‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 86 sur 122 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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Guerre de Sept aii8.-^Capitalatioii de Beaiuéjoar.— Dicperiion des Aoadiens. — BataHle de laMonongahéla. — Attaquedaoