Les Canadiens restaient-ils toniours tranquilles
rapproehés du théâtre des événements, commençait à chanceler. En vain le gouverneur proclama la loi martiale et appela la milice sous les armes^ tout resta sourd à ses appels. Les insurgés américains unis aux ha,hitants de Cbambly , prirent le fort qu'il y avait dans cette localité, et ensuite le fort Saint-lean après cinq jours de siège. Cette conquête ouvrait le chemin de Québec au général Mont^omery, qui parut devant ses murs dans Tes premiers jours de décembre 1775, à la tête de 1000 à 1200 hommes, après avoir été rejoint par le corps du général Arnold^ venu par les rivières de Kénébec et de la Chaudière.
20. Le gouverneur, qui n'avait pu arrêter les Américains nulle part, depuis Montréal en descendant, et qui avait manqué par trois fois d'être fait prisonnier lui-même, trouva la population partagée en deux eamps en arrivant à Québec, et fort indécise sur la parti qu'elle devait embrasser. Il ordonna à tous ceux qui ne voulaient pas prendre las armes de sortir de la ville, afin de se mettre à Tabri de la trahison et de se débarrasser des bouches inutiles. Beaucoup de marchands anglais, Adam Lymburner à leur tête, se retirèrent à Ille d'Orléans, à Charlesbourff et dans d'autres campagnes en attendant le résultat de la lutte pour crier : vive le roi! ou vItc la ligue 1