‹ Abrégé de l'art vétérinaireChapitre 39 sur 78 · MOLETTE · texte numérisé non relu

MOLETTE

La molette consiste dans la dilatation des sacs t: muqueux placés deirière les tendons fléchisseurs r

pour faciliter leur mouvement. L’engorgement se manifeste des deux côtés du nerf postérieur , immédiatement au-dessus du boulet. S’ils sont percés, il ( n découle un fluide cjui ressemble h la synovie» En effet , ils communiquent très souvent avec la cavité de l’articulation , et l'on ne peut, par cette raison, les ouvrir sans danger de produire une boiteiie incurable. Les vésicatoires sont les seules applications dont on puisse espérer du succès, quoiqu'ils procurent rai ement la guérison, à moins qu’ils ne soient secondés par le repos. Celte maladie occasionne rarement la claudication, et c’est pour cela qu’elle n’attire pas toujours l’attention; mais comme elle est très souvent produite par un travail outré, et qu’elle rend le cheval impropre à la fat'gue , elle diminue beaucoup sa valeur.

J’ai quelquefois appliqué aux jambes avec succès des bourrelets ou bandagesque j’avais soind» tenir toujours humectés avec l’embrocation suivante.

Mu riate d’ammoniaque . x once.

Acide muriatique . f once.

Eau . i pinte»

Mêlés.

SUROS.

Ce sont des excroissances osseuses autour de l’os de la jambe , c’est-à-dire entre le genou et l’articulation du borflet. Elle.'» n’occas onnent jamais la boiteiie , à moins qu’elles ne soient situées si près du genou ou de> nerfs postérieurs qu’elles gênent leur mouvement.

J’ai rencontré plusieurs cas de boiterie qui

étaient attribués aux suios, tandis que 3a cause existait évidemment dans le pied.

Ces excroissances peuvent, quelquefois, être détruites par de forts vésicatoires ; mais, il sera bon , selon l’usage ancien, de piquer et meurtrir la partie sur laquelle ils doivent être appliqués.

ÉPAPvYlN.

L’éparvin est un engorgement en dedans du jarret : il y en a deux espèces La première, appelée éparvin osseux , consiste en une excroissance osseuse; l’autre, éparvin sanguin. La première occasionne souvent la boiterie immédiatement avant de se manifester, et alors on ne peut, dans ce cas, la reconnaître qu’au toucher de la partie, que l’on trouvera plus chaude et plus molle qu’à l’ordinaire. Si l’on applique un vésicatoire à cette période de la maladie, il devra produire un bon effet; mais quand elle existe pendant quelque temps, la cure en est beaucoup pies difficile. Dans ce cas., on applique le cautère actuel, et le jour suivant un fort vésicatoire. 1! est indispensable de laisser ensuite l’animal se reposer deux ou trois mois, pendant lesquels il serait bon de le mettre à l’herbe.

L'épar vin sanguin n'occasionne pas aussi souvent la boiterie , à moins que ce ne soit à la suite d’un travail dur; dans ce cas, elle n’est que temporaire, et se guérit par le repos; mais la cure n’est pas souvent radicale, et qui ique la boiterie disparaisse piesque toujours après l’application de deux ou trois vésicatoires, un exercice forcé la fait reparaître.

On avait cru que le remède le plus efficace

était de serrer la veine qui passe sur la partie interne du jarret , dans la supposition que la boitene était causée par une dilatation de ce vaisseau; m.ds cette opération est inutile , puisqu’il a été piouvé que la dilatation de la veine était toujours un effet et non une cause de la maladie.

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