‹ Abregé de l'art poetique françoisChapitre 7 sur 10 · E LA VOYELLE E · texte numérisé non relu

E LA VOYELLE E

OUTESFOIS et quantes que la voyelle "e" est rencontrée d'une autre voyelle ou diphthongue, elle est tousjours mangée, se perdant en la voyelle qui la suit, sans faire syllabe par soy; je dy rencontrée d'une voyelle ou d'une diphthongue pure, autrement elle ne se peut manger quand l'"i" et "u" voyelles se tournent en consones, comme "je, vive." Exemple de "e" qui se mange: "Cruelle etfiere, et dure, et fascheuse amertume. Belle au cœur dur, inexorable et fier/' D'avantage "i" et "a" voyelles se peuvent elider et manger. Exemple d'"a": "l'artillerie, l'amour," pour " la artillerie, la amour." Exemple de la voyelle "i": "n'a ceux-cy, n'a ceux-là." Quand tu mangerois l'"o" et l'"u" pour la nécessité de tes vers,

il n'y auroit point de mal, à la mode des Ita*liens, ou plustost des Grecs qui se servent des voyelles et diphthongues, comme il leur plaist, et selon leur nécessité.

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