CHAPITRE III
Seconde bataille d'Abraham et dernière victoire des Français. Cession du Canada à l'Angleterre et de la Louisiane à l'Espagne.— 1760-
13. Après les défaites que l'Angleterre essuyait depuis cinq ans en Canada, la nouvelle de la prise de Québec, cette ville si renommée du Nouveau-Monde, la remplit de joie. Londres et les principales villes du royaume présentèrent des adresses de félicitation au monarque. Le parlement ordonna que les restes du général à qui TAngleterre devait une si brillante conquête, fussent déposés dans le temple de Westminster, au milieu des grands hommes de la patrie, et qu'un monument y fut élevé à sa mémoire. Il vota des remercîments aux généraux et aux amiraux qui avaient fait partie de l'expédition, et le roi ordonna que des actions de grâces fussent rendues au Dieu des armées dans tout Tempire.
14. Le général Lé vis, ne perdant pas encore entièrement espérance, avait résolu de reprendre Québec le printemps suivant, avant l'arrivée des secours que le général Murray attendait de l'Angleterre. Mais cette énergique résolution trouva peu d'écho à Versailles, où les courtisans regardaient la [)Ossession du Canada plutôt comme une charge que comme un avantage.
15. Les Anglais organisèrent, comme l'année précédente, trois armées pour achever d'abattre une puissance qu'ils combattaient depuis qu'ils avaient planté leur drapeau dans ce continent.
16. Le général Lévis put, après bien des efforts, réunir 3600 soldats, 3000 Canadiens et 270 Sauvages pour marcher sur Québec. Il parut dans les plaines
13. Quelîe sensation la capitulation de Québec fit-elle en Angleterre 7 14 Quelle fut la résolution de M. de Lévis 7
15. Quels furent les préparatifs des Anglais pour la campagne d« 1760 7