‹ Abrégé de l'art vétérinaireChapitre 50 sur 78 · VI. SETONS · texte numérisé non relu

VI. SETONS

Quand on en fait usage pour dissiper l’inflammation interne ou fievre , il sera bon d’appliquer l’onguent vésicatoire au lieu de térébenthine ou digestif dont on se sert communément; car ils produiraient promptement un degré considérable d’inflammation.

§ VII. LAVEMENS.

Il n’est point d’ouvrage sur l’hippiatrique qui ne renferme un grand nombre de formules de lavemens, et l’on trouve peu d’artieles dans les matières médicales où il n’en soit pas fait mention; une longue expérience m’a prouvé, cependant, que l’eau de gruau peut suppléer comme lavement ordinaire à la composition la plus élaborée. Quand

je n’ai pu me procurer du gruau assez tôt , je me suis servi d’eau chaude sans apercevoir aucune différence dans l'effet ; pour composer un lavement purgatif, on y ajoutera à l’eau de gruau de 4 à 8 onces de sel commun, et si l’on a besoin d’un lavement anodin ou d'uu lavement astringent, on fait dissoudre une demionce d’opium dans une pinte d’eau de gruau. La meilleure méthode d’administrer les lavemens

est par le moyen d'une vessie et d’un tuyau d’étain. Si on emploie le lavement à l’effet de vuider les grands intestins, ou de purger , la quantité de liquide ne doit pas être moindre de cinq pintes; mais quand on l’emploie comme anodin ou astringent, il suffira d’une pinte à trois chopines de liquide.

§ VIII. pouls.

L’examen de l’état du pouls des chevaux malades a le grand avantage de faire juger le degré d’intensité de la maladie et la probabilité du rétablissement. On obtient aussi en quelque sorte, par ce moyen, la connaissance de la nature de la maladie et de l’application des remèdes. Dans un cheval en santé , les pulsations sont d’environ 36 à 4o à la minute, et on peut très distinctement les sentir , soit au côté gauche , soit dans une artère qui passe sous la mâchoire inférieure; enfin, on peut les reconnaître dans toute artère superficielle. Quand le cerveau est oppressé, le pouls est phis lent qu’à l’ordinaire; dans un cas récent d’hydropisie de cerveau , 011 compta 23 pulsations par minute. Dans le fort de la maladie, cependant,

le pouls acquit plus de célérité qu’à l’ordinaire.

Quand un cheval paraît abattu et ne se nourrit pas bien , il est bon d’examiner le pouls : si on trouve qu’il excède le degré de santé, on doit immédiatement recourir a la saignée ; par ce secours opportun , on peut prévenir beaucoup de maladies dangereuses. Quand le pouls s’élève à quatre-vingt ou quatre-vingt-dix à la minute , on a lieu de craindre du danger, et quand il excède cent , la maladie est souvent mortelle.

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