‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 99 sur 104 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Union de8 deux Canadas.— 1838-1840.

• 20. Les troubles qui venaient d'avoir lieu dans un pays où il n'y avait jamais eu de révolte, firent sensation non seulement en Angleterre, mais encore en France et aux Etats-Unis. Lord John Russell pré-

• 19 Qu'allait faire à présent l'Angleterre 1

»20. Quelles furent les premières couséquenaes des trpubles de 1837 1

genta, le 17 janvier 1838; un projet de loi au parle-^' raent impérial pour suspendre la constitution du Bas- Canada, et le fit passer après d'assez longues discussions.

V21. Lord Durham fut envoyé en même temps à Québec pour remplacer lord Gosford et pour faire une nouvelle enquête sur les lieux. Dans rintervalle, sir John Colborne nomma un conseil spécial pour expédier les affaires les plus pressantes. Lord Durham débarqua dans la colonie le 27 mai. - Il renvoya le conseil de Colborne et en nomma un de son choix, composé de militaires et de fonctionnaires civils. Il organisa ensuite diverses commissions pour s'enquérir de l'administration des terres, de l'émigration, de l'éducation et des institutions municipales. Le procès des accusés politiques devenant embarrassant, il accorda une amnistie presque générale, qui fut bien reçue par le peuple.

C II visita le Haut-Canada et rallia les habitants de cette province à son plan d'union des deux Canadas. De retour à Québec, il y était entouré des gouve^çneure et des députés des provinces de l'Est, appelés pour débattre avec lui la question d'une confédération de toutes les colonies de l'Amérique du Nord, lorsqu'arriva la nouvelle du désaveu de son amnistie par la métropole. Ce désaveu l'humilia et le blessa au cœur. 11 envoya sa démission, et déclara dans une longue proclamation au peuple, «qu'il voulait donner un caractère anglais au pays, et noyer les misérables jalousies d'une petite société et les odieuses animosités d'origine dans les sentiments élevés d'une nationalité plus grande et plus noble. » j

Il s'embarqua le 1 novembre, 1838, pour l'Europe. Sir John Colborne remonta à la tête du gouvernement et y resta jusqu'à l'arrivée de lord Sydenham, l'année suivante.

21. Qui Tint remplacer lord Qosford corame gouremeur général; ou» fit lord Durham en Canada, et pourquoi retourna-t-il sitût •& Angleterre 1

M Apros lo (it^part de lord DurJiam, Jos réfugiés niix htats-Unis orKanisèrent avec quelques Américains un nouveau soulèvement dans les deux Canadas à la lois. Des Hisurrcclions partielles éclatèrent sur plusieurs ponits de la rivière Uiclielicu, à lieauharaais, à Terrebonne, a Chateauguay, à Kouville, à Varennes, à Contrecœur, et dans quelques autres paroisses, tandis qu un corps d'Américains et de réfugiés pénétrait dans lo pays, sous les ordres du Dr Nelson et prenait possession du village de NapierviUe. Sir John Colborne qui s y attendait, assembla le conseil spécial, proclama la loi martiale, arma les volontaires, m arrêter toutes les personnes suspectes, puis marcha avec 7 a 8 mille hommes, soldats, miliciens et î^auvages venus de différents points, sur le pays insurge, QU tout était déjà rentré dans l'ordre quand il y arriva. Il n eut qu'a y prQmener la torche de Fincendie. Il ne laissa que des ruines et des cendres sur son passage.

Dans le Haut-Canada, les Américains et les réfugiés de cette province qui s'étaient joints à eux, débarquèrent a Prescott et prirent possession d'un moulin, quils furent obliges de rendre au bout de quelque temps aux forces considérables qui les cernèrent. D autres rebelles inquiétèrent la frontière tout l'hiver attaquèrent \yindsor, le Détroit et quelques autres points, mais n exécutèrent rien de sérieux.

23 Colborne fit passer les prisonniers par des conseils de guerre; quatre-vingt-neuf furent condamnés a mort quarante-sept à la déportation et tous leurs biens furent confisqués. Treize condamnés, avec le Chevalier de Lorimier à leur tête, périrent sur l'échalaud aux applaudissements de leurs ennemis accourus pour prendre part à un spectacle qui passait à leurs yeux pour un triomphe.

"Lorsque l'échafaud eut satisfait la vengeance du vainqueur dans le Bas-Canada et dans le Haut où se passait mie partie des scènes du Bas, l'on tourna les

22. One ae passa-t-il après le départ de lord Durham pour l'Eurore et comment ee terminèrent lea insarrectione de 1838? ■ '

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