‹ Abrégé de l'histoire du Canada, depuis sa découverte jusqu'à 1840, a l'usage es maisons d'educationChapitre 85 sur 141 · Quelle fut la cause de la guerre de · texte numérisé non relu

Quelle fut la cause de la guerre de

2. Qu'est-ce que fit le gouvernement pour défendre la Nouvelle- France 1

3. Le gouverneur du Cap-Breton, M. Duquesnel, envoya en même temps M. Duvivier avec 8 à 900 hommes pour ravager l'Acadie. Duvivier prit et brilla Canseau, menaça Annapolis et porta partout ia terreur, tandis que les corsaires infestaient les côtes de Terreneuve et etfrayaient Plaisance. Le Massachusetts pour se mettre à l'abri des attaques des Français, fit élever une chaîne de forts depuis la rivière Connecticut jusqu'à la Nouvelle-York.

4. Tout paraissait favorable aux armes et à la situation des Français dans le Nouveau-Monde, lorsqu'un événement inattendu, l'insurrection de la garnison de Louisbourg, tranquillisâtes colonies anglaises et amena la perte de cette forteresse.

A la nouvelle de l'insurrection causée par la négligence du gouvernement à payer la solde des troupes, le Massachusetts résolut d'en'profiter pour s'emparer de ce boulevard des Français en Amérique. 4000 hommes commandés par un'de ses négociants, nommé Pepperrell, furent raUiés à Canseau par le commodore Warren envoyé d'Angleterre avec quatre vaisseaux, et parurent tout-à-coup devant Louisbourg. La garnison, haranguée par son chef, !e général Duchambon, revint à de meilleurs principes, sans conquérir cependant la confiance des officiers, qui s'obstinèrent à croire que les soldats ne demandaient à faire des sorties que pour déserter; on les tint comme prisonniers jusqu'à ce qu'une si mauvaise défense eût réduit la ville à capituler, le 16 juin, anrès avoir perdu 200 hommes. L'île entière suivit le sort de Louisbourg, son unique boulevard, et la garnison et les habitants, au nombre de 2,000, furent transportés à Brest.

5. La perte de Louisbourg fit une sensation profonde en Canada, où l'on croyait que l'attaque de cette ville était le prélude à celle de Québec. M. de Beauharnais lit ses préparatifs pour toutes les éven-

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