Qne faisaient alors les protestants du Canada
15. Quelle sensation eut dans les autres colonies anglaises la loi qui ordonnait de fermer le port de Boston, et que firent les Américains 1
colons^ au nombre desquels il plaça la loi relative au Gaaada que venait de passer le parlement.
16. Le général Carleton înaugursut alors à Québec la constitution octroyée par cette loi, et formait un conseil législatif de 23 membres, dont un tiers de catholiques. Il s'empressait de s'attacher les Canadiens par des faveurs. Il en nomma plusieurs à des charges publiques. Il n'y avait pas de temps à perdre. Le congrès leur avait déjà envoyé une adresse pour les solliciter de se joindre aux autres colonies afin de défendre avec elles leurs droits et leur liberté.
17. Cette adresse fit une grande sensation non seu* lement parmi les Canadiens, mais aussi parmi les Anglais qui, n'espérant plus dominer exclusivement, songèrent pour la plupart à devenir révolationnaires. La situation du général Carleton devint excessivement difficile. Heureusement que le clergé et la noblesse avaient été inviolablement attachés à TAnglëterre par la confiritiation de la tehure seiçneuiriale et de la dîme ainsi que par la crainte d'exposer leur religion et leur nationalité en devenant partie intégrante d'une république anglaise et protestante. Ils réussirent à maintenir presque toute la population dans la neutralité.
18. Les événements se précipitaient. Le sang avaîl déjà coulé à Lexington et àConçord. Les populations couraient partout aux armes. Carillon, Saint-Frédéric et le lac Champlain tombaieiit au pouvoir dès insurgés. Le congrès nommait Washmgtoh général en chef des armées républicaines, passait une nouvelle adresse pour démontrer aux Canadiens la tendance pernicieuse de la loi relative au Canada, et faisait marcher une armée sur Québec.
19. Les Canadiens du bas de la province restaient tranquilles ; maïs une partie de ceux du haut, plus