‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 58 sur 104 · Quo faisait pendant co temps-li le chef des Natdiés · texte numérisé non relu

Quo faisait pendant co temps-li le chef des Natdiés

riiV pl'iroo (ioviint lui, pui^ œllcs dos principaux Français, qu'il (il rangera r(Mil()ur,oiifiii les aulros qu'il ik iiiollro en piles. Do temps en temps les Natchés reeomnicnvaiont le massacre. Ils ouvrirent le sein des femmes enceintes, et égorgèrent presque toutes celles qui avaient des enfants en bas âge, parce qu'elles importun;ùenl par leurs ciis et leurs [)leurs ; les autres furent. jolécs en esclavage et exposées à tuute la brutalité de ces Barbares couverts du sang de leurs pères> de leurs maris ou de leurs enfants. On leur dit que la même chose s'était passée dans toute la Louisiane €t que les Anglais allaient venir prendre la place des Français.^

(J3. La nouvelle de cette catastrophe répandit la terreur dans toute la contrée. Jy? gouverneur en fut instruit le 2 décembre à la Nouvelle-Orléans. Il fit partir aussitôt un officier pour avertir les Français, sur les deux rives du Mississipi, de se mettre en garde, et en même temps pour observer les petites nations indiennes éparpillées sur les bords de ce fleuve.

Lorsqu'il vit que tout ailleurs paraissait tranquille, il songea à tirer une vengeance éclatante du massacre qui venait d'avoir lieu. Une partie des tribus entrées dans le complot, n'avait pas bougé. Les Yasous, qui avaient égorgé les Français qui se trouvaient au milieu d'eux, furent exterminés. Les Corrois et les Tioux subirent le même sort de la part des Arkansas de tout temps fort attaches aux Français. Les Natchés, attaqués par Lesueur à la tète de 800 Chactas, furent complètement défaits, et plus tard les restes de cette nation furent dispersés ou anéantis. Perrier envoya en esclavage ceux qui avaient été faits prisonniers et leur grand chef, le Soleil, dont la famille les gouvernait depuis un temps immémorial, et qui mourut quelques mois après au Cap-Français^

(H. La conduite de Perrier irrita profondément les listes de cette nation orgueilleuse et cruelle, à qui la

13. Que fit le gouverneur à la r-ouvelle de cette catastrophe, et quelle veni;eance tira-t-il du massacre des Français 7

14. Que firent et que devinrent les restes des Natchés après la mort 4» leur chef 3

haine et le désespoir donnèrent une valeur qu^on ne leur avait point encore connue. Ils coururent aux arines^ ils se jetèrent sur les Français avec fureur, ils combattirent vaillamment; mais ce désespoir ne fit qu'honorer leur chute.

Après cette vengeance éclatante le pays rentra dans son état de calme et d'immobilité ordinaire"?^

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