‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 67 sur 122 · Quelles furent les hostilités en Amérique · texte numérisé non relu

Quelles furent les hostilités en Amérique

eWARLÊS BRODEOR

20. Depuis le traité de Montréal/ la neutralité des Iroquois était assurée. Le gouverneur, M. de Callières, n'avait plus d'inquiétude que pour les provinces du golfe, l'Acadie et Terreneuve, lorsqu'il tomba malade et expira, en 1703, après avoir servi le pays pendant vingt ans avec beaucoup de dévouement et une grande intelligence.

21. Il fut remplacé par le gouverneur de Montréal, M. de Vaudreuil, qui porta, dès les premiers jours, ses yeux sur les pays de l'Ouest, où les Hurons parais"saient pencher vers les Angolais, tandis que les Outaouais et les Miàmis cherchaient à guerroyer avec la confédération iroquoise, que le colonel Schuyler, ennemi mortel des Français, voulait armer contre eux. Mais une fois qu'il eut les fils de toutes ces menées entre les mains, il sut, par des négociations habiles et multipliées, tourner les armes de ceux qui devaient l'abandonner contre les Anglais eux-mêmes qui les avaient soulevés.

22. Les Miàmis furent complètement battus par M. de la Motte-Cadillac, et obligés de se soumettre à la . clémence du vainqueur. Une bande d'Abénaquis lancée vers Boston, en 1703, sous la conduite de quelques Français, ravagea tout depuis Casco jusqu'à Wells. Dans l'hiver, Hertel de Rouville, à la tête de 350 Canadiens et Sauvages, prenant à la raquette, à travers les bois, traversa les AUéghanys et enleva et brûla la bourgade paiissadée de Deerfield. L'année suivante le fort de Haverhill, baigné par les eaux du Merrimac, à cent-cinquante lieues environ de Québec, était enlevé de la môme manière par environ 200 hommes l'épée et la hache à la main.

Mais le fort de la guerre se porta sur les provinces du golfe, où, pour venger le massacre de Deerfield, les Américains mirent à feu et à sang les établissements des rivières Penobscot, Passamaquoddy et d'I-

20. Quelle fut l'attitude^des Iroquris dans cette guerre et quand mourut le gouverneur M. de CalHères 1 ^-

21. Par qui M de Gallières fut-il reiqnDiacé, et que fit le nouveaii gouverneur en prenant les rênes du pouvoir î

22. Racontez-nous les principaux événements du commencement de la guerre 7

pîguit. Leurs succès, cependant, furent de peu de durée. Ils furent repoussés à diverses reprises de Port- Royal et de Beaubassin. Ils perdirent à Terreneure le Forillon, poste assez important, où plusieurs de leurs navires furent incendiés^ H. de Subercase, qui avait remplacé H. de Brouillan, passé au gouvernement de TAcadie, prit ensuite la ville de Saint-Jean^ capitale de Ule^ après une campagne faite au milieu de l'hiver, et dans laquelle il ravagea tout le pays. Trois ans plus tard, les forts qui entouraient Saint- Jean et qu'on n'avait pu prendre la première fois, furent enlevés d'assaut par moins de 200 hommes. Deux de ces forts auraient pu arrêter une armée entière, puisqu'ils étaient garnis de 48 pièces de canon et défendus par près de 900 hommes. Si les Français avaient été plus nombreux, ils auraient pu conserver la possession d'une île qu'ils parcouraient en vainqueurs depuis le commencement de la guerre.

â3. Les colonies anglaises irritées par tant de pertes^ s'entendirent avec leur métropole pour attaquer le Canada à la fois par terre et par mer, afin d'en faire la conquête. Une armée de débarquement devait attaquer la ville de Québec, tandis qu'un corps de 4000 hommes venu du lac Champlain, devait enlever Montréal ; mais la prise du général Stanhope avec 5000 Anglais à Brihuega et la défaite de Stahremberg, le lendemain, par le duc de Vendôme, à Villa-Vicibsa, en Portugal, firent abandonner l'attaque dû Canada et envoyer les troupes destinées contre Québec au secours des alliés dans la péninsule.

24. Les Américains qui voulaient venger au moins une partie de leurs défaites par quelque action d'éclat, se jetèrent pour la troisième fois sur TAcadie, et parvinrent à s'emparer do Port-Royal gardé par 200 soldats minés par une longue famine. Cette ville tomba devant une flotte do 36 voiles et 4000 hommes de débarquement, immense supériorité qui rendait le

23. QutUt résolatiOQ prirent les ennemis poar réparer leunr malheurs 1

24. Que firent les Américains laissés à eux^mèmci î Quel fat le sort de r Acadie 1

sort de TAcadie inévitable. Les vainqueurs changé* rent le nom de Port-Royal pour celui d'Annapolis qu'ils adoptèrent en Thonneur de la reine Anne.

25. C'est après la prise de Port-Royal que l'Angleterre, toujours pressée par ses colonies, voulut tenter encore une fois la conquête de toute la Nouvelle- France.

Elle fit de vastes préparatifs. L'amiral Walfcer atteignit Boston, le 25 jum 1711, avec une flotte portant un bataillon de soldats de marine et sept régiments de vétérans tirés de Tarmée du duc de Marlborough et placés sous les ordres du général Hill.

Deux régiments de troupes provinciales se joignirent aux réguliers du général Hill, et portèrent son armée à 6500 fantassins munis d'un train con» sidérable d*artillerie et de toutes sortes de machines de guerre. La flotte composée de 88 vaisseaux et transports^ mit à la voile pour Québec le 30 de juillet. Peu de temps après, le général Nicholson s'avança d'un autre côté jusqu'à Albany avec 4000 soldats et 600 Iroquois, pour pénétrer en Canada par le lac Champlain; c'était U plan d'invasion de 1690« Rendu sur les bords du lac Saint-Sacrement, il s'arrêta pour attendre l'arrivée de l'amiral Walker devant Québec. Le pays semblait perdu sans ressource.^ Aux quinze ou seize mille soldats et matelots qui marchaient pour Tenvahir, il y avait à peine à opposer en Canada cinq mille hommes capables de porter les armes.

26. La Providence le sauva. La flotte anglaise fut surprise par une temi)éte dans le Saint-Laurent. Dans l'obscurité qui couvrit lout-à-coup le ciel, huit transports se brisèrent sur l'une des Sôpt-Iles et près de 000 hommes périrent dans les flots. Après ce désastre, l'amiral Walker abandoima son entreprise et regagna la haute mer.

25. Baconttz-Doas les préparatifs et lef mouyetncuts dei Anglaif après la prisa da Port-Royal 1

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