‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 107 sur 141 · Que faisaient alors les protestants du Canada · texte numérisé non relu

Que faisaient alors les protestants du Canada

15. Quelle sensation eut dans les autres colonies anglaises la loi qui ordonnait de fermer le port de Boston, et qu« firent les Américains 7

colons, au nombre desquels il plaça la loi relative au Canada que venait de passer le parlement.

16. Le général Carleton inaugurait alors à Québec la constitution octroyée par celte loi^ et formait un conseil législatif de 23 membres, dont un tiers de catholiques. Il s'empressait» de s'attacher les Canadiens par des faveurs. Il en nomma plusieurs à des charges publiques. Il n'y avait pas de temps à perdre. Le congrès leur avait déjà envoyé une adresse pour les solliciter de se joindre aux autres colonies afin de défendre avec elles leurs droits et leur liberté.

17. Cette adresse fît uhe grande sensation non seulement parmi les Canadiens, mais aussi parmi les Anglais qui, n'espérant plus dominer exclusivement, songèrent pour la plupart à devenir révolutionnaires. La situation du général Carleton devint excessivement difficile. Heureusement que le clergé et la noblesse avaient été inviolablement attachés à l'Angleterre par la confirmation de la tenure seigneuriale et de la dîme ainsi que par la crainte d'exposer leur reUgion et leur nationalité en devenant partie intégrante d'une république anglaise et protestante. Ils réussirent à maintenir presque toute la population dans la neutralité.

18. Les événements se précipitaient. Le sang avait déjà coulé à Lexington et àCoucord. Les populations couraient partout aux armes. Carillon, Saint-Frédéric et le lac Champlain tombaient au pouvoir des insurgés. Le congrès nommait ^yashington général en chef des armées républicaines, passait une nouvelle adresse pour démontrer aux Canadiens la tendance pernicieuse de la loi relative au Canada, et faisait marcher une armée sur Québec.

19. Les Canadiens du bas de la province restaient tranquilles ; mais une partie de ceux du haut, plus

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