La première, commandée par MM. d'Aillebout
•4. Qu'est-ce que fit. ensuite M. d'Djcrvillo ?
5. A quoi trouvii-t-ii M. de Frontenac occupe, ot quels furent lefj succès des Abonjiquis
# G. Coinliit-n M. de Frontenac mit-il d'expéditions sur pied contre leB Anglais 7
*7. i>e quel cût6 fut dirigée la première oxpt5dition ot que fit-elle T
(le Maillot ot Loinoino de Slo-Hélèno, composée d'un pou plus de t>00 Canadiens et SauvcH^es, lui lancée sur la i)rovince de la Nouvelle-York, «(pes intréjudes chefs de bande voulaient même aller attaquer la ville d'Albany ; mais les Indiens, intimidés par l'audace de renli-eprise, refusèrent de les suivre. Il fut alors résolu de se rabattre sur Schenectad}^ bourg situé à IT milles d'Albany, et que les Français appelaient Corlar du nom de son fondateur. On arriva le 8 février, dans la soirée, devant ce bourg, dont Tenceinte en forme de carré lonp^, était percée de deux portes et renfermait 80 maisons. Les habitants, quoiqu'averlis plusieurs fois de se tenir sur leurs gardes, dormaient dans une fatale sécurité, n'ayant pas même mis de sentinelles à leurs portes. Ils n'avaient pas voulu croire qu'il fût possible aux Canadiens, chargés de leurs vivres et de leurs armes, de faii'e plusieurs centaines de milles en plein cœur d'hiver, au milieu des bois, des glaces et des neiges, incrédulité qui leur coûta cher ! Les Français ayant reconnu la place, y entrèrent sans bruit vers 11 heures du soir par une grosse tempête de neige, et investirent toutes les maisons. Les ordres se donnaient à demi-voix et la capote du soldat, suivant la consigne, assourdissait le bruit des armes, lorsqu'à un signal donné chacun poussa un cri sauvage et s'élança dans les maisons, dont les portes furent brisées à coups de hache. Les malheureux habitants remplis d'eû'roi songèrent peu à se défendre. Il n'y eut qu'une espèce de fort gardé par une petite garnison, qui fit une vive résistance à Mantet, qui s'en empara enfin et passa au fil de l'épée tout ce qu'il y avait dedans. La ville fut ensuite livrée aux llarames. Deux maisons seulement furent épargnées, celle où l'on avait porté un officier canadien blessé, M. de Montigny, et la maison du commandant de la place, le capitaine Sander, dont Tépouse avait autrefois généreusement recueilU quelques prisonniers français. Un grand nombre de personnes périrent dans ce massacre, fruit de Tatroce système de guerre qu'on avait adopté, et secondes représailles de celui de Lachine attribué aux instiga-
lions des Anglais. On accorda la vie à une soixantaine de vieillards, femmes et enfants, échappés à la * première furie des assaillants, et vingt-sept furent emmenés en captivité. Le reste de la population se sauva dans la direction d'Albany, sans vêlements, au milieu d'une neige épaisse qui tombait toujours, poussée par un vent violent. Vingt-cinq de ces fugitifs se gelèrent des membres dans leur fuite.
8. La seconde bande, formée aux Trois-Rivières par Hertel, n'était composée que de 52 Canadiens et Sauvages. Après une marche de deux mois, elle tomba, à la fin de mars, sur l'établissement de Salmon Falls, au bord de la rivière Piscataqua, dans la Nouvelle-Angleterre ; cet établissement était défendu par une maison fortifiée et deux forts de pieux. Elle attaqua tous ces ouvrages à la fois et les emporta d'assaut. » Les habitants furent faits prisonniers et le bourg fut livré aux flammes.
Les ennemis s'étant ralliés, se présentèrent vers le soir au nombre de 200 pour attaquer les Canadiens. Hertel se mit en bataille sur le bord d'une petite rivière sur laquelle il y avait un pcmt étroit qu'il fallait passer pour l'atteindre. Les Anglais méprisant le petit nombre de ses gens, s'y engagèrent avec assurance. Lorsqu'il jugea qu'ils s'étaient assez avancés, Hertel les chargea l'épée à la main, et dix-huit ennemis tombèrent tués ou blessés au premier choc. Aussitôt le reste tourna le dos et lui abandonna le champ de bataille. La Frenière, son fils aîné, fut blessé ; Crevier, son neveu, resta parmi les morts. Après cette rencontre, il se retira sans être inquiété.^
9. Le troisième parti fut organisé à Québec, S€us le commandement de M. de Portneuf, fils du baron de Bécancourt. Il était composé de Canadiens, d'une compagnie de troupes tirée de l'Acadie, et de quelques Abénaquis. Il ne fut pas moins heureux que les autres. Il s'empara de Casco, bourg situé sur le
* 8. Qui commandait la seoondo expédition, et sur quel point des provinces anglaises fut-elle envoyée 7
• 9. En quel endroit le troiHième parti futnil organisé, et quels furent
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bord (le la nior, à l'enihouchure de la rivière Kénébec, •bt défendu par un fort monté de liuil canons, devant lequel il fallut ouvrir la tranchée. La garnison aurait fait probablement une plus longue résistance sans une sortie dans laquelle périrent ses ])lus braves soK dats. Les fortifications furent rasées et les maisons réduites en cendres à deux lieues à la ronde.
Ces bandes intrépides qui ne s'étaient pas contentées de ravager le plat pays comme le portaient leurs ordres, apprirent aux colonies anglaises qu'une direction nouvelle et énergique présidait maintenant aux opérations, et que les événements de la guerre allaient changer. •