‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 106 sur 141 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Révolution américaine — 1775.

„ 10. Dès 1775, ou seulement douze ans après le traité de Versailles, toutes les provinces anglaises de l'Amérique du Nord étaient en rupture ouverte avec l'Angleterre, et marchaient à granits pas vers la révolution qui devait assurer leur indépendance. Ces provinces, qui avaient déjà trois millions d'habitants, protestèrent contre la prétention de les taxer. Fran-

^T.'À t[ueile époque M. Briand montait-il sur le siège épiscopal 7 -8.:Quel changement subissait alors la politique de l'Angleterre à l'égard des Canadiens, et quelle était la cause de ce change^ment 1

9. Que fit l'Angleterre pour commencer sa politique de réhabilita-

10. Que se passait-il dans les autres colonies anglaises 7 -ai oi r> 9Î 9lft7Uoa *f « oîl»'în'i

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kliu, Henry Otis^ Adam Hancock les dirigeaient dans ce grand débat.

11. En 1773 le parlement anglais avait passé un acte pour autoriser la Compagnie des Indes Orientales à porter du thé en Amérique, à la charge de payer les droits imposés par Tacte de 1767. Aussitôt dans plusieurs provinces on avait iorcé les consignataires de cette denrée à renoncer à leurs entrepôts. A Boston les entreposeurs les plus rebelles furent promenés dans les rues le corps enduit de goudron et couvert de plumes, et l'on détruisit ou jeta à Teau trois cargaisons de thé.

12. Lord North, impatienté de tant d'audace, voulut punir les Bostonais ; il fit passer une loi par la chambre des communes pour tenir leur ville rebelle en état de blocus. Deux autres lois de coercition furent encore présentées par le ministère et passées. L'une restreignait les libertés du Massachusetts et déclarait contraires aux lois toutes les assemblées publiques noa spécialement autorisées par le gouverneur; l'autre mettait à labri de toutes recherches les officiers qui se serviraient de la force jusqu'à tuer pour faire exécuter la loi ou pour appaiser les émeutes. Enfin, le ministère proposa et fit passer une quatrième loi, l'acte de 177i, pour réorganiser le gouvernement du Canada, nommé alors province de Québec. C'était le complément du grand plan d'administration imaginé pour l'Amérique. Cette loi qui imposait un gouvernement absolu à celte province, acheva de persuader les anciennes colonies des arrière-pensées de l'Angleterre contre leurs libertés. Elles protestèrent surtout contre la reconnaissance du catholicisme comme religion établie en Canada, plus probablement par politique, connaissant les vieux préjugés de l'Angleterre contre cette religion, que par motif de conscience, puisqu'elles admirent elles-mêmes peu de temps après les catholiques au dj:oit de citoyenneté dans leur république. i.-Zty^. "■•'/■'^'.'!7^;' '

11. Quelle était la cause de l'insnrrîction des autres colonies anglaises 7

12. Quelles mesures r^Anglet^rre prit-elle à la nouT«llc de cette ineurrection 1

13. Cette loi reculait de toutes prarls les limites données à la province de Québec dix ans auparavant, de manière à les étendre, d'un côté, à la Nouvelle- Angleterre, à la Pennsylvanie, à la Nouvelle-York, à * l'Oliio et à la rive gauche du Mississipi ; et de l'autre, au territoire de la Compagnie de la' baie d'Hudson. Elle conservait aux catholiques les droits que la capitulation leur avait assurés, et les dispensait du serment du test ; elle rétablissait les anciennes lois civiles avec la liberté de tester de tous ses biens, et confirmait les lois criminelles anglaises. Enfin elle donnait à la province un conseil de 17 membres au moins et de 23 au plus, catholiques ou protestants, avec pouvoir d'exercer, au nom du prince et sous son veto, tous les droits d'une administration supérieure, moins celui d'imposer des taxes, si ce n'est pour l'entretien des chemins et des édifices publics. Le roi se réservait le privilège d'instituer des cours de justice civiles, criminelles ou ecclésiastiques.

-'14. Pendant ce temps-là les protestants du Canada s'assemblaient pour demander la révocation de la loi dite de Québec. Lord Cambden présenta leur pétition à la chambre haute en 1775, et introduisit un projet de loi pour exécuter ce qu'ils demandaient. Mais ce projet fut rejeté sur la motion du comte de Dartmouth, ministre des colonies. La même tentative faite dans la chambre des communes par sir George Savile, éprouva le môme sort.

15. Tandis que la loi relative au Canada tendait à en concilier les habitants à l'Angleterre, celle qui ordonnait de fermer au commerce le port de Boston, excitait la colère et l'indignation des autres colonies. Les Américains s'assemblèrent en congrès, en 1774. Douze provinces contenant, comme on l'a dit, près de trois miUions d'hommes, y étaient représentées par leurs députés. Le congrès exposa les griefs des

13. Quels changements la loi dite de Québec introduisait-elle en Canada 1

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