SC
CÊOGXOSIE.
Le second système est encore moins développé et n’est connu (pie par nn petit dépôt de tuffeau jaunâtre qui existe à Cipltj près de Mons en Hainaut où il renferme une immense quantité de fossiles (1).
Le troisième système ou craie blanche forme au contraire un vaste et puissant dépôt qui s’étend sur presque toute la partie septentrionale du massif crétacé du bassin de Paris; mais il y est, ainsi que nous l’avons déjà dit, ordinairement recouvert par des dépôts tertiaires et quaternaires. Cependant il existe, en Champagne, une grande bande où la craie est presque à nu et détermine l’existence d'une contrée très aride. Cette craie présente, du moins dans sa partie supérieure, les propriétés qui caractérisent cette variété de calcaire, c’est à dire d’être propre à faire des crayons, du blanc pour la peinture et de la chaux, ainsi que de renfermer des silex pyromaques noirs dont la quantité varie selon les lieux. Elle est quelquefois assez cohérente pour être employée comme pierre à bâtir, telle est celle de C'aumont près de Rouen.
Fig. fifi. Relemniie? VncraoatHs, ScfiKtt b coupe montrant la structure intérieure.
Fig. Ii7. Oslrea YoiieiUris, Lmk.
(I) Je ne parlo ici du tuffeau de Ciply que parce qu*il repose sur le massif crétacé du bassin de Paris, caron doit plutôt y voir une dépendance du massif crétacé d« Maeslricht dont il a le* caractères minéralogiques et paléonlologiqucs, mais dont il est tout à fait séparé.
TKItHAISS SF.CilMi.VIRES.
Fij. 6b. (mil parUirnsi*, Dr f rance.
F ig. 60. Oi al J , 1 n\h
L’étage moyen, tel que nous le limitons, s’étend presqu’exclusivement sur toute la partie méridionale du massif crétacé et se montre en outre dans la partie septentrionale sur les bords de l’étage supérieur. Sa composition est beaucoup plus variée que celle de ce dernier. La craie y perd sa couleur blanche et devient jaunâtre, grisâtre, verdâtre, sa texture devient plus grossière, sa cohérence plus inégale, elle se mélange avec de l’argile, du sable, de la chlorite, du mica et passe au tuffeau, à la marne, au sable, au macigno, au grès, au poudingue, au gompholite, à l’argile, à l’ocre, à l’urgilitc, etc. Les silex y sont ordinairement de couleurs moins foncées que ceux de la craie blanche, et passent au jaspe et au grès. Ils sont quelquefois susceptibles de donner de bonnes pierres à fusil dont les environs de Saint-Agnan faisaient une grande exportation avant la réforme qu’ont subies les armes à feu.
Le développement inégal que prennent l’un ou l’autre de ces systèmes détermine les caractères particuliers de certaines contrées.
Nous citerons en premier lieu, pour suivre l’ordre des superpositions, le tuffeau qui est très développé dans la Touraine et dans l’Anjou, où il est exploité comme pferre à bâtir.
Fig. 71. Itnirli mHIa Cimtri, ti'Orh.
Les sable» dominent au contraire dans la partie orientale du Maine et dans le Perche. Ils sont quelquefois purs, plus souvent mélangés de chlorite qui les colore en vert, de limonitc qui les colore en brun. Ils passent au grès, au macigno, au poudingue, au gompholite, à la craie, à la marne, à l’argile, etc. On y exploite, sous le nom de ronssard, un grès passant nu poudingue où les grains et les cailloux siliceux sont unis par un ciment ferrugineux. Il est à remarquer à cette occasion que la silice, tant sous la forme de sable et de grcs que sous celle de silex, est beaucoup plus abondante dans le sud-ouest que dans le nord-est du bassin de Paris. Cette circonstance a lieu non seulement dans le terrain crétacé, mais aussi dans les dépôts tertiaires et jurassiques. On trouve dans la partie inférieure de ces sables quelques couches calcarifères contenant Y Ammonite» Rothomagensis , le Scaphites ctqualis et la turrilites cosfatus, fossiles caractéristiques d’une assise qui se trouve à la côte Sainte-Catherine près de Rouen et dont les géologues se sont beaucoup occupé sous le nom de craie chloritée.