‹ Abrégé de l'art vétérinaireChapitre 14 sur 78 · INFLAMMATION DU FOIE · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DU FOIE

Cette maladie s'annonce ordinairement par la s soldeur jaune des yeux et de la bouche , une ; urine rouge ou foncée , une grande faiblesse , et j la fievre ordinairement accompagnée de diarrhée ou dévoiement, et quelquefois de constipation : le cheval a un air très abattu et reste presque constamment couché. Ses progrès sont quelquefois si rapides qu’ils terminent promptement la vie de Panimal; quelquefois aussi ils sont moins considérables, et il traîne long-temps une vie languissante. Dans ce cas, la maladie se convertit fréquemment en hydropisie ou en inflammation des intestins. J’ai eu l’occasion de rencontrer dernièrement un exemple de ce cas. Elle est souvent aussi compliquée avec d’autres maladies internes , qui en varient les symptômes.

On peut employer la saignée avec sûreté , mais seulement dans le début ; plus tard elle produirait ! un mauvais effet, en occasionnant une débilité i dangereuse; on doit faire us^ge des vésicatoires , j et s’il n’y a pas dévoiement on administre le bol n°. i , de douze heures en douze heures, jusqu à ce qu’il détermine une purgation modérée; mais si le ventre est déjà libre, le bol n°. 2 ou celui 1 îj#. 5 conviendront mieux à la maladie.

Calomeîas

Bol N°. i.

% gros.

Aloës des Barbados . l gros.

Savon de Castille . 2 gros.

Rhubarbe . % once.

Sirop en quantité suffisante pour former un

bol d’une dose..

Opium , depuis % gros jusqu’à . 1 gros.

Calomelas . . . 1 gros.

Savon de Castille . 2 gros.

Sirop, en quantité suffisante pour former uu bol d’une dose.

Opium et calomelas, de chaque. ... 3 gros.

Tartre émétique . . . . . 2 gros.

Poudre de réglisse . 5 gros.

Sirop, en quantité suffisante pour former un bol d’une dose.

11 est nécessaire de ranimer les forces du cheval par une nourriture substantielle et facile à digérer, telle que drèche , arrow-root et carottes, etc., et d’aiguiser son appétit par toute espèce d’alimens verts qu’il semble préférer; ayant soin, cependant, de ne pas lui en donner trop à-la-lois. On ajoutera aux médicamens ci-dessus ceux d’un genre tonique, tels que quinquina , limaille d’acier , etc. ( Voyez 1 Toniques dans la matière médicale vétérinaire. )

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