‹ Abrégé de géologieChapitre 70 sur 110 · VARIATIONS DU BAROMÈTRE · texte numérisé non relu

VARIATIONS DU BAROMÈTRE

teur du baromètre, ainsi qu’on peut le voir par le tableau ci-après, qui exprime la hauteur moyenne du baromètre à midi à l’observatoire de Paris, distribuée selon les principaux vents qui ont régné de 1815 à 1826.

Millimètres. Millimètres.

Vont du nord-est .... 739.89 Vent d'ouest 738 08

— du nord 739.7G — du sud 73t. 00

— du nord-ouest . . . 738. G7 — du sud 732.98

— d'est 738.04 — du sud-ouest. . . . 752.38

Moyenne. . . 756.42

Ce qui toutefois est d’accord avec ce que nous venons de dire sur les rapports de la marche du baromètre avec le temps sec et le temps pluvieux , puisque les vents du nord-est et du nord sont ceux par lesquels il pleut le moins à Paris, et ceux du sud-ouest et du sud ceux par lesquels il pleut le plus.

Les causes des variations accidentelles du baromètre sont naturellement plus compliquées et plus difficiles à expliquer que celles des variations constantes, mais il y a lieu de croire qu’elles ont une origine analogue , c’est à dire qu’elles dérivent également des changements de densités de l’atmosphère occasionnés par l’action calorifique du soleil. On a vu ci-dessus que les vents étaient dus à réchauffement inégal de l’air , et que l'on attribuait la pluie à la lutte de deux vents inégalement échauffés ; or on conçoit , dans cette hypothèse , pourquoi l’abaissement du baromètre précède la pluie ou l’accompagne dans son commencement, puisque cette lutte accumule sur un point une plus grande quantité d’air et détermine une pression plus forte, et pourquoi cet abaissement est surtout considérable lorsqu’il doit y avoir une tempête ou un ouragan , puisque c’est alors que ccs luttes des différents vents sont les plus fortes. Il est à remarquer, à cet égard , que l’on ne doit pas s’étonner, dans cette hypothèse, d’observer quelquefois de violentes perturbations barométriques sans éprouver de tempêtes ou de pluies, car ccs derniers phénomènes, déterminant de violents courants atmosphériques dans l’atmosphère, donnent lieu à des courants qui occasionnent une augmentation de pression au delà des limites où s’étendent la tempête et la pluie; aussi, dans le cas des observations dont il s’agit, apprend-on souvent, après, qu’il y a eu de violentes tempêtes à des distances plus ou moins éloignées.

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