Que falsait-oD dans le Haut-Canada
les uns ni les autres ne purent tenir longtemps la campagne ; un parti fut mis en déroule dans ce district même ; un autre fut défait à Amherstburgli, et MacKenzie et ses partisans furent obligés peu après d'évacuer leur île après avoir subi un bombardement de plusieurs jours; de sorte que bientôt la paix se trouva rétablie dans les deux provinces.
19. Qu'allait faire à présent l'Angleterre ? Déjà les Anglais, à Québec et surtout à Montréal, s'agitaient pour demander l'union des deux Canadas. C'était l'attente de cette mesure que les ministres voyaient toujours comme inévitable dans un avenir plus ou moins éloigné, qui les avait empêchés de faire des concessions réelles au Bag-Canada. Ils ne voulaien^j^ pas laisser trop grandir cette nationalité française qui offusquait leurs préjugés, et aux bruits qui transpiraient de temps en temps. Ton pouvait croire que dès que le parti anglais, tout appuyé qu'il était de la métropole, ne pourrait plus tenir tête au parti canadien, et que la population du Haut-Canada serait assez considérable, on unirait les deux provinces pour mettre les Canadiens français en minorité et les assujettir à^ une majorité angla'ise sans paraître faire trop dln-' justice.
Lord Gesford partit de Québec dans les derniers jours de février, 1838, pour l'Europe, par la voie des Etats-Unis. Le gouverneur du Haut-Canada, sir Francis Bond Head, qui avait demandé aussi son rappel, le suivit peu de temps après.