‹ Abrégé de l'histoire d'AnnamChapitre 1 sur 146 · DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉDITION

flf^iw et augmentée de ht férioile eampiisp e»hv iS^iS et 1889

ITOUS DROITS RÉSERVÉS)

SA-ia-OM Chez l'.A.utetar t 37, i?ue de ^anglcolc

en Coch^nz'ur.i*.. Kuv^ir-d'nu:. c rr ut j^ at ui'rfi'>t am nau' i-ricr.v Scra-t-iJ rrntmai''...

d'un peupk; trst iniit. L-iât ^l-" « it TrîitrLi r lu^tmcr, ii îu: «rviicr jc rcncniveUemem ût fauiri- w'»nmi!»iL-:i. s. ju aM.urer unt marche a&ccnû-ru de progrék eî ût ir';»sî>t.-'ni. S. iLt r. trs: i^j*. ^Ta.. ot'on sii|tpmît jt^ cours £aru dans n:»^ e;.'.ntr* tr ir* y »if'»st*Li'i« z^ec ol'od supprime ichistorien» et T'Hisi'.irt L-iât-mi-TiL. V: rn:»freuT iit Chint Fa tenu, iparait que ça nt iu. & pas ^cu > >..

Quoi qu'il trr: v»n- L-nv-tT^-L*'.^';. l' :'. ... r.'-^i.injut dan!' de parLiic^ conditions dt dcpiactrmcT': aL i •:.. ul .■ ^-^ul-ht ùt îtnnps et de ditrijutés matériellei» élan au-at-su»^ Jt n »«< "i -^ciH'. 1. nous aliallu y rcnonctr et rééditer VA hrèff df IH. i'/'f dAhhL.ir t-r k- ^ompàcham, de no. mieux, juftqu*a noi» i(»un». Li crr>st c-sctitljL aut- non* avons cheriibL-t a été d'accumuler des poini* ût re:*erc, ùt poiier des jalons ptiur ic> recherches ultérieures. Dans ce seTis, îic»us avons cru devoir discuîc: longuement les af5nnaîic»ns d^autiLirs cji se conredisent, sans cependsr.: trouver tou)ours> des c> phcations» satîsîaîsaritcs- Assurément, ce mt»Jt d'écrire l'histoire est défectueuiL, mais L! a la^antape, an moins, de rendre attentif sur les points qui ne sont pas clairs. Cest, suivant cet ordre d*idées, que nous nous sommes étendu principalement sur la période de 1858-18 71 qui tend a échapper aux invcstio^atîoiis.

Dans le cours de cet ouvra^re, il nous est arrivé aussi de donner 2 certains faits des développements qui peu\ent paraître oiseux, de les entourer d'explications jusqu'à la pédanterie. Nous pensons toutefois avoir bien agi, car la meilleure part de cette éc:tion nouveUe est dcstinct à rester en Cochincbine ; le livre, par conséquent, sera lu des Annamites, dont il est indispensable d'éclairer, sinon de transformer le jugement. Le lecteur nous pardonnera donc ce que, dés maintenant, il ne considérera plus que comme des défa: lances voulues.

Mais, puisque nous parlons de transf(»rmation nécessaire du jugenicni. l'Européen lui-même n'a-t-il pas sou\ ent besoin de modifier ses idées su: la colonisation par trop dépendantes de la mentalité métropolitaine ?Ne suivons-nous pas maintes fois une direction fausse moins par raisonnement spécieux que parce que mal rcn>eiL!"és ? CUfrtaineraent, les socieî^^ se meuvent et se débattent suivant des ■i::ne''S dont elles ne sauraient ^t détacher, qui les mènent aussi faulcment à leur grandeur qu'à rU' perte ; mais il n'en est pas moins vrai que de la volonté de ces socié:é> dépend, soit le retard, soit Taccélération vers le but heureux ou néfjNî^.. La raison en est que chaque peuple, chaque institution, chaque créati >-^ est la résultante de composantes antérieures, qui lui ont impérieusement tracé la ligne à suivre, et qu'enfin chacun porte en germe Félémen: de destruction qui amènera sa fin. Nul ne peut s'y soustraire. Cependant, nous le répétons, si aucune race, aucune œavre humaines ne sont innnies, toutes peuvent avoir moins ou plus de durée, selon les moyen> employés.

Pour ne citer quun exemple —et il nous concerne — c'est la facîl :. avec laquelle nous changeons d'avis, l'impatience qui nous dom::. tant. Cet état d ame fait que nous ne savons pas évoluer, nous dcmj: dons tout aux révolutions. Loin de penser à corriger une institut •'

qui présenté des défauts, nous la renversons pour lui en substituer une différente, qui aura quoi ? D'autres défauts. Ce système, nullement recommandable, mais possible dans un vieux pays comme la France, devient un élément pernicieux, voire franchement désagrégateur aux colonies. Notre idée fixe de ne demander la perfection qu'à des institutions nouvelles, doit nous conduire fatalement vers un avenir colonial peu pratique et plutôt décourageant. Il ne tiendrait pourtant qu'à nous de changer les choses.

En terminant ces quelques lignes, qu'il me soit permis de remercier ici toutes les personnes, et plus particulièrement MM. les administrateurs Chesne, Couzineau, Crestien et L'Helgoual'ch, qui ont bien voulu répondre à mes demandes de renseignements, qui ont mis leur temps et leur bonne volonté à la disposition de l'historien. Je remercie également les personnes qui n'ont pas répondu à mes lettres, elles m'ont rendu le service de les mieux connaître. Je les croyais bien élevées, je me suis trompé.

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