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III. VÉSICATOIRES

Avant de faire l’application d’un vésicatoire , le poil doit être coupé le plus près possible de la peau, l’onguent vésicatoire frotté et ensuite étendu sur cette partie avec un conteau chaud.

Quand le vésicatoire commence à opérer, les chevaux paraissent disposés à mordre la partie, et, si on les laissait faire , cela pounait produire une tache permanente. 11 est donc nécessaire de prévenir cet accident , en plaçant autour du cou un collier de bois , ou en l’attachant de près au raltelier. Quand on a appliqué des vésicatoires aux jambes, on doit enlever la litière, parce que la pail’e pourrait irriter les parties sur lesqutdles ils ont été placés.

Onguent vésicatoire .

Mouches cantharides en poudre. % once.

Huile de térébenthine . î once.

Onguent de cire ou saindoux . 4 onces.

Mêlés.

fu

Huile de térébenthine .

once.

Ajoutez graduellement acide sul-

mue. . . .

gros.

Saindoux .

onces.

Cant haï ides en poudre .

once.

Mêlés.

Goudron commun .

onces.

Acide sulfurique .

gros.

Iluile d’origan .

once.

Saindoux .

onces.

Cantharides en poudre î once \ à

onces.

Ajoutez l’acide sulfurique par degré au

goudron.

el ensuite le reste des ingrédiens.

Remarque. Le vésicatoire n°. 5 a , d’une manière sensible , la propriété de détruire la distention des nerfs postérieurs ou molette ; il est nécessaire de prendre les plus grandes précautions en mêlant l’acide sulfurique avec le goudron , car à moins qu’il ne soit exactement incorporé, l’acide agira comme un caustique sur la peau , et produira une ulcération. J’ai vu des chevaux en souffrir cruellement , surtout quand le vésicatoire touchait la partie postérieure du paturon ou le talon , partie que l’on doit soigneusement préserver de son action en la couvrant de saindoux , parce qu’elle est si irritable que le vésicatoire produit quelquefois des ulcères difficiles à guérir.

On prescrit souvent le sublimé comme un

ingrédient dans les vésicatoires ; mais il est très sujet à ulcérer la peau ou à laisser une marque, ou une tache permanente. Je Fai donc négligé dans les foi mules ci-dessus ; mais dans les cas des éparvins osseux , dans lesquels il est nécessaire d’employer un vésicatoire actifs il peut produire un bon effet.

J’ai fait usage pendant quelque temps du vésicatoire suivant , pour les cas ordinaires , et je l’ai trouvé meilleur que les autres.

Saindoux . . . 6 onces.

Térébenthine de Venise. ...... 4 onces.

Cire jaune. . . 2 onces.

Résine jaune . 1 once.

Huile d’oiigan . J4 once.

Cantharides en poudre.. . 5 onces.

Faites fondre les quatre premiers ingrédiens ; et quand ils sont retirés du feu et qu’ils ne sont pas trop chauds, mèlez-y l’huile d’origan et Jes cantharides, continuez à remuer jusqu’à ce que: le tout soit refroidi. Si cet onguent devient trop' dur en hiver , on peut l’amollir eu le frottant t avec un peu d’huile d’origan ou de térébenthine,, dans un mortier ou sur une table de marbre.

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