CHAPITRE II
Les troubles de 18?7.— 1835 à 1837.
7. L'agitation se répandit d'un bout du pays à J'autre. Une partie de la population anglaise des townships de l"Est que visita M. Papiiieau^se prononça pour la politique de la chambre. Un comité central peraianent fut nommé pour diriger le peuple, et se mettre en rapport avec une nouvelle association politique formée à Toronto.
8. En Angleterre, les communes, après de longs débats, laissèrent la solution de toutes les questions au bureau colonial. M. Stanley déclara que le conseil était conservé pour la protection de la minorité anglaise, et que les deux Canadas devaient être un jour réunis.
9. Le parlement canadien fut dissous, et les élections se firent au milieu de beaucoup de violence et de désordres, malgré les associations constitutionnelles formées dans les villes avec M. Neilson à leur tête, pour le maintien des institutions et des lois.
10. Divers changements eurent lieu, sur ces entrefaites, dans le ministère anglais. Sir Robert Peel et les torys remontèrent au pouvoir. Mais les affaires n'en allèrent pas mieux. Le nouveau ministre des colonies, lord Aberdeen, persista dans la politique de ses prédécesseurs. Il rappela, cependant, lord Aylmer pour le remplacer par un homme de confiance, avec le titre de commissaire royal. Lord Gosford, revêtu de cette haute charge, arriva à Québec en 1835 avec deux adjoints, sir Charles Cray et Sir James Gipps.