Que fit sir Jokn Colborne des prisonniers
yeax vers l'Angleterre pour voir comment elle allait
Ereildre les derniers événements, et recevoir lord urham et ses suggestions pour la pacification du pays.
24. Le rapport de lordDurham fut un plaidoyer en faveur de ranglificalion, tout en reconnaisisant la sainteté des principes que la chambre d'assemblée avait de tout temps défendus. Lord Durham avait d'abord penché pour un gouvernement fédéral ; mais il ayait cnangé d'opinion.
Il ajoutait, cependant, qu'il recommanderait l'union législative de toutes les provinces anglaises deTAmé* rique du Nord, s'il s'élevait des diffièultéâ dans les provinces inférieures, ou si le temps permettait de les consulter avant dérégler la question des deux Canadas. En attendant, il recommandait l'union des deux Canadas seulement/ avec un nombre égal de représentants^ des municipalités .électives pour les affaires locales, un conseil législatif mieux com*
f)osé, un bon système administratif pout^ Jes terres, 'abandon de tous les revenus de la couronne, moins ceux des terres, à la législature pour une liste civile suffisante, et enfin qn ministère responsable.
25. Ses recommandations furent adoptées par les ministres et eiisuite par le parlement impérial, malgré les pétitions du clergé catholique et des Canadiens^ qui protestèrent contre l'union des deux Canadas*
26. La loi d'union, qui reçut la sanction royale le 23 iuitlet 1840, porte que la langue anglaise sera la seule langue parlementaire; que £kb,0QO seront affectés d'une manière permanente au payement du salaire du gouverneur et des juges; que JE30,000 seront appropriés à chaque règne pour payer le salaire des ministres et de certains fonctionnaires ; que le nombre des représentants sera de quatre-vingt-
auatre, c'est-à-dire de quarante-deux pour chacun des anadas, et qu'il faudra les deux tiers des membres
24. Quel fat le rapport de Lord Bmrham touchant le Canada 1 86. h» r0iOBim»Bdatioiia de lord J>iirham twnmJ^^Um Adeyiéee f 26. Qa'eft-ee qae poctA Tatte A'miloA 1
de la chiambre législative pour changer la divisicm'. électorale de là province et le chiffre de la représen-: talion.
27. L'aristocratie anglaise vota pour la mesure à ; contre cœur /et parce que le parti mercantile, qui a eu dans tous les temps une grande influence sur la politique rdes colonies, la demandait. Le Haut-Canada devait un million à la maison Baring, et se trouvait à la veille de manquer à ses engagements. Cette maison . puissajite fil tous ses efforts pour engager le parlement À consentir à Tunion afin d'assurer sa créance. Beaucoup de marchands, de capitalistes et peut-être de (ÈdemtîrBg du parlement y étaient intéressés. Devant ' tous ces motife personnels ajoutés aux préjugés natiolifiiix, la cause des Canadiens-français devait succorûberw: Dans l'acte d'union il est ordonné expressément^ qu'après les frais de perception soldés, rinlérôt de la dette publique due au moment de l'union soit ' payé avant toute autre dette mise à la charge du revenu du Canada. Le salaire du clergé et la liste civile ne viennent qu'après.
La loi d'union,, adoptée par les deux chambres, mît fin, en recevant la sanction royale^ à la constitution de i79i, passée pour soustraire à la domination des Canadiens-français la petite population anglaise du Hatt4 Canada, et révoquée plus tard pour mettre ces* mÔQBMSd «Canadiens-français sous lu domination de la population anglaise, devenue ou devenant plus noto^ Drei2S6.
28. A l'époque où se consommait ce grand acte d'iniiisticé; la. population, le commerce, l'agriculture, l'industrie avaient fait d'immenses proçrès en Canada. La population que nous avons estimée à 125,000 âmes à peu près lors de l'introduction de la constitution de 1791, s'était quintuplée. En 18W, que s'est fait le recensement le plus rapproché de l'union, la population du Bas-Canada était de 691,000 âmes, dont 52i,000 Canadiens-français, 156,000 Anglais et étran-
27. OomnwBt vot» l^aristoorafcie an^UîM ttir la question de rUnion 1
28. Qnel 4|ii¥ r><tel .mafcéiUl «l.iataUwetoel da OaaiuKa àa'épôâato ^ 4t rCnîra 1
Sers, et&TS,000 catholiques. En 1869, la poptilation u Bas-Canada, d'après le recensement, était de 890,000 âmes dont 669,000 Canadiens-français; et celle du Haut-Canada de 952,000 âmes dont 26,Q0Q d'origine française. U y avait 76,000 propriétaires et 113,000 maisons, d'où Ton peut conclure que chaque famille avait sa maison et que presque toutes les familles étaient propriétaires.
Les productions agricoles s'élevèrent à 92S,000 minots de blé, à 1,195,000 minots d'orge, à 333,000 minots de seigle, à 7,239,000 minots d'avoine, à 1,219,000 minots de pois, à 14.1,000 minots de bléd'Inde, à 375,000 minots de blé sarrasin, à 9,918,000 minots de pommes de terre. Les érablières produisi-rent 2,272,000 livres de sucre. On comptait 7,898 ruches d'abeilles, 470,000 têtes de bétail, 147,000 ruches d'abeilles, 470,000 tôtes de bétail, 147,000 ehe* vaux, 198,000 cochons et 603,000 moutons dont la toison donnait 1,211,000 livres de laine. Les animaux devraient être en proportion de l'agriculture, mais cette proportion est plus petite dans les pays froids que dans les pays chauds. L'hiver sera toujours un grand obstacle à l'élévation des bestiaux dans le Bas-Canada, parce qu'il faut les nourrir à l'étable près de six mois de l'année.
Il sortit des métiers domestiques 747,000 verges de drap du pays, 858,000 verges de toile de fil et de coton, 654,000 verbes de flanelle et de droguet.
L'industrie faisait rouler 422 moulins à farine, 153 à gruau, 900 à scie, 14 à l'huile de lin, 153 à fouler, 169. à carder, 469 a battre, 8 à papier et 24 à clous, etc. Il y avait encore 69* fonderies^ 36 distilleries, 30 brasseries,, 540 manufactures de potasse et 86 autres usines de différents genres, que faisaient marcher le vent, l!eau, la vapeur ou la force animale.
Quant à la construction navale et au commerce, on
Eeùt ajouter que 2190. ouvriers construisirent, à Queec seul, dans l'hiver de 1840, 33 navires jaugeant ensemble 18,000 tonneaux; et que 1175 navires jaugeant 384,00Q tonneaux^ venant d'Europe et d'ailleurs, étaient ai rivés dans le cours de Tété précédant dan^ le port de cette ville commerçante.
Enfla en 1840^ la totalité du revenu du Bas-Canada monta à JSIS&^OOO, et la dépense à £lk3,(m. Aujourd'hui^ à Taide de quelques modifications dans nos lois fiscales^ le revenu des Canadas réunis a presque triplé ; il excède ^6800,000.
Maintenant au-dessus de ces puissances physiques et matérielles^ il y avait dans le Bas-Canacfa 6k col* léges ou écoles supérieures, et 1569 écoles élémentau*es> qui donnaient l^ducation à 57,000 enfhnts.