EFFORTS DE L’ÉPAULE
Cet accident n’est certainement pas aussi fréquent qu'on le suppose, parce qu’on le confond souvent avec la boiterie du pied. b. a différence cependant est si bien marquée, qu’un observateur éclairé ne sera jamais embarrassé lorsqu’il sera question de les distinguer l’un de l’autre.
Un effort de l’épaule, est nue inflammation de plusieurs muscles de i’épaule, mais plus communément, je croîs, de ceux qui unissent le membre an corps. La boiterie que cet accident occasionne ^ e déclare presque subitement, à un point considérable. Quand le cheval essaie à marcher, l'ongle du côté affecté rase ordinairement la terre, h cause de la douleur occasionnée par l’extension du membre • dans des cas violens, il parait incapable de l’étendre.
Quand la boiterie provient d’une maladie du pied » elle se dédore peu- à-peu, à moins qu'elle ne soit occasionnée par nnebk^rp accidentelle , et elle n’emperhe point l'extension du membre j le pied a pkis de chaleur et de sensibilité qu’a l’ordinaire et quand le cheval repose à l’écurie, il porte le pied malade en avant , pour n’avoir à supporter que le moins possible le poids du corps.
Le premier remède à employer dans ces occasions est la saignée de la veine plate à l’épaule. On donnera ensuite un bol laxatif, et si la lésion est considérable , on passera un séton à la poitrine. Par le moyen de ces remèdes et du rrpos , on
doit obtenir promptement la cure de la maladie, on y joindra une nourriture rafraîchissante et relâchante. Quand l’inflamma.ion et la boiterie commencent à diminuer, laissez le cheval en îibeté h l’écurie , et après une semaine ou deux , p>omenez-le un peu chaque jour; mais si. cet exercice augmente la claudication , il faudra le discontinuer. Le but d’un exercice modéré, après que l'inflammation est en grande partie dissipée, est d'effectuer /’ absorption de la lymphe qui se serait épanchée et de rendre par degrés l’action aux muscles lésés.
Après un accident de cette espèce , et surtout s’il a été considérable , le cheval ne doit être employé au travail que long temps après, parceque la boberie est très sujèîe à repaiaître quand les partie» malades n’ont pas eu un letups suffisant pour recouvrer leur force première. Si on peut le mettre deux ou trois mois à l’herbe , on assurera davantage son rétablissement , pourvu qu’il soit pris des mesures pour l’empêcher de galop; er ou de faire de trop grands efforts dans ses premières sorties. Il est nécessaire aussi de choisir un emplai entrent où il n’y ait point de fossés dans h squels il puisse tomber. À l’égard des embroca ions et toutes autres applications extérieures, elles sont certainement sans utilité , àmotnsquelesparties extérieures ne soientaffectées, et l’on peut , dans ce cas, employer les fomentations avec succès.