PREFACE, XIX
» ré, J'ai enlevé les anciennes bornes » des peuples ; j'ai pillé les trésors clés » princes, et, comme un conquérant^ x> j'ai arraché les rois de leurs trônes : :» les peuples les plus redoutables ont 3) été pour moi comme un nid de petits :» oiseaux qui s'est trouvé sous ma main ; x> j'ai réuni sous ma puissance tous les >3 peuples de la terre , comme on ra- :» masse quelques œufs que la mère a :» abandonnés ; et il ne s^est trouvé >:> personne qui osât seulement remuer x> Paile , ni ouvrir la bouche i, ni faire » le moindre son. :»
Mais ce prince si grand et si sage a ses propres yeux, qu'était-il à ceux de Dieu ? Un ministre subalterne , un serviteur mandé par son maître , une verge et un bâton dans sa main : J^irga &«>• 10.5. furoris mei et haculusipse est. Le dessein de Dieu était de corriger ses enfans et non de les exterminer ; mais Sennachérib avait résolu de tout perdre et de tout détruire : Ipse autem isaie> io. 7. non sic arbitrabitur , sed ad conterendum erit cor ejus. Que deviendra donc cette espèce de combat entre les desseins de Dieu et ceux de ce prince ? Lorsqu'il se croyait déjà maître de Je- *«>• *••«• rusalem , le Seigneur , d'un souffle seul,
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