‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 105 sur 141 · Quel a^spect offrait le pays après la pose des armes · texte numérisé non relu

Quel a^spect offrait le pays après la pose des armes

2. Que firent les vainqueurs à la ce«s&tioa des hostilité!, et comment le Canada fut>il traité 'i

3. Après le traita de Versailles, qu'est-ce que l'Angleterre fit de la Nouvelle-France, et quels changements furent ordonnea dans l'organieation civile et politiquo du Canada 7 Qui fut nommé gouverneur 4» cette province 1

Saint-Jean jusqu'à la baie d'Hudson, l'île d'Anficostî^ Tîle de la Magdeleine, furent annexés au gouvernement de Terreneuve ; les îles de Saint-Jean et du Cap- Breton^ à la Nouvelle-Ecosse ; les terres des grands lacs aux colonies voisines. Un peu plus tard^ le Nouveau-BrunsTvick en fut encore retranché pour prendre ce nom qu'il porte aujourd'hui et une administration particulière.

Du territoire, on passa aux lois ; et le roi, de sa propre autorité, abolit les lois françaises pour y substituer celles de l'Angleterre. Le général Murray fui en même temps nommé gouverneur-général, en remplacement de lord Amherst. Il forma un conseil qui fut revêtu conjointement avec lui, des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et la province fut divisée en deux districts seulement,

4. Ces changements importants mécontentèrent les Canadiens. Des murmures, sourds d'abord, éclatèrent ensuite dans toutes les classes» Murray s'aperçut qu'il avait été trop loin et que le projet de changer la nationalité et les lois des Canadiens était impossible, du moins pour le présent. Il dut s'en écarter. Il commença par rétablir les lois touchant la propriété foncière.

5. Pour se conformer à une autre partie de ses instructions, il avait convoqué les représentants du peuple en assemblée législative ; mais la chambre ne siégea poiiït, parce que les membres canadiens refusèrent de prêter le serment du test, par lequel on nie la transubstantiation et l'on renonce au culte de la Vierge et des saints, et parce que le gouverneur ne voulut pas laisser les protestants procéder seuls aux affaires; ce qui irrita tellement ceux-ci, qu'ils l'accusèrent de favoriser les catholiques et qu'ils réussirent à le faire rappeler en Angleterre.

6. Murray fut remplacé j^ar le général Garleton eo 1766. " " ' "^

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4. Comment ces cbaDgeûjents farent-ila reçus par les Canadiens ?

5. Pourquoi l'assemblée législative conroqnée par le gouverneut Murray, ne siégea-t-elle pas ? '■•

,6 Par qui le gouverneur Muiray fut- il- remplacé '".'^'^

7. M. Briand montait sur le siège épiscopal de Québec dans la même année^ en remplacement de M. de Pontbriand mort en 1760. . a*;^, jj

8. Les difficultés qui commençaient à naîtrfe dans les autres colonies touchant l'acte du timbre, et le pouvoir que s'arrogeait l'Angleterre de les taxer sans leur consentement, afin de l'aider à payer l'intérêt de la dette nationale qu'elle avait beaucoup augmentée pour paver les frais de la guerre du Canada, engageaient alors cette métropole à suivre une politique plus juste et plus libérale à l'égard des Canadiens. L'attitude hostile que prenaient ses anciennes colonies^ lui fit craindre la perte de toute l'Amérique du Nord, et la força de restituer aux Canadiens leurs institutions et leurs lois. ^^^

9. Elle commença par suspendre l'exécution des insiruclions royales qui ordonnaient de chasser du pays tous les habitants qui refusaient de prêter le serment d'abjuration, c'est-à-dire tous les Canadiens puisqu'ils étaient tous catholiques. Trois ans plus tard, les ministres, revenant peu à peu sur leurs pas^ allèrent jusqu'à permettre de concéder des terres en seigneurie.

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