‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 88 sur 104 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Guerre de 1812. — Administratwn de Prévost.

•1. Sir George Prévost, ancien militaire d'origine suisse, et gouverneur de la Nouvelle-Ecosse, remplaça sir James Craig en Canada. Il arriva à Québec en

•2. Il travailla à calmer les esprits et à faire oublier les mécontentements et les animosilés qui pouvaient exister dans les cœurs. Il nomma M. Bédardjuge des Trois-Rivières, et M. Bourdages colonel de milice. Bientôt la plus grande sympathie s'étaj^lit entre le I)euple et lui.

3. Cependant le parti de la guerre aux Etats-Unis était enfin parvenu au pouvoir. Nous avons vu plus haut les difficultés qui existaient entre l'Angleterre et cette république. Les relations entre les deux puissances s'étaient depuis lors envenimées de plus en plus. En 1812, les Etats-Unis mirent un embargo sur tous les vaisseaux anglais qu'il y avait dans leurs ports, et déclarèrent la guerre à la Grande-Bretagne. Tous leurs préparatifs militaires étaient encore à faire. Lorsque la première ardeur fut passée, la guerre leur parut une spéculation chanceuse ; ce qui les engagea a marcher avec précaution, et à faire de la guerre de 1812 une lutte d'escarmouches, dans laquelle il s'est cueiUi peu de gloire.

k. Sir George Prévost réunit le parlement deux fois, dans l'année. Il obtint de lui tout ce qu'il demanda, de l'argent et une loi pour lever des troupes, armer

♦1. Qui remplaça le gouverneur Craig en Canada ?

•2. Que lit sir George Prévost en prenant le pouvoir 7 3. Oii eu étaient les rapports entre l'Angleterre et les Etate-Unis en 1812 7

• 4. Combien de fois sir George Prévost réunit-il le parlement en 1812 { qw'obHnUl de lui, et que fit-il auprès du eler<«é t

\ti milice el organiser la rléfonsede la province. Il chèr»clia à roi^Miïnor les bonni^s içràccs du clergé, el cul jiour cela ])lusicnrs enlrevucs avec M. Plessis, qui pro- (ita de l'occasion pour faire reconnaître la religion callioli(7ue par le gouvernenjent,

5. Les troupes se dirigeaient alors de toutes parts verâ les frontières.

Le plan a-dopté pour les opérations militaires en Canada fut entièrement dcfensif. L'Angleterre était trop engagée en Europe pour songer à porlcr de grands coups en Amérique ; et d'ailleurs elle présumait avec raison que les entreprises des Etats-Unis dépendraient des vicissitudes de la guerre au-delà des mers. Napoléon s'était jeté sur la Russie ; du succès de cette gigantesque entreprise, à 800 lieues de sa capitale, allait dépendre le plus ou le moins d'énergie des républicains américains contre le Canada.

6. Les premières hostilités furent défavorables aux Américains. Le général Hull qui avait envahi un instant le Haut-Canada, et qui s'était retiré au fort du Détroit, se rendit sans coup férir prisonnier au général Brock avec presque toute son armée, dite de l'ouest. I/armée du centre, commandée par le général Van Kensalaer,débarqua à Queenston, et réussit à contenir les premières troupes anglaises dans un combat où le général Brock fut tué ; mait assaillie bientôt par de nouvelles forces commandées par b général ^heatfe, elle fut obligée de po^er aussi les armes après avoir perdu plusieurs centaines d'iiommes.

Il ne restait plus que 1 armée du nord, commandée par le général Dearborn, el qui s'élevait à 10,000 hommes. Elle fit raine de se mettre en mouvement par la rivière Lacolle. Quatorze cents hommes assaillirent une des gardes avancées du major de Salaberrv, mais en voulant la cerner, ils se fusillèrent dans l'obscurité ce qui détermina aussitôt leur retraite.

Les Américains soutinrent mieux l'honneur de leur pavillon sur mer. Les victoires que remportèrent les

6 Que fai.xaieiît alors les troupes, et quel plan d'opératiocs militaire* fat adopte poiir la défense du Canada'] 6. Quelle; furent les opérations militaires de la campagne do 1812 3

frégates la Constitution et les Etats-Unis, qui enlevèrent plusieurs frégates anglaises après des combats fort sanglants, leur firent oublier les échecs qu'ils avaient éprouvés sur terre. ,

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