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des hostilités. Une suspension d'armes fut signée entre la France et l'Angleterre, en 1712, et Tannée suivante le fameux traité d'Utrecht mulila la Nouvelle- France. Louis XIV, courbé par les malheurs et la vieillesse, renonça à ses droite sur !e pays des Iroquois et céda la baie d'Hudson, Terreneuve et TAcadie à l'Angleterre, aux attaques de laquelle le Canada resta seul ouvert de tous côtés.
• CHAPITRE IY«
Colonisation du Cap-Breton.— 1713-1744.
33. Pour remplacer TAcadie, le gouvernement français résolut de fortifier le Cap-Breton, situé dans le golfe Saint-Laurent entre TAcadie et Terreneuve. Il y commença de vastes fortification?, afin de protéger efficacement rentrée du fleuve Saint-Laurent ; mais il négligea d'envoyer des colons en Canada. C'était renouveler Terreur du siècle précédent, et inviter l'Angleterre à réunir de nouveau ses forces pour enlever, à la première occasion, le reste des^possessions françaises de l'Amérique du Nord.
34. J! L'île du Cap-Breton, de figure à peu près triangulaire, n'a pas tout à fait 50 lieues dans sa plus grande longueur. Elle est entrecoupée de lacs et de rivières, et son climat ressemble à celui de Québec pour la longueur des saisons, mais le froid y est moins vif en hiver à cause du voisinage de l'Océan. Les brumes et les brouillards voilent souvent le ciel de l'Ile sans en altérer la salubrité. La côte abonde en poisson et l'intérieur du pays en mines de charbon de terre et de plâtre.
Le nom de Cap-Breton fut changé pour celui d'Ile- Royale, et le nom de Louisbourg fut donné aux fortifications qu'on venait d'y élever.
33. Qu'est-ce que fit* le gouvernement poor remplacer l'Aoadie qu« l'on venait de perdre par le traité d'Utrecht 7 34 Faltes-nont la description du Gap<Breton %
95. Il restait à peupler Ttle. La France comptait sur ses anciens sujets de TAcadie et de Terreneuve ; mais ils ne purent se résoudre à abandonner leurs foyers pour aller commencer une nouvelle fortune ailleurs. Il n'en passa que quelques-uns à Tlle- Royale, dont la population, presque toute réunie à Louisbourg^ s'éleva graduellement à 4000 &mes. C'était une population de pêcheurs, qui recevait sa subsistance de la France et des Antilles. Malgré son apparente prospérité^ la plus grande partie languissait dans la fnisère.
36. Le gouvernement de l'IIe-Royalè fut modelé sur celui du Canada; et le commandant, comme celui de la Louisiane, fut subordonné au gouverneur général de la Nouvelle-France.
35. Quels farent les progrès de la nouvelle colonie 7 36: Quelle forme de gouTemepient lui donna-t-on 1
LÎYHS SEPTIEME