Qu'est-ce que suggéra Charlevoix à la cour
9. Quand M. Perrier prit-il les renés du gouvernement de la Loui-
siane
10. Dans quel état M Perrier trouva-t-il la colonie et que se passaitil parmi les Sauvages ?
Il Racontez-nous le massacre des Français par les Xatchés 1
Barbares fut excitée ; leurs yeux s'allumèrent à la vue de ces richesses, et ils ne purent tenir à l'amour fiu pillage. Oubliant que leur précipitation allait compromettre le massacre général, ils résolurent de frapper sur le champ, afin de s'emparer des cargaisons avant qu'elles fussent distribuées. Le ^ novembre 1729, ils se répandirent de grand matin dans toutes les demeures en publiant qu'ils partaient pour la chasse, et en ayant soin d'être partout plus nombreux que les Français. Pour pousser le déguisement jusqu'au bout, ils entonnèrent un chant en l'honneur de M. de Chépar et de ses hôtes. Alors il se fit un moment de silence, puis trois coups de fusil retentirent successivement devant la porte de ce commandant. C'était le signal du massacre. Les Sauvages fondirent partout sur les Français, qui, surprix sans armes et dispersés au milieu de leurs assassins, ne purent opposer aucune résistance ; ils ne se défendirent qu'en deux endroits. M. de la Loire des Ursins, commis principal de la compagnie, attaqué à peu de distance de chez lui, tua quatre hommes de sa main avant de succomber. A son comptoir, huit hommes qu'il y avait laissés, purent prendre leurs armes ; ils se défendirent fort longtemps, et six d'entre eux succombèrent. Les survivants réussirent à prendre la fuite ; les Natchés eurent huit hommes de tués dans cette attaque. Ainsi leurs pertes se bornèrent à une douzaine d'hommes, tant leurs mesures avaient été bien prises. Deux cents personnes de tout âge et de tout sexe périrent dans cette boucherie. Une vingtaine seulement, la plupart blessés, avec quelques nègres se sauvèrent ; soixante femmes, cent cinquante enfants et presqu' autant de noirs restèrent prisonniers, une partie pour périr dans les tourments les plus afl'reux.
12. Pendant le massacre, le chef des Natchés était assis sous le hangar à tabac de la compagnie, attendant tranquillement la fm de cette terrible tragédie. On lui apporta d'abord la tête de M. de Chépar, qui