Primaire
Archéenne
f Terrasses.
^ Champlain.
[Glaciaire.
/Pliocène.
Miocène.
Oligocène.
Eocène.
fCrétacé.
\ Jurassique.
[Triasique.
.Permien.
J Carbonifère, j Dévonien fSilurien.
^Silurien \ Cambro-silurien .
[Cambrien.
/ Huronien fSupérieur
\ Laurentien . . {ou labradorien.
[Inférieur.
GENERALITES SUR l'ÉCORCE TERRESTRE 103
Durée des âges géologiques. — On s'est demandé, avec une curiosité très légitime, combien de temps s'est écoulé depuis que, sur l'écorce terrestre suffisamment refroidie et solidifiée, ont pu apparaître les premières manifestations de la vie, animale ou végétale. En d'autres termes, on a cherché à calculer quelle a été la durée des temps géologiques, après l'âge archéen. — On peut croire, d'après tout ce que Ton connaît de la nature de la croûte terrestre et de la lenteur des modifications qui s'y opèrent, qu'il a fallu des dizaines de millions d'années pour qu'elle arrivât à son état présent. Et c'est là tout ce que la science peut dire de la durée absolue des temps géologiques. Quant à la durée relative des époques géologiques, on admet généralement l'estimation suivante du naturaliste américain Dana (1813-1895) : l'époque " tertiaire " étant représentée par le chiffre 1 (million), l'époque '' secondaire " doit l'être par 3, et l'époque '* primaire " par 12. Par où l'on voit que la primaire a été trois plus longue que les deux autres réunies. Et pour ce qui est de l'époque '' quaternaire ", qui est la nôtre, comme il est très probable que l'Homme est apparu sur le globe terrestre dès le commencement de cette ère, la durée de cette époque se confond à peu près avec celle du genre humain. En tout cas et à ce qu'il semble, on peut dire que tous les événements géologiques qui se sont passés depuis la fin de l'époque tertiaire peuvent tenir dans une durée d'au plus quelques dizaines de milliers d'années. Quoi qu'il en soit, on estime aujourd'hui, assez généralement, que l'âge probable du genre humain est de neuf à dix mille années.
Concordance de la cosmogonie mosaïque et de la GÉOLOGIE. — Les ennemis de la foi catholique n'ont pas manqué de tirer profit des découvertes de la Géologie, pour battre en brèche l'autorité des Saintes Écritures. En effet, à première vue, le récit que Moïse a tracé, dès les premiers versets de la Genèse, de l'œuvre de la Création, ne paraît pas s'accorder avec la série des événements géologiques, dont le globe terrestre a été le théâtre et que la science a pu établir d'une manière à peu près certaine. — A cela on peut
répondre, 1 °, à priori, qu'il ne saurait y avoir de véritable conflit entre les Saintes Ecritures, qui ont été écrites sous l'inspiration de Dieu, et les constatations certaines de la science ; et que, par conséquent, s'il paraît y avoir divergence entre les unes et les autres, la cause en est : ou bien que l'on interprète mal les paroles du texte sacré, ou bien que les investigations de la science ont été fautives sur quelque point, et devront donner d'autres indications dans un avenir quelconque ; 2°, que l'objet de l'écrivain sacré n'a pas été d'écrire un livre scientifique, mais bien plutôt de donner au peuple de Dieu un enseignement religieux qui le préservât des erreurs qui avaient cours chez les peuples contemporains ; et que, partant, pour se faire entendre de ceux à qui il s'adressait, il a parlé, sur le sujet des origines de l'univers comme sur les autres sujets, d'une manière conforme au langage usité de son temps et dans son milieu.
Mais il est permis, en cette matière, d'aller beaucoup plus loin, et d'affirmer que, si l'on veut, comme il convient le mieux, prendre les choses au sens large, et, notamment, entendre — comme cela se fait universellement aujourd'hui — les " jours " marqués dans le récit biblique comme étant des périodes indéterminées de temps, il existe une véritable concordance entre la cosmogonie mosaïque et la classification géologique. Le tableau suivant donne, d'un coup d'œil, la preuve de cet accord, dans les grandes lignes, entre la Bible et la Géologie :
GENERALITES SUR L ECORCE TERRESTRE