‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 75 sur 104 · automne était arriyeT^ L'avantage de la cam · texte numérisé non relu

automne était arriyeT^ L'avantage de la cam

f)agne, Ta cinquième depuis le commencement des hostiités, resta aux Anglais en Amérique ; ils se trouvaient maîtres de Louisbourg et de l'île de Saint-Jean ; ils avaient brûlé les établissements répandus sur les côtes de Gaspé et pris pied sur la rive septentrionale de la baie de Fondy ; ils avaient détruit le fort de Frontenac et forcé, enfin, les Français d'abandonner avec le fort Duquesne cette verdoyante et délicieuse vallée de rOhio, aux eaux de laquelle ils s'étaient plu à donner le nom de Belle-Rivière. Mais on peut dire que la gloire des armes appartenait à la France. Jamais ses soldats ne s'étaient battus avec plus de dévouement et plus d'intrépidité.

Le Canada, abandonné à la double attaque de la famine et de l'épée, ne pouvait toujours résister si sa métropole ne faisait face elle-même sur les mers à l'Angleterre, qui versait chaque année en Amérique des armées entières à nos adversaires déjà beaucoup trop puissants.

0iS. Les embarras des finances et l'aspect de l'avenir amenèrent un nouveau changement de ministère à Paris ; mais les affaires militaires n'en allèrent pas mieux. Les désastres s'accrurent de jour en jour, et les nouveaux ministres étaient encore moins favora-

- 22. A quelle nation resta l'avantage de la campagne de 1758 1

23. Que se passait-il alors à Paris, et quelle fut la résolution du gouvernement touchant le Canada 7

blés au Canada que les anciens. En vain, M. de Boui^ainvilie, envoyé à Paris, voulut représenter à la cour la nécessité (ie faire un ^rand ell'ort pour sauver le Canada ; en vain, M. de Montcalm écrivit lui-même

Su'à moins d'un bonheur inattendu, d'une grande iversion sur les colonies anjj^laises par mer, ou de grandes fautes de la part de l'ennemi, le Canada serait pris dans la campagne de 59 ou certainement dans la suivante, les Anglais ayant 6C,000 hommes sous les armes, tandis que les Français en avaient 10 à 11 raille auplus^^ Des sollicitations si pressantes restèrent sans rèsultaty

2'j.. L'Angleterre qui n'ignorait pas la détresse du Canada, redoubla de vigueur. Comme l'année précédente, elle persista dans le plan d'envahir cette province à la fois par le centre et par les deux extrémités. Le général Wolfe fut chargé de l'attaquer par mer et d'assiéger Québec avec une armée de 10 ,ou 11,000 hommes ; le général Amherst reçut l'ordre de descendre le lac Champlain et le Saint-Laurent avec 12,000 hommes pour se réunir à lui. Le général Prideaux, avec un troisième corps composé de troupes régulières et provinciales et de plusieurs milliers de Sauvages sous les ordres de sir William Johnson, devait prendre Niagara, descendre le lac Ontario, enlever Montréal, chemin faisant, et aller se joindre aux deux armées déjà rendues sous les murailles de la capitale du Canada. Un quatrième corps moins considérable devait, sous les ordres du colonel Stanwix, battre la campagne, enlever les petits forts qui se trouveraient sur sa route et repousser les Français des rives du lac Ontario. Ces forces composaient un total de plus de 30,000 hommes avec des parcs d'artillerie formidables et toutes sortes de machines de guerre. Les amiraux Sounders, Durell et Holmes firent voile d'Angleterre avec une escadre de 20 vaisseaux de hgne, 10 frégates, 18 autres bâtiments plus petits, que rallièrent en chemin un grand nombre d'autres, pour transporter l'armée du géné-

'24. Quel fut le plan de campagne de l'Angleterre pour l'année 1759 1

rai Wolfe de Louisbourg à Québec, et couvrir le siège de cette ville du côté de la aier. Cette flotte ne portait pas moins de 18,000 matelots et soldats de marine. Si, à cela, l'on ajoute encore les troupes nombreuses destinées à la garde des colonies anglaises elles-Qiôraes, on voit que l'estimation des forces de l'ennemi, faite par le général Montcalm, n'était pas loin de la vérife^

25. A Taspect de ces immenses préparatifs. Ton fit faire dans l'hiver, en Canada, le dénombrement des hommes capables de porter les armes ; il s'en trouva 15,000 de l'âge de 10 à 60 ans. Les troupes régulières s'élevèrent seulement à 5,300 hommes, après l'arrivée de 600 recrues dans le printemps.

Dans le mois d'avril, le peuple averti de l'orage, se porta aux prières publiques ordonnées par l'évêque pour le triomphe de la cause de la patrie, comme il allait se porter encore au combat.

•^25. A combien se montait le nombre des hommes capables de porter les armes en Canada en 1759 1

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LÏYRE DIXIEME

ciiArnuE u

Arrivée de l'armée anglaise dorant Québec. — Bombardement de cctU ville. — Bataille do Montmorency. — 1769.

1. La flotte anfçlaise, qui portait l'armée du gêné»rai Wolfe, parut dans le Saint-Laurent vers la fin de mai. L'on s'empressa d'organiser la défense de Québec ; mais comme cette ville n'avait qu'un rempart de six à sept pieds de hauteur du côté de la campagne^ sans parapet ni fossés, sans embrasures ni canons. Montcaltn décida de la couvrir par un camp retranché depuis la rivière Saint-Charles jusqu'au Saut Montmorency. L'armée alla prendre position.

• 2. Cette armée était d'un peu plus de 12,000 hommes, dont 3,500 environ étaient des réguliers. Le reste se composait de milices et de Sauvages. La garnison de la ville, formée de ses habitants, ne dépassait pas 650 hommes.

^ 3. La flotte anglaise atteignit Tîle d'Orléans le 25 juin. Bientôt l'ennemi eut près de 30,000 hommes dejerre et de mer devant Québec. \

yt-. L'armée anglaise débarqua sur l'île d'Orléans, et prit' position en face de la ville et du camp de Beauport. Une partie traversa ensuite à la Pointe-Lévis, où elle éleva des batteries pour bombarder Québec*-'

Cj, Dans l'espace d'un mois la plus grande partie -de la ville avec la cathédrale devinrent la proie des

*1. En q'.iel temps parut la flotte angîiise dans le fleuve Saint-Lauxent, et c^u'est-ce que l'on fit pour la défense de Québec 7

'2. Quelle était la force de l'armée française 'l

'3. Quel jour la flotte anglaise arriva-t-elle dans le voisinage de Québec 7 Quelle était sa force et quelle était celle de l'armée qu'tlla portait 7

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