‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 37 sur 122 · Quel était le projet de Talon snr les pays de l'Ouest · texte numérisé non relu

Quel était le projet de Talon snr les pays de l'Ouest

16. Quelles découvertes avaient été faites et far qui avaient-elles été faites, jusque^lài dans rintérieur du continent t

Au sud du Saint-I^aurent, le P. Druilletles remontait, en 1646, la rivière Chaudière et descendait celle de Kénébec jusqu'à la mer. Dans une autre direction, vers la source du Saint-Laurent, les traitants et les missionnaires étaient parvenus à Textrémité du lac Huron. Les PP. Brébeuf, Daniel, Lalemant, Jogues, Raymbaut avaient fondé dans ces contrées reculées les villages chrétiens de Saint-Joseph, Saint-Michel, Saint-Ignace, Sainte-Marie, etc. Ce. dernier placé sur la décharge du lac Huron dans le lac Erié, fut longtemps le point central des missions de TOuest. Plus tard, en 1671, les débris desHurons, fatigués d'errer de forêts en forêts, se fixèrent à MachillimakiuBC, au pied du lac Supérieur, sous la conduite du P. Marquette, qui commença le premier établissement européen fondé dans l'Etat du Michigan. Les Indiens qu on trouva domiciliés dans le voisinage, et qui reçurent des Français le nom de «Sauteurs» à cause de leur proximité du Saut Sainte-Marie, étaient de la famille aigonquine.

17. Dans l'espace de treize ans, c'est-à-dire de 1634 à 164.7, ces vastes contrées furent visitées par dixhuit Jésuites, outre plusieurs Français attachés à leur ministère. L'hostilité des ïroquois rendait la navigation du lac Ontario dangereuse, et obligeait de passer par la rivière des Outaouais pour atteindre les pays

• de rOuest. La Nation-Neutre, visitée par Champlain, et le sud du lac Erié, au-delà de Buffalo, étaient en conséquence restés presque inconnus ; on résolut vers 1640 d'y envoyer les PP. Chaumonot et Brébeuf, dont le voyage compléta la reconnaissance de la grande vallée du Saint-Laurent, depuis l'Océan jusqu'au pied du lac Supérieur.

18. Les deux Jésuites, Charles Raymbaut et Isaac Jogues, envoyés vers ce lac, trouvèrent au Saut Sainte-Marie, qu'ils atteignirent après une navigation de dix-sept jours, un rassemblement de deux mille Sau-

17. Combien de mlssionaaires visitèrent les vastes contrées do l'Ouest, de 1634 À 1647 7

IS. Qu'est-ce que les PP. Raymbant et Jpgaes trouvèrent au Saut Sainte-Marie, au pied du lac Supérieur 7

yages, qui les accueUlit avpc bienveillance, fis ay(^ient passé au Doiliea des îles pombreuses et piltoresques du lac Huron. A mesure que les Européens avançaient vers TOuést, les bornes du continent semblaient reculer ; ils auprirent au Saut Sainle-îla- ' rie ïes noms d'une foule de nalipns dont ils n'avaient jamais entendu parler ; de tribus guerrières qui vi- Taiîent (}e la culture du sol et dont la race et la languie étaient inconnues. « I^msi, observe un auteur américain. Je zèle religieux des français avait porté là proix sur Içs bords du Saut Sainte-Marie et sur les confins du lac Supérieur, d'où ejle regardait déjà l.a terre dés Sioux dans la vallée dû Ijîlissisgipi, cinq ana ayant qu'Elliot, de là Nouvelle-Angleterre, eût seulement adressé une parole aux Indiens qui étaient à six milles du havre de Boston.»

19. En 1659, deux jeunes traitants, entraînés par Ja curiosité et leur esprit aventureux, se mêlèrent à quelques bandes algonquines pour côtoyer les bords du lac Supérieur, où ils passèrent Thiver. Les yeux |ournés vers les immenses solitudes de TQuest, ils apprirent pour la première Ifois Texistcfnce deç Sioux à peine connus àes Indiens don^ nops avons parlé jusqu'à ce jpuç, et ils résolurent de les visiter. Ils rencontrèrent sur leur foute de nombreux débris des nations vaincues et dispersées parla confédération irpquôise, lesquels traînaient danslesforêts une existence, misérable. Les Sioux qu'ils atteignirent 'enfin leur

Sarurent un peuple puissant, avec des moeurs plus ouces que celles des^Sauvages orientaux.- Us étaient partagés en quarante bourgades très-populeùseç. Doués d'un bon sens naturel, ils n'exerçaient point envers leurs prisonniers ces cruautés qui désl\onoraieAt la plupart des autres Sauvages, et ils avaient conservé une connaissance assez distincte d'un seul Dieu. Il paraît que leur croyance avait quelque ressemblance avec celle des Tarlares. Les deux intrépides voyageurs revinrent sur leurs pas, et arrivèrent a Québec, en 1660, escortés de soixante canots al-

. 19. Sa cruelle année les Français parvinrent-ils an pays des Sioux 7

gonquins remplis de fourrures Ils confirmàrent le rapport de deux autres Français, qai avaient visité le lac Michigan quatre ans auparavant, sur la multi^ tude de tribus qui erraient dans toutes ces contrées, et sur l'existence des Kristinots, dont les cabanes s'élevaient jusqu'à la vue des mers du Nord.

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