Lord North, impatienté de tant d'audace, voulut
Eunir les Bostonais; il fit passer une loi par lachamre des communes pour tenir leur ville rebelle en ^tat de blocus. Deux autres lois de coercition furent encore présentées par le ministère et passées. L'une restreignait les libertés du Massachusetts et déclarait contraires aux lois toutes les assemblées publiques non spécialement autorisées par le gouverneur; Tautra mettait à Tabri de toutes recherches les officiers qui se serviraient de la force jusqu'à tuer pour faire exécuter la loi ou pour appaiser les émeutes. Enfin, le ministère proposa et fit passer une quatrième loi, Tacte de 1774, pour réorganiser le gouvernement du Canada, nommé alors province de Québec. C'était le complément du grand plan d'administration imaginé pour TAmérigue. Cette loi qui imposait un gouvernement absolu a cette province, aqheva ^e persuader les anciennes colonies des arrière-pensées do TAngle^ terre contre leurs libertés. Elles protestèrent surtout contre la reconnaissance du catholicisme comme religion établie en Canada, plus probablement par politique, connaissant les vieux préjugés de T Angleterre contre cette religion, que par motif de conscience,
f)uisqu'elles admirent elles-mêmes peu de temps après es catholiques au droit de citoyenneté dans leur république.
11. Quelle était la oaïue de Pinmrrection des antres colonies aa« glaises 1
12. Qaelles mesures TAnglet rre prit-elle à la nourelle de cette in« Burrectton 1
13. Cette loi reculait de toutes parts les limités ' données à la province de Québec dix ans auparavant, ' de manière à les étendre, d'un côté, à la Nouvelle- Angleterre, à la Pennsylvanie, à la Nouvelle-York, à l'Ohio et à la rive gauche du Mississipi; et de l'autre, au territoire de la Compagnie de la baie d'Hud-, son. Elle conservait aux calnoliques les droits que la capitulation leur avait assurés, et les dispensait du. serment du test;. elle rétablissait les anciennes lois civiles avec la liberté de tester de tous ses biens, et confirmait les lois criminelles anglaises. Enfin elle, donnait à la province un conseil de 17 membres au. moins et de 23 au plus, catholiques ou protestants, avec pouvoir d'exercer, au nom du prince et sous son, veto, tous les droits d'une administration supérieure, moins celui d'imposer des taxes, si ce n'est pour l'entretien des chemms et des édifices publics. Le roi se réservait le privilège d'instituer des cours de justice civiles, criminelles ou ecclésiastiques.
1&. Pendant ce temps-là les protestants du Canada s'assemblaient pour demander la révocation de la loi dite de Québec. Lord Cambden présenta leur pétition» à la chambre haute en 1775, et mtroduisit un projet de loi pour exécuter ce qu'ils demandaient. Mais ce projet fut rejeté sur la motion du comte de Dartmouth, ministre des colonies. La môme tentative faite dans la chambre des communes par sir George Savile,. éprouva le môme sort.
15. Tandis que la loi relative au Canada tendait à en concilier les habitants à l'Angleterre^ celle qui ordonnait de fermer au commerce le port de Boston, excitait la colère et l'indignation des autres colonies. Les Américains s'assemblèrent en congrès, en illk.. Douze provinces contenant, comme on l'a dit, près de trois millions d'hommes, y étaient représentées par leurs députés. Le congrès exposa les griefs deS;
13. Quels changements la loi dite de Qaébeo introdnisait-elle en Canada 1