Qa'sllaU faire à préient 1* Angleterre
20. Qnellei furent lei premièree ooniéqnenoei dei treublei de 1837 1
senta, le 17 janvier 1838^ un projet de loi au parlement impérial pour suspendre la ccmstitution du Bas- Canada^ et le fit passer après d'assez longues discussions.
21. Lord Durham fût envoyé en même temps à Québec pour remplacer lord Gosford et pour faire une nouvelle enquête sur les lieux. Daoïs 1 intervalle^ sir John Colborne nomma un conseil spécial pour expédier les affaires les plus pressantes. Lord Durham débarqua dans la colonie le %7 mol. Il renvoya le conseil de Colborne et en nomma iun de son choix, composé de militaires et de fonctionnaires civils. Il organisa ensuite diverses commissions pour s'enquérir de l'administration des terres, de l'émigration, de l'éducation et des institutions municipales. Le procès des accusés politiques devenant embarrassant, il accorda une amnistie presque générale, qui fut bien reçue par le peuple.
Il visita le Haut-Canada et rallia les habitants de cette province à son plan d'union des deux Canadas. De retour à Québec, il y était entouré des gouverneurs et des députés des provinces de l'Est, appelés pour débattre avec lui la question d'une confédération de toutes les colonies de l'Amérique du Nord, lorsqu'arriva la nouvelle du désaveu de son amnistie par là métropole. Ce désaveu l'humilia et le blessa au cœur. Il mivoya sa démission, et déclara dans une longue proclamation au peuple, «qu'il voulait donner un caractère anglais au pays, et noyer les misérables jalousies d'une petite société et les odieuses animosités d'origine dans les sentiments élevés d'une nationalité plus grande et plus noble. »
n s'embarqua le 1 novembre, 1838, pour l'Europe. Sir John Colporne remonta à la tête du gouvernement et y resta jusqu'à l'arçivée de lord Sydenham, l'année siuvante.
21. Qui Tint remplaoer lord GoBford comme gonyeniMir-géDéral; qn* fit lord DurhuiiL tn Cftnftda, et j^urinol retonma-t-U sitôt en Aagtor terre '(
Sa. Après le départ de lord Dûrham, lés réftigié« aux Etats-Unis organisèrent avec quelques Américains un nouveau soulèvement dans les deux Canadas à Ja fois. Des insurrections partielles éclatèrent sur plur sieurs points de la rivière Richelieu, à Beauharnais, à Terrebonne, à Chàteauguay, à RouviÙe, à Varennes, à Contrecœur, et dans quelques autres paroisses, tandis qu'un corps d'Américains et de réfugiés pénétrait d^ns le pays, sous les ordres du Dr Nelson, et prenait possession du village de Napierville. Sir John Colborne, qui s'y attendait, assembla le conseil spé» cial, proclama la loi martiale, arma les volontaires, fit arrêter toutes les personnes suspectes, puis marcha avec 7 à8 mille hommes, soldats, milicieiis et Sauvages venus de différents poiiits, sur le pays insurgé, où tout était déjà rentré dans Tordre quand il y arriva. Il n'eut qu'a y promener la torche de Tin^ cendie. Il ne laissa que des ruines et des cendres sur son passage.
Dans le Haut-Canada, les Américains et les réfugiés de cette province qui s'étaient joints à eux, débarquèrent à Prescott, et prirent possession d'un moulin, qu'ils furent obliges do rendre au bout de quelque temps aux forces considérables qui les cernèrent. D'autres rebelles inquiétèrent la frontière toirt l'hiver, attaquèrent Windsor, le Détroit et quelques autres pointât niais n'exécutèrent rien ^e sérieux.
â3. Colborne fit passer les prisonniers par des conseils de guerre ; quatre-vingt-neuf furent condamnés à mort, quarante-sept h la déportation et tous leurs biens furent confisc[uéSt Treize condamnés, avec le Chevalier de Lorimier à leur tête> périrent sur l'échar faud aux applaudissements de leurs enpemis accourus pour prendre part à un spectacle qui passait à leurs yeux pour un triomphe.
Lorsque l'échafaud eut satisfait la vengeance du vainquBur dans le Bas-Canada et dans le Haut, oii se passait une partie des scènes du Bas, l'on tourna les
22. Qa« ta pMsM-il-api'^* 1^ départ de lord Dnrhsm pour PBttropO) •t comment se terminèrent les insumetionf d» 18381 ' t ^