Dans le même temps Tévêque de Québec, M
Plessis, se rendait à Londres et à Rome pour les affaires de son diocèse. L'i^Lngleterre s'étant convaincue de l'impossibilité de rendre le pays protestant, avait pris le sage parti de laisser les Canadiens suivre la religion de leurs pères. Le pape Pie VII, érigea, de son consentement, en 1019, l'église de Québec en métropole. Il conféra à M. Plessis et à ses successeurs le titre d'archevôque, à M. McDonald le titre d'évôque de Regiopolis in partibus, avec siège suffragant dans le Haut-Canada, à M. MacEachern le titre d'évêque de Rose avec siège suffragant dans le Nouveau-Èrunswick et les lies du Prince Edouard et de la Magdeleine. Mais quoique le prélat de Québec, ait porté, depuis M. Plessis, le titre uarchevôque dans ses correspondances avec la cour de Rome, M. Signay est le premier qui Tait pris publiquement et officiellement en 1844, dans Tannée même gu'il recevait le pnllium et que le souverain pontife érigeait les diocèses du Canada en province ecclésiastique sous la juridiction métropolitaine de Québec.
8. Par quelles mains passèrent eninite les rônes du pouvoir 7
9. Que se passait-il pendant ce temps-là. au sujet des affaires reli* l^ieuses 1
Pendant qu'il était à Rome, M. Plessis régla encore différentes matières relatives aux progrès de Téglise en Canada.
10. Cependant Télection ordonnée par Monk n'avait fait qu'augmenter l'agitation dans le Bas-Canada sans changer le caractère de la chambre.
11. Le comte de Dalhousie convoqua le parlement le 14 décembre 1820. Les représentants du peuple en s'occupant du budget, passèrent un bill des subsides qui fit déclarer au conseil législatif que ce bill était une usurpation de pouvoir et un acte d'ambition, et à lord Dalhousie, qui s'entendait avec le conseil, que le vote des subsides était insuffisant sans le concours de celui-ci. Le gouvernement ne craignait pas de parler ainsi avec décision et d'augmenter en* core le mécontentement de l'assemblée, parce qu'il s'occupait alors de l'union des deux Canadas, qui devait la faire disparaître.
12. Le gouverneur visita le Haut-Canada dans l'été pour y étudier Topinion publique, par anticipation à cette union.
13. 11 convoqua le parlement à son retour et reçut un nouveau refus au sujet des finances, cinq membres seulement votant en faveur du gouvernement.
MM. Papineau, Neilson et Cuvillier dirigeaient la chambre dans le grand débat sur les finances, lequel fut conduit suivant les principes anglais les mieux établis.