qui est son principal gîte; les fossiles sont à peu près les mêmes que ceux du Weald clay, Les restes d’animaux vertébrés y sont plus faciles à déterminer, et l’on y a notamment reconnu les énormes reptiles nommés mégalosaure et iguanodon, ainsi que d’autres débris appartenant aux genres hiléosaurc, plésiosaure, émyde, trionyx, plusieurs poissons et des végétaux.
Le lorrain crolaoô forme en Saxo cl on Bohême deux associations principales où dominent respectivement le calcaire et le grès. La première a été nommée planerkatk, et la seconde quadersandstein ; mais on a reconnu, dans ces derniers temps, qu’il y a quelquefois de ces grès au dessus du calcaire.
Le plteuerkalk est un calcaire ordinairement de couleur blanche qui a plus de ténacité que la craie et qui passe au calcaire compacte; sa stratification est ordinairement horizontale, mais elle est quelquefois inclinée et irrégulière dans le voisinage des roches primordiales. Il est parfois pur, mais d’autres fois il est plus ou moins mélangé de silice et d’alumine et passe à une roche blanche compacte ou grenue qu’à la vue on prendrait pour du calcaire, mais qui ne contient plus de carbonate calcique.
Le quadersandstein , ou gTès propre à faire des carreaux, dénomination industrielle qui a donné lieu à beaucoup de confusion et que Ilumboldt a remplacée par celle de grès de Kœnigstein , est un grès généralement blanchâtre et assez pur qui devient quelquefois un peu argileux; ses grains sont très fins , en quelques endroits il est friable et se réduit en sable; dans d’autres il est très cohérent et donne d’excellentes pierres de taille. Cette roche est ordinairement en couches horizontales souvent très épaisses, et traversées par un grand nombre de fissures qui coupent les joints de stratification à angle droit; elle forme, le long des vallées, des escarpements semblables à des murailles, et qui donnent à la contrée un aspect d’autant plus pittoresque que des fentes verticales fout quelquefois prendre à la masse de grès l’apparence de colonnes rangées à côté les unes des autres; c’est notamment ce qui a lieu à Adersbach en Bohême , où l’on voit des colonnes de près de cent mètres s'élever, comme par uu effet de l’art, au milieu d’une belle prairie. Du reste, quand on examine ces colonnes , ou reconnaît qu’elles sont formées de tronçons posés horizontalement et qui correspondent aux différentes
TERRAINS SECONDAIRES
couches qui composent Ses massifs voisins. Ce système renferme quelquefois de petits bancs de calcaire , de marne, d’argile , de limonitc et de lignite.
Les fossiles ne sont pas très abondants dans les dépôts crétacés de Saxe et de Bohème; on les considère comme annonçant l’étage moyen.
Le terrain crétacé du Jura appartient exclusivement à l’étage inférieur, et c’est de la qu’est venu le nom de N/ocoinicn , tiré de la ville de Neufchâtel en Suisse. Il y est en général resserré dans les vallées et quoique ses couches soient plus ou moins inclinées, ainsi que celles du terrain jurassique sur lequel il s’appuie, il n’atteint pas les hautes sommités.
M. Mareou (1) y distingue 8 systèmes qu’il distribue duns trois groupes, savoir : deux dans le groupe supérieur et 3 dans chacun des deux autres. Ces 8 groupes sont :
1“ Le calcaire de Noirvaux qui est très cohérent, ordinairement compacte, quelquefois oolitique, de couleur blanche et qui renferme entre autres fossiles la Chaîna ammonia et la Radiolite» neocomiemi» .
Fij. 85. Radiatilrs B'ornuira&U, il Or b. Fig. 86. Huua amniaai.t, liuldf
2° Les roche» de Mann-mont qui consistent dans des marnes jaunâtres et dans un calcaire jaune oolitique passant au bréchiformu. Les fossiles y sont nombreux, ou y trouve entre autres le Toxaster couloni, la Chanta Muhoisii, la Jouira atata.
U) Dit», univ. de Geut’H', IS59.
GÉOCNOSIE.
3° Le calcaire jaune de Neiifchdlel qui a fourni les belles pierres de taille dont cette ville est bâtie et qui forme une assise importante.
4» Les roches de V Écluse qui sont composées d’un calcaire jaunâtre avec des taches colorées en vert pur la chlorite et contenant des rognons de Silex. On y trouve la Rhynchonelb dey cessa, le Pecten collaldinus, etc.
5“ Les marnes iTHauterive qui sont d’un bleu grisâtre et qui renferment beaucoup de fossiles, notamment Y Êclûimpalagus cor d if or mis et YOstrea couloni.
fij. ST. Usina (grjfkar») tosloni, Defr .
