‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 100 sur 141 · Que fit le général Wolfe après avoir détruit la ville · texte numérisé non relu

Que fit le général Wolfe après avoir détruit la ville

7. Que faisaient alors les Français, et par qui la bataille de Montmorency fut^elle gagnée 7

ment de leur ligne pour ouvrir leur feu. Alors elles firent des décharges si rapides et si meurtrières qu'en peu de temps les colonnes anglaises furent jetées en désordre, et que, malgré les etforts de leurs officiers, elles prirent toutes la fuite péle-méle pour se soustraire à la mort qui planait sur elles. Au même instant survint un violent orage de pluie et de tonnerre, qui déroba les combattants à la vue les uns des autres, et dont le bruit, plus imposant et plus vaste^ fit taire celui de la bataille. Lorsque le brouillard se fut dissipé, les Canadiens aperçurent les ennemis qui se rembarquaient avec leurs blessés, après avoir mis le feu à deux transports qu'ils avaient échoués en face pour leur servir de batteries. Ils se retiraient comme ils étaient venus, les uns dans leurs berges et les autres par le gué de la rivière Montmorency.

8. Repoussés à Montmorency, les Anglais abandonnèrent le projet de forcer les lignes françaises à Beauport, et résolurent de remonter le fleuve et de débarquer au-dessus de la ville. Le général Montcalm envoya un bataillon camper sur les plaines d'Abraham. Il donna ensuite 3000 hommes à Bougainville pour suivre les mouvements de l'ennemi, qui depuis quelques jours menaçait à la fois le camp de Beauport, la ville et les magasins de l'armée.

9. Cependant si les choses avaient assez bonne apparence du côté de Québec, les nouvelles que l'on recevait du lac Champlain et du lac Ontario étaient peu rassurantes. Le général Amherst s'était mis en mouvement avec ses 12,000 hommes et 54 bouches à feu, et avait obhgé M. de Bourlamarque de faire sauter le fort Carillon et le fort Saint-Frédéric, et de se retirer à rile-aux-Noix. Plus haut sur les grands lacs, M. Pouchot apprenant la marche de l'ennemi, avait envoyé un courrier pour ordonner à Chabert au fort du Portage, à Ligneris au fort Machault et aux corn-

8. Qu'est-ce que firent les Anglais après leur échec à Montmorency^ et quelles furent les mesures défensires de Montcalm ?

9. Que 68 passait-il alors du côté du lac Champlain et des grands lacs 1

mandants du Détroit et des postes de la Presqu^Ile, Venango et Le Bœuf, de se replier sur Niagara avec ce qu'ils auraient de Français et de Sauvages. Ainsi l'on abandonnait encore sans combattre, faute de soldats et d'habitants, une autre vaste étendue de ter* ritoire et l'un des plus beaux pays du monde. Chabert brûla son fort et, le 10 juillet, atteignit Niagara qui était alors assiégé par une armée anglaise à laquelle il dut bientôt ouvrir ses portes.

Niagara était le poste fortifié le plus considérable de cette partie duCanada et le plus important par sa situation. Sa perte sépara les lacs supérieurs du bas de la province, et les Français se trouvèrent, par cet événement, refoulés d'un côté jusqu'au Détroit, et de l'autre jusqu'aux rapides du Saint-Laurent, au-dessus de Montréal, le fort Frontenac, faute de temps, n'ayant pas été relevé. La possession du lac Ontario appartint de ce moment aux ennemis.

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