‹ Abrégé de géologieChapitre 6 sur 110 · GÉOGRAPHIE ASTRONOMIQUE · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHIE ASTRONOMIQUE

relatives que ceux de la sphère céleste. De cette manière on transporte sur la sphère terrestre, non seulement l'Equateur , Y écliptique, les tropiques et les cercles polaires; mais aussi les parallèles et les cercles horaires, que l’on nomme respectivement cercles de latitude et cercles de longitude ou méridiens terrestres, parce que les coordonnées que l’on appelle déclinaison et ascension droite sur la sphère céleste se nomment latitude et longitude sur la sphère terrestre.

La latitude d’un lieu est donc sa distance à l’équateur mesurée sur un grand cercle perpendiculaire à ce dernier, c’est k dire sur un méridien ; ou, en d’autres termes, l’angle formé par deux rayons partant du centre de la terre et aboutissant, l’un au lieu dont il s’agit, l’autre à l’équateur. On compte la latitude à partir de l’équateur, de sorte qu’on la distingue en australe et boréale, et que les pôles représentent le 90e degré de latitude de chaque hémisphère.

La longitude est l’arc de l’équateur compris entre le méridien du lieu et celui d'un autre lieu déterminé que l’on prend pour premier méridien , ou , en d’autres termes , l’angle formé par les plans de ces méridiens. Comme il est plus facile pour les astronomes de faire leurs calculs en prenant pour point de départ le méridien du lieu où ils font leurs observations, on n’a pu s’entendre pour l’adoption d’un premier méridien uniforme -, et la plupart des nations comptent la longitude à partir du méridien de leur principal observatoire. On a cependant proposé et quelques peuples ont adopté comme premier méridien commun, celui passant par l’île de Fer, l’une des îles Canaries. Du reste, on est assez généralement dans l’habitude de compter la longitude de chaque côté du premier méridien, en la désignant par l’épithète d'orientale ou d'occidentale, de sorte que chaque hémisphère se trouve divisé en 180 degrés, et que la partie de grand cercle qui forme le zéro du côté de la terre où est situé le point de départ, forme du côté opposé le 180' degré pour la série orientale, aussi bien que pour la série occidentale.

On voit donc qu’il suffit de déterminer la latitude et la longitude d’un lieu pour connaître la véritable position de ce lieu sur la sphère terrestre, de sorte que, à l’aide de cette connaissance, pour un grand nombre de lieux , on peut dresser des cartes géographiques , c’est à dire des plans qui représentent tout ou partie de la surface de la terre (1). Mais l’examen des procédés à employer pour atteindre ce but n’entre pas dans le cadre que nous nous sommes tracés.

(i) Cet cartes prennent diverses dénominations selon les détails que l’on y ajoute et le

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Les cercles de longitude étant de grands cercles, ou plutôt de demigrands cercles, puisque la continuation de l’arc qui parcourt un hémisphère est désignée par un numéro différent dans l'hémisphère opposé, ils ont une longueur uniforme, sauf les inégalités qui peuvent résulter des irrégularités de la figure de la terre; mais les cercles de latitude ont une longueur constamment décroissante, depuis l’équateur jusqu’aux pôles , lesquels représentent les deux derniers cercles de latitude, et qui, n’étant que des points, n’ont aucune étendue. Par auitc de cette disposition, l’espace compris entre les deux degrés de longitude va continuellement en diminuant de l’équateur au pôle, où il est réduit à zéro ; tandis que l’espace compris entre deux degrés de latitude serait uniformément de 111 111 mètres, si la terre était réellement une sphère et si ses méridiens avaient 40 000 000 de mètres, ainsi qu’on l’a supposé lors de l’établissement du système métrique (1) ; mais l’aplatissement de la terre au pôle et les autres irrégularités de sa configuration sont cause que les espaces compris entre deux degrés de latitude, ou, en d’autres termes, les dcgTés du méridien, présentent des différences selon les latitudes et selon les lieux ; de sorte que , tandis que les mesures faites vers le 45' degré de latitude boréale approchent sensiblement de la longueur moyenne donnée ci-dessus, celle faite en Laponie sous le 66* degré de latitude boréale, par M. Swanberg, a donné 111 471 mètres, et celle faite à l’équateur, par Bougucr, a donné 110 618 mètres. Il paraît, en outre, que les dimensions de l’hémisphère austral sont un peu plus étendues que celles de l’hémisphère boréal. Mais, d’un autre côté, les diverses mesures de degrés terrestres qui ont été effectuées présentent des anomalies si considérables qu’Arago pensait qu’on ne peut les attribuer aux irrégularités de la forme de la terre, mais qu’elles doivent plutôt leur origine à la diversité de composition de cette planète, d’où résultent les attractions locales qui font

but auquel on les destine. On en construit rarement qui ne contiennent qne des renseignements purement gAtgraphiques; dans ce nombre on doit cependant ranger les cartes marines qui indiquent pour rasage des navigateurs les formes et la profondeur des mors. Les cartes les plus ordinaires sont réellement statistiques , puisqu'elle* font connaître les limites et les divisions des Étais. Les cartes géognostiques donnent des indications sur la nature do sol. On se sert de ta dénomination de cartes topographiques ponr désigner celles qui représentent avec beaucoup de détails une contrée peu étendue, mais quand elles ont pour but de faire connaîtra les propriétés particulières, elles deviennent des plans cadastraux.

(I) Le système métrique avait été établi pour que le métré exprimAl exactement la dîx-mitllonième partie du qnart du méridien terrestre. Mais, d'après do nouvelles opérations, qoe l'on croit plus exactes, la longueur de ce quart du méridien serait de 40 000 723 mètres ; ce qui, toutefois, ne donnerait qu’une différence imperceptible entre la lougueur affectée au mètre et «elle qu’il aurait dû recevoir.

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