Que fit le gouverneur à son retour dans le Bas-Canada
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Premier projet d'union.-»1823-1827.
li. L'Union avait été de tout temps lai pensée S€fcrète du parti anglais de Montréal, dont l^hostilité contre les anciens habitants augmentait tous les jours avec le désir de les dominer. L'avarice et Tambitibn nourrissaient cette hostilité, qui dégénérait en une haine profonde, quMl faisait partager à l^Angleterre à la faveur des préjugés nationaux et des calomnies^ Ce parti avait exclusivement Toreille du peuple anglais ; le bureau colonial recevait toutes ses mspirations de lui, et les gouverneurs embrassaient presque toujours sa cause en arrivant au Canada, afin de s^assurer de son influence à Londres, où les Canadiens étaient regardés comme des étrangers.
Ce parti était enfin parvenu à décider le gouvernement de la métropole à présenter, en lé22, un projet de loi à la chambre des communes pour réunir les deux provinces du Canada sous un seul gouvernement ; et la chambre était sur le point de l'adopter lorsque Macintosh, Burdett et quelques autres membres influents et éclairés le firent repousser à sa seconde lecture. Ce bill donnait au Haut-Canada une représentation beaucoup plus nombreuse qu'au Bas-Canada. Il conférait à des conseillers non élus par le peuple, le droit de prendre part aux débats de rassemblée. Il abolissait rusagp de la langue française et diminuait la liberté religieuse et les droits de l'Eglise catholique. Il restreignait le^ droits des représentants touchant la volalion des impôts. Il réduisait en un mot le Canadien français presqu'à l'état de l'Irlandais catholique de l'époque. Le peuple libre qui se met à tyranniser est cent fois plus injuste que le despote absolu, car sa violence se porte pour ainsi dire par chaque individu
14. Qu'avez>T0U8 & dire aa sujet de l'union des deux Canadas ; qnelB membres du parlement impérial firent suspendre la passation du pre«> mier prrjet de loi d'union, oti^u'est-oe que eo projet contenait 7
du peuple opprimanl sur chaque individu du peuple opprimé toujours face à face avec lui.
15. La nouvelle de l'introduction du projet de loi d'union dans le parlement impérial, fit une sensa» tion profonde en Canada. Toute la population pro* testa contre la mesure. Elle nomma partout des comités pour dresser des pétitions à l'Angleterre et pour les faire signer par le peuple. Le mouvement se communiqua au Haut-Canada, qui, à la surprise de bien des gens, se prononça aussi contré Tunion. Les détournements du receveur-général Caldwell, Tun des instruments du pouvoir dans le conseil législatif, vin* rent à propos vers ce temps-là à la connaissance du public pour justifier les mesures de la chambre d'assemblée. La banqueroute de Caldwell excédait jei 00,000, qui furent presque totalement perdus par la province.
MM. Papîneau et Neilson furent délégués à Londres pour porter les pétitions. Ils apprirent à leur première entrevue avec M. Wilmot, sous-secrétaire du département des colonies, que le ministère allait retirer sa mesure. Mais rien au fond ne fut changé dans l'organisation du gouvernement. Les causes de dissensions et la pensée secrète du bureau colonial restèrent toujpurs les mêmes ; en sorte que les difficultés continuèrent avec plus de violence que jamais.
16. Lord Dalhousie cherchait alors à faire revivre les querelles religieuses. Il transmit un mémoire aux ministres pour les engager à exercer, au nom du roi, le patronage ecclésiastique en nommant les curés catholiques ; et il passa à Londres, en 1825, pour s'entendre avec le bureau. colonial sur ce qull y avait à faire après la déconvenue du projet d'union, La surprise djes communes n'était . plus ppssible ; il fallait changer de tactique et s'y prendre de plus loin pour assurer le succès et donner à la cause une forme plus
15. Qaelle sensation fit en Canada la nouvelle de l'introduction da projet de loi d'union dans le parlement impérial, et quelles mesuret furent prises pour s'y opposer 7
16. A quoi travaillait alors le gouverneur Dalhousie, et pourquoi passa- 1- il à Londres 7
soulenable devant la législature. Le gouvorneur reçut de nouvelles instructions, et de retour à Québec,* il rouvrit les chambres dans le mois de janvier 1826.
17, L'assemblée vota les subsides dans la même forme que Tannée précédente. Ils furent refusés et dès le lendemain le gouverneur prorogeait le parlement.