Que faisaient les Iroquois pendant ce temps- la f
25. Comme on parlait d'une nouvelle invasion âe 800 barbares, le gouverneur lança 600 hommes sur le canton des Agniers au milieu de l'hiver. Ce détachement détruisit trois bourgades de cette belliqueuse tribu et fit un nombre considérable de prisonniers. Vers le môme temps, M. de Villieu tombait avec 250 Abénaquis sur le Nouveau-Hampshire, et détruisait l'établissement de Oyster-River. Mais ce genre d'hostilité coûtait beaucoup de sang et donnait peu de résultat:
26. Les Iroquois empêchèrent encore d'ensemencer les terres en 1692. Ils parurent sur la rinère Yamaska, sur la rivière du Loup, à La Chênaie, à l'Ile- Jésus, à Saint-Lambert et ailleurs; mais ceux qui se présentèrent à Boucherville et sur les bords des lacs Saint-François, des Deux-Montagnes et deChamplain, furent atteints et taillés en pièces.
27. Dans le môme temps l'Angleterre organisait une nouvelle Hotte pour conquérir la Martinique et le Canada. Cette flotte mit à la voile, sous les ordres de sir Francis Wheeler, en 1693, et se dirigea vers les Antilles. Les troupes de débarquement qu'elle portait ayant été défaites à la Martinique et obligées de se rembarquer, Wheeler fit voile pour la Nouvelle- Angleterre. Dans la traversée la fièvre jaune éclata abord; 1300 matelots sur 2000, et 1800 soldats sur 2500 avaient succombé à cette maladie lorsque la flotte arriva à Boston. Pour comble de malheur, la flotte communiqu I la pesle à la ville, qui fui décimée à son tour. Après tant de désastres Taltaque de Québec fut abandonnée.
La guerre, néanmoins, ne cessa pas encore. Les Iroquois continuaient leurs courses. Ils furent battus dans l'Ile de Montréal par les Français^ et dans les pays de l'Ouest par les Miàmis.
25. Quel fut le succès des partis envoyés par M. de Frontenno contre les Cantons et le Nouveau- Uainpshire 1 •26. Los Iroquois parurent-ils encore en Canada 7
27. Comment so termina l'expédition maritime organisée par l'Angleterre pour faire la conquête de la Martinique et du Canada 1
28. \ji\ cour ftYnH onvo.vô l'ordre d'cvacncr toiitP«î l(^s conliëos occWleolalcs do rAméricfiic. iTonlcnar, l»ril sur lui de dé:^olHMr à iioc inslriiclion donl kuionfeciinence cul cio de doiuier loulos les nîilions des lacs et du Mississipi aux Auglais, (jui marclianl à la lêtc de tous ces auxiliaires, auraicnl obligé les Français de sortir du Canada dans une seule cam[)agne.
Fronleaac lit marcher ensuite 2300 hommes contre les Cantons iroquois. LesOnj)ontagués brûlèrent leur \illage et prirent la fuite ; les Onneyouts, n'ayant pu obtenir la paix à leurs conditiotis, s'éloignèrent.
(29. On ne trouva qu'un vieillard assis dans une bourgade. Trop faible ])our suivre sa tribu, ou dédaignant de fuir, il attendait avec un calme intrépide Ja mort horrible à laquelle il savait qu'on allait le destiner. Il fut abandonné aux Sauvages qui, au nombre de quatre cents, lui firent souffrir, selon leur coutume, toutes sortes de cruautés. Cet homme héroïque ne poussa pas une seule ])lainte; il reprocha seulement a ses bourreaux leur lâcheté de s'être rendus les esclaves de ces vils Européens, dont il parla avec le dernier mépris. Outré de ses injures, un Sauvage lui porta plusieurs coups de jioignard. Tu as tort d'abréyer ma vie, lui dit l'Onnontagué mourant, tu aurais dû prolonger mes tourments povr apprendre à mourir en homme.
Après la destruction de ces deux cantons, M de Fi'outenac rentra en Canada.l
30. Cette campagne acheva de faire reprendre aux Français leur iniluence sur les tribus indiennes. Un chef Sioux vint du haut delavallre du Mississipi se mettre sous la protection du grand Ononthio, c'est-àdire du roi de France. La cour mieux éclairée, nomma M. de Frontenac chevalier de Saint-Louis pour l'habileté et le courage dont il avait fait preuve dans la crise qu'il venait de passer.
'28. Que fit M. de Frontenac lorsqu'il reçut du roi l'ordre d'évacuer les pays de l'Ouest 7
29. Qu'est-ce qu'on trouva dans le pays abandonné par les Onnontagués 1 • 30. Quelle fut l'influence de cette campagne parmi les Sauvages 1