‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 49 sur 122 · Qa*est-oe que fit ensuite M. d'Iberville · texte numérisé non relu

Qa*est-oe que fit ensuite M. d'Iberville

6. A quoi tronya-t'il M. de Frontenac ooeupé, et qoels furent lie ■accès des Abénaqiiis

6. Combien M. de Frontenae nût-il d'expéditions sur pied contre les Anglais 1

7, Pe quel cOté fat dirigée la première expédition et que fit-elle 1

de Mante! et Lemoine de Ste-Hélène, composée d'an peu plus de 200 Canadiens et Sauvages^fut lancée 8ur la province de la Nouvelle-York. Ces intrépides chefs de bande voulaient môme aller attaquer la ville d'Albany; mais les Indiens^ intimidés par Taudace de l'entreprise^ refusèrent de les suivre. Il fut alors résolu de se rabattre sur Scheneetady, bourg situé à 17 milles d'Albany, et que les Français appelaient Gorlar du nom de son fondateur. On arriva le 8 février, dans la soirée, devant ce bourg, dont Tenceinte en forme de carré long, était percée de deux portes et renfermait 80 maisons. Les habitants, quoi-

3 n'avertis plusieurs fois de se tenir sur leurs gardes, ormaient dans une fatale sécurité, n'ayant pas même mis de sentinelles à leurs portes. Ils n'avaient pas voulu croire qu'il fût possible aux Canadiens, chargés de leurs vivres et de leurs armes, de faire plusieurs centaines de milles en plein cœur d'hiver, au milieu des bois, des glaces et des neiges, incrédulité qui leur coûta cher ! Les Français ayant reconnu la place, y entrèrent sans bruit vers 11 heures du soir

I)ar une grosse tempête de neige, et investirent toutes es maisons. Les ordres se donnaient à demi-voix et la capote du soldat, suivant la consigne, assourdissait le bruit des armes, lorsqu'à un signal donné chacun poussa un cri sauvage et s'élança dans les maisons^ dont les portes furent brisées à coups de hache. Les malheureux habitants remplis d'effroi songèrent peu à se défendre. Il n'y eut qu'une espèce de fort gardé par une petite garnison, qui fit une vive résistance a Mantet, qui s'en empara enfin et passa au fil de l'épée tout ce qu'il y avait dedans. La ville fut ensuite livrée aux tlaromes. Deux maisons seulement furent épargnées, celle où Ton avait porté un officier canadien blessé, M. de Montign^, et la maison du commandant de la place, le capitaine Sander^ dont l'épouse avait autrefois généreusement recueilli quelques prisonniers français. Un grand nombre de personnes périrent dans ce massacre, fruit de l'atroce système de ffuerre qu'on avait adopté, et secondes représailles dfe celui ue Lachine attribué aux instiga-

tàoM des Anglais. On «ecîardia^là yiek ^une so&ail* laine de rieiliards, femmes et enfants^ échappés à la première furie d^ assaillants; et vingt^sept furent emmenés en captivité. Le reste delà populdtiom se eauva dans la direction d'Albany^ sans yétementâ, au milieu d'une neige épaisse qui tombait toujours, pous* aée par un vent violent. Vingt^dnq de ces fugitifs se gelèrent des membres dans leur fuite.

8. La seconde bande, fonteée aux Troîs-Rîvîèreè par Hertel, n'était composée que de 52 Canadiens et Sauvages. Après une marche de deux mois, elle tomba, à la fin de mars, sur l'établissement de Salmon falls, au bord de la rivière Pîscataqua, dans la Nou- "velle- Angleterre ; cet établissement était défendu par une maison fortifiée et deux forts de pieux. Elle attaqua tous ces ouvrages à la fois et les emportai d'assaut. Les habitants furent faits prisonniers et le 4)0urg fut livré aux flammes.

Les ennemis s'étant ralliés, se présentèrent vers 16 noir au nombre de 200 pour attaquer les Canadiens. Hertel se mit en bataille sur le bord d'une petite rivière sur laquelle il j avait un pont étroit qu'il fallait passer pour l'atteindre. Les Anglais méprisant le petit nombre de ses gens, s'y engagèrent avec assurance. Lorsqu'il juçea qu'ils s'étaient assez avancés, •Hertel les chargea l'epée a la main, et dix-huit enne^ mis tombèrent tués ou blessés au premier choc. Aussitôt le reste tourna le dos et lui abandonna le "Champ de bataille. La Prenière, son fils aîné, fdt Wesse ; Crefrer, son neveu, resta partoî les morts. Après cette rencontre, il se retira sans être inquiété.

9. Le troisième parti fut organisé à Québec, sous le commandement de M. de Fortneuf^ fils du baron de Bécancourt. Il était composé de Canadiens, d'une compagnie de troupes tirée de rA<;adie, et de quelques ADénaquis. Il ne fut pas tnoins heureux que les autres. Il s'empara de Casco, bourg situé sur le

s. Qui oommandait la seconde expédition, et anr quel .point des pro- 'vtBoes anglaises Art-eUe en^jéel

9. Bq qnrà «adteit io twisième futi fiit^ «ganliéi «i qiMli Amftt ■es suooès.

bord d6 ta mer^ à J'emliûit^ure de la rivière Kénëbec, et défendu par un fort monté de huit canons^ devant, lequel il fallut ouvrir la tranchée. La garnison aurait fait probablen^ent une. plus longue résistance sans^ une sortie dans laquelle périrent ses plus braves soltlats. Les fortifications furent rasées et les maisons réduites en cendres à deux lieues à la ronde.

Ces bandes intrépides qui ne s'étaient pas contentées de ravager le plat pays comme le portaient leurs, ordres^, apprirent aux colonies anglaises gu'une direction nouvelle et énergique présidait maintenant aux. opérations^et que les événements de la guerre allaient; qnangeir.

InTMÎon da OaniKtA par les Iioqaoia. — Siéget de Qnéb^ pa^r

Phlpp^.— 1693.

10. Pour montrer que les dernières victoires des Français tf étaient pas vaines, M. de Frontenac envoya à Michilimackinac pour les Indiens de TOccident un grand convoi de marchandises, que Pérrot fît valoir avec son adresse ordinaire, ce qui ramena aur Français ces peuplades prêtes à les abandonner.

li. Ce revirement ne se fit pas, cependant, sans opposition. Le Rat, qui avait travaillé avec une sagacité si perverse à rompre les négociations de Denonville avec les Iroquois, avait depuis changé de politique. Il cherchait maintenant à réunir tous les Sauvages dans une çrande confédération pour les venger de toutes les msultes passées des Européens; mais il ne put réussir dans son projet.

12. Les Iroquois, cjui avaient reçu ce projet avec faveur, le. voyant s'évanouir comme un beau rêve,i

10. Que fit M. da Frontenao ponr ramener & lui lei penpladei de l'Ouest?

11. QueUe f^t la eondoite da chef saurage le Bat dam ces oirooDs-^ tances ?

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