‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 78 sur 141 · Que faisait pendant co tomps-li le chef des Natchés · texte numérisé non relu

Que faisait pendant co tomps-li le chef des Natchés

fiit placée devant lui, puis celles des principaux Français, qu'il fit rangera lentour, enfin les autres qu'il fi^. mettre en piles. Do tenips en temps les Natchés recommençaient le massacre. Ils ouvrirent le sein des femmes enceintes, et égorgèrent presque toutes celles qui avaient des enfants 'en bas âge, parce qu'elles importunaient par leurs cris et leurs pleurs ) les autres furent jetées en esclavage et exposées à toute la brutalité de ces Barbares couverts du sang de leurs pères^ de leurs maris ou de leurs enfants. On leur dit que la môme chose s'était passée dans toute la Louisiane et que les Anglais allaient venir prendre la place des Français.

13. La nouvelle de cette catastrophe répandit la terreur dans toute la contrée. Le gouverneur en fut instruit le 2 décembre à la Nouvelle-Orléans. Il fit partir aussitôt un officier pour avertir les Français sur les deux rives du Mississipi, de se mettre en garde^ et en même temps pour observer les petites nations iadiennes éparpillées sur les bords de ce fleuve.

Lorsqu'il vit que tout ailleurs paraissait tranquille^ il songea à tirer une vengeance éclatante du massacre qui venait d'avoir lieu. Une partie des tribus entrées dans le complot, n'avait pas bougé. Les Yasous, qui avaient égorgé les Français qui se trouvaient au milieu deux, furent exter.iiinés. Les Corrois et les Tioux subirent le mémo sort de la part des Arkansas de tout temps fort attachés aux Français. Les Natchés, attaqués par Lesueur à la lete de 800 Chactas, furent complètement défaits, et plus tard les restes de cette nation furent dispersés ou anéantis. Perrier envoya en esclavage ceux qui avaient été faits prisonniers et leur grand chef, le Soleil, dont la famille les gouvernait depuis un temps immémorial, et qui mourut quelques mois après au Caf)-Français,

li. La conduite de Perrier irrita profondément les restes de cette nation orgueilleuse et cruelle, à qui la

13. Que fit le gouverneur à la nouvella do ce<te catastrophe, et quelle veujjeauce tira-t-il du innssacre des Français 7

14. Que firent et que devinrent les lestes des Xatchés après la moii de leur chtf 1

haine et le désespoir donnèrent une valeur qu'on ne leur avait point encore connue. Ils coururent aux armes, ils se jetèrent sur les Français avec fureur, ils combattirent vaillamment; mais ce désespoir ne fit qu'honorer leur chute.

Après cette vengeance éclatante le pays rentra dans son état de calme et d'immobilité ordinaire.

CH.^PITRE in.

Etat du Canada.— Question des frontières.— Etat du clergé.~1713-l 744.

14. Nous reprenons Thistoire du Canada à l'année 1713. Depuis un quart de siècle le pays avait à peine joui de quatre ou cinq années de paix. Il avait perdu beaucoup d'hommes dans les combats, et un plus grand nombre encore par l'émigration vers les grands lacs et la vallée du Mississipi. Cependant sa population n'avait pas cessé de s'accroître. Le gouverneur, M. de Yaudreuil, lui procura un grand bienfait en désarmant lés Iroquois et en achevant de leur persuader que leur intérêt était de rester neutres dans les luttes des blancs qui les enveloppaient de toutes parts. C'était assurer la tranquillité des Canadiens^ et leur permettre de se livrer au commerce et à l'agriculture, qui étaient leurs seules sources de richesse. L'agriculture était encore peu avancée si l'on en juge par la fortune des seigneurs.

16. Les finances, si étroitement liées au commerce dans tous les pays, l'instruction publique, l'organisation intérieure occupèrent longtemps l'attention du gouvernement.

17. Les lois civiles et criminelles demandaient une révision. Quant à l'instruction publique, M. de Vaudreuil étabht, en 1722, huit maîtres d'école en diffé-

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