DURILLONS
Les durillons sont occasionnés par des contusions répétées de la ^ellc , qui au lieu d enflammer la peau , ce qui arrive le plus communément, la rendent calleuse, et lui donnent, en quelque sorte, une apparence de cuir. Appl.quez l’onguent suivant, jusqu’à ce que la partie calleuse soit en état d’ècre détachée : on l’enlèvera alors de force, et on pansera la plaie qui reste avec le liniment et l’onguent digestif; mais si elle ne parait pas disposée à guérir, on pourra la bassiner de temps en temps avec une lotion détergente faible.
Onguent pour les durillons.
Onguent d’althea. ..... ... ; 4 onces»
Camphre . 2 gros.
Huile volatile d’origan . . . 1 gros.
Mêlés.
DISTENSIONS.
Les chasseurs doivent s’attacher à bien connaître tout ce qui concerne les distensions , puisque leurs chevaux sont particulièrement sujets à ces accidens ; les distensions peuvent atfecter les muscles, les ligamens ou les tendons. Celles des muscles consistent dans une inflammation des muscles ou de la chair, occasionnée par un effort violent et subit. Quand les ligamens sont le siège de cette maladie , ils sont ordinairement en partie rompus , ce qui produit
une boiterie très opiniâtre, et quelquefois permanente. Dans ce cas aussi l’inflammation est le symptôme qui attire d’abord notre attention; mais les t ndons sont plus fréquemment affectés , surtout les fléchisseurs de la jambe de devant ou, suivant l’expression commune, nerfs postérieurs On ciui, , asdez généralement, que les distensions des tendons consistent dans un relâchement ou une tension extraordinaire du tendon, et on suppose, en conséquence, que les jremèdes que l’on emploie so *i propres à les i établir. Quelque plausible que puisse être cette opinion , elle est certainement très erronuée En effet , il a été prouvé par expérience , que les tendons ne sont ni élastiques ni capables d’extension; et en s’appliquant à reconnaître leur structure et leur économie, on découvrira que s'ils possédaient ces qualités , ils ne rempliraient pas l’objet pour lequel ils sont destinés. Dans l’hypothèse que l’effort des nerfs postérieurs provient d’une relaxation des tendons, beaucoup de praticiens trouvent du danger à faire usage des applications émollientes ou relâchantes, quoique rien ne puisse être plus utile lorsque la lésion est récente.
Les efforts tendineux consistent dans une inflammation des membranes dans lesquelles les tendons sont enveloppés , et l’engorgement qui a lieu dans ce cas , provient d’une effusion de lymphe coagulable par les vaisseaux de la partie enflammée. L’inflammation étant l’essence de l’effort , on doit employer les remèdes qui sont reconnus les meilleurs pour la faire céder, et s’d re»te quelqu’ engorgement , il doit être détruit en excitant
une augmentation d’action dans les vaisseaux a I) — sorbans.