G0 La limonile de MRabief qui est plutôt un calcaire ferrugineux rougeâtre qu’une véritable limonite, mais qui cependant est quelquefois exploitée comme minerai de fer et passe d’autres fois à la marne. On y trouve beaucoup de reptiles et de poissons.
7" Le calcaire de Sa inte-Croix ou tYAnberson est compacte, d’un gris clair passant au blanc et forme une pubsante assise caractérisée par le Toxaslrr Campichei et le Strombus Sautieri.
8° Enfin les marnes de Villars, qui sont d’un gris foncé, alternent dans la partie supérieure avec des couches minces de calcaires argileux et dans la partie inférieure avec quelques lits colorés en noir par des matières charbonneuses, on y trouve aussi quelquefois de petits amas de gypse. Leurs fossiles sont des coquilles d’eau douce, tels que plauorbes, physes, paludines, eyclades et anodontes.
Le lerrnln crétacé des Alpes suisses diffère beaucoup de ceux dont nous veuous de parler. Il forme des montagnes de plus de 3000 mètres d'altitude, composées de calcaires noirs ou gris traversés par des veines cristallines de macigno tenace, de calschistes et d’autres roches de couleur ordinairement foncée, en couches relevées sous toutes sortes d’angles et fortement contournées et plissées. Il se lie si intimement avec le terrain tertiaire d’un côté, et avec le terrain jurassique de l’autre, que la ligne de démarcation est très difficile à tirer; toutefois nous considérons comme lui appartenant les quatre
TERRAINS SECONDAIRES
systèmes que M. Studer (1) distingue sous les noms de calcaire de Seuen, de calcaire à hippurilea, de couches à inocérames, de calcaire» et schisUs noirs à spatangues.
Le calcaire de Seicen est très développé dans les cantons d’Appenzell et de Schwitz, mais il paraît manquer dans les contrées plus occidentales; il est principalement composé d’un calcaire compacte, quelquefois schistoïde, d’un gris tacheté de noir passant parfois au rougeâtre, renfermant des feuillets ondulés de calschiste et dépourvu de débris organiques.
Le calcaire à hippurilea en renferme au contraire beaucoup, mais qui sont en général fort altérés. M. Studer y a reconnu l 'Hippvritea Blumenbachii, 1 ’Oslrea carinata, la Chaîna ammonia, et une grande coquille voisine des tornatelles. Ce calcaire est d’un gris brunâtre, sa cassure est écailleuse et il forme d’immenses rochers creusés par des cavités dans lesquelles les eaux s’engouffrent.
Le système à inocérames est formé d’un macigno tenace à grain très fin, vert noirâtre à l’intérieur, brun rougeâtre à l’extérieur, et caractérisé par la présence d’une grande quantité de fossiles où l’on distingue, entre autres, les lnoceramvs concentricus et siilcalus, X Ammonites suhcristalus , la Turrilites Bergeri, les Trochus Bergeri et cirroïdes, le Cassis arellana, le Micraster minimes,
Enfin le système le plus inférieur est formé d’un calcaire noir ou gris foncé, en couches peu épaisses passant au calschiste et au macigno schistoïde; on y trouve beaucoup de fossiles, notamment V Echinospatagrn cordiformis qui est le plus généralement répandu; on y cite aussi les Oslrea aquila, cornu-arielis, auricularis, carinata, etc.
2e Sous-ordre. — Terrain Jurn.xslque (2).
Caractères généraux, — Nous avons déjà fait connaître les caractères paléontologiques du terrain jurassique, p. 206, mais nous ne pouvons pas indiquer de caractères minéralogiques distinctifs , car nous n’oserions donner comme tel la circonstance que l’on n’y a pas encore trouvé de craie. Du reste, on remarque dans le terrain jurassique, comme
(I) Mèm. do la Soc. Géologique do Franco, 111, 3St.
(f) Ce groupe est ordinairement désigné dans la géognosie anglaise sons le nom tVoolitc, parce qne la lestnro oolitique y est très commune en Angleterre. Je préfère la dénomination géographique plus usitée en France et en Allemagne, laquelle lire son origine de ce que ce terrain joue un rôle important dans la composition du Jura.
GÉOCNOSIE.
dans la plupart des autres terrains neptuniens, cette propriété que celui qui existe dans les contrées basses présente ordinairement une stratification horizontale, des calcaires grenus, des argiles délnyablcs et des sables meubles; tandis que celui des montagnes offre plus communément des couches inclinées ou contournées, des calcaires compactes ou snccharoïdes , des schistes cohérents, des quartzites ou des macignos tenaces.
Division on rtages. — On divise assez ordinairement le terrain jurassique en quatre étages, que nous désignons par les épithètes de portlandien , à'oxfordien, de bathonien et de lia ni que, qui tirent respectivement leur origine de l’île de Portland, des villes d’Oxford et de Bath en Angleterre, et du nom de lias, que les carriers anglais donnent à un système particulier de calcaire argileux (1).
Le lorrain jurassique do l'Angleterre étant le premier qui ait été décrit avec soin, et ses membres ayant été généralement pris pour termes de comparaison avec ceux dc3 autres contrées , nous allons en donner une idée sommaire. Ce dépôt forme une bande dirigée du nord au sud, qui s’élève de dessous le terrain crétacé, et qui s’appuie sur les terrains plus anciens qui régnent à l’ouest. Les quatre étages s’y trouvent très bien prononcés , et divisent la bande principale en quatre autres bandes à peu près parallèles , mais plus ou moins interrompues.
L’élnge portlandien, tel que nous le limitons maintenant, est composé de cinq systèmes qui correspondent aux dépôts nommés dans la géognosie anglaise Purbeck Limestone, Portland Slone, Portland Sand, Kimmeridge Clmj.
Le calcaire de Purbeck ne se trouve que dans le sud-ouest de l’Angleterre en lambeaux fort peu étendus mais fort épais ; il est ordinairement gris et compacte, mais il devient parfois si coquillier qu’il passe à la lumachellc. On l’emploie comme pierre à bâtir et quelquefois comme marbre; ses assises sont souvent séparées par des lits argileux. Ce système renferme beaucoup de fossiles consistant principalement en coquilles d’eau douce des genres cypris, paludine, physe, lymnée, cyclade, etc., mais il y a aussi des assises qui contiennent des coquilles
(I) Le* Iroi* premiers «le ces étapes correspondent au\ trois divisions qui sont habituellement désignées dans la géologie anglaise par les noms d 'Upper oolitc, MitUlic oolite et Lower oolite. D’un autre, côté, A. d’Orbigny, qui a conservé mes quatre dénominations ci-dessus, a restreint considérablement le* limites que je leur avais attribuées, de manière que mon étage PnrtUindien contient en outre son étage Kimmerirtien ; mon étage Oxforditn : ses étages Corallien et Caüovien ; mon étage Batliunien : son étage Dajocien et mon étage Liasique : scs étages Toarcien et Sinénurien.
TERRAINS SECONDAIRES
marines. Tel est notammment le lit dit de cendres ( cinder bed) qui renferme une immense quantité ù'Ostrea distorta. Un autre lit dit de botte (dirl bed) composé d’une terre noirâtre imprégnée de lignite est remarquable par les débris de végétaux qui s’y trouvent et parmi lesquels on voit des troncs et des racines qui sont encore dans leur position originaire. Enfin ce système est remarquable parce que l’on y a découvert, en 1854, des mâchoires d’un petit mammifère insectivore auquel M. Owen a donné le nom de Spalacotherium et qui appartient peut-être à la sous-classe des monodelphes.
Fij. 88. Pkisi Bri'to’ii, /;. fhrhcs. Fig. 8(1. blmliia suinitnaiv .Vont.
Le calcaire de Portland a ordinairement la texture oolitique et une couleur d’un blanc jaunâtre, il donne de bonnes pierres de construction. Il est peu étendu et ne se trouve que dnns le sud de l’Angleterre, de même que le Sable de. Portland sur lequel il repose. Celui-ci passé quelquefois au macigno. Parmi les fossiles de ces deux systèmes nous citerons la Trigonia gibbosa et le Cardinm dmimile pour le calcaire et 1 ’Oslrea expansa pour le sable.
Fij. (10. Trigoniajgibtwia, Noir. Fig. 91. CaniicB dissimi |r. Noir.
6ÉOCNOSIK.
Fig. 9!. Ostrci «îpuiu, Soir.
L’argile de Klmmeridge est plus souvent une marne qu'une argile pure, sa couleur est ordinairement grise passant quelquefois au noir, ce qui est dû a du lignite qui l’imprégne et qui dans certaines localités devient assez abondant pour (pic la roche puisse être employée comme combustible. Dans sa partie inférieure elle devient souvent sableuse, renferme des bancs de calcaire argileux et se lie ainsi avec l’oolite d’Oxford. Elle est ordinairement caractérisée par une grande quantité d’huîtres, surtout à’Ostrea Virgula.
Fig. 93. Oslru (Eingira) lirguli. Go/df. Fig. 9t. Oslru ilclloidn, Soir.
L'étage oxfordlen présente dans sa partie supérieure des assises ’ de calcaire, dont la texture, fort variable, est quelquefois oolitique, on l’appelle alors Oxford oolite ; souvent fragmentaire et renfermant une immense quantité de polypiers, on le nomme alors coral rag.
Fig. 93. Ostrn grrgirin, Sow. Fig. 96. Th«os«ilu moulins, Eilw. et Hat.
TERRAINS SECONDAIRES