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PREMIERE PARTIE

GÉOLOGIE PHYSIOGRAPIIIQUE

La Terre, séjour de l'homme durant son temps d'épreuve, est une sphère légèrement renflée en son milieu (équateur) et placée par le Créateur dans les espaces. Elle fait partie du système planétaire qui a le soleil pour centre, et participe au mouvement général de ce système autour d'un centre inconnu. Les forces d'attraction qu'exercent sur elle les autres corps célestes la maintiennent dans la position relative qu'elle occupe. Elle conserve le mouvement initial que Dieu lui imprima en la créant, et qui est double. En effet, d'abord, elle tourne sur elle-même ; et cette révolution, qui dure 24 heures et qui lui fait successivement et régulièrement présenter sa surface à la lumière du soleil, détermine la succession des jours et des nuits. En outre, elle décrit autour du soleil, en une année, une ellipse sur le contour de laquelle ses positions successives déterminent l'ordre et le caractère des saisons.

Le diamètre du globe terrestre, à l'équateur, est d'à peu près 7920 milles, et, d'un pôle à l'autre, d'environ 7894 : soit une différence de 26 milles seulement et qui n'empêche pas la Terre de se rapprocher beaucoup de la forme sphérique. De même, la hauteur variée des montagnes, si on la considère relativement au volume du globe terrestre, ne l'empêche pas non plus d'être de forme sensiblement sphérique.

Suivant l'hypothèse la plus plausible, la Terre a commencé par être à l'état de boule incandescente. Par suite de la

déperdition de chaleur qu'elle a subie à travers les espaces, sa surface s'est refroidie progressivement et recouverte d'une croûte formée des substances minérales qui se solidifiaient peu à peu. Cette croûte s'épaississant à la longue et mettant obstacle au refroidissement de la masse terrestre, il est resté au centre du globe un noyau de matières minérales en fusion, dont l'existence se démontre soit par les éruptions volcaniques, soit par l'accroissement régulier de chaleur que l'on constate à mesure que l'on pénètre plus avant à travers la croûte terrestre.

Tout refroidissement implique une diminution de volume, laquelle est plus considérable encore pour les liquides que pour les solides. Il suit de là que le noyau central et liquide du globe diminue plus de volume, en se refroidissant, que la croûte terrestre qui s'est formée à sa surface. Cette croûte, pour continuer de s'appuyer sur la masse centrale liquide, a dû nécessairement se plisser. — Ces plisse-

Cântment . /)céan

Fig. 1. — Formation des continents et des océans par les plissements de la croûte terrestre.

ments plus ou moins considérables de l'écorce terrestre, se projetant plus ou moins au-dessus de la ligne moyenne de surface, formèrent les continents. D'autre part, l'atmosphère, dans laquelle la Terre ne déversait plus autant de chaleur, se refroidissait aussi ; et, par suite, la masse des vapeurs qui l'imprégnaient, se condensant peu à peu, passait à l'état liquide, c'est-à-dire à l'état d'eau. C'est cette eau qui, ne pouvant rester en suspension dans l'atmosphère, est tombée sur la croûte terrestre, et s'e«t accumulée dans ses dépressions, pour former les océans, les !acs, les fleuves et les rivières. Telle est, d'après la

science, l'origine des eaux qui recouvrent une grande partie de la croûte terrestre.

La surface du globe comprend donc un '' élément solide " et un " élément liquide ", dont l'étude fera l'objet des deux chapitres suivants.

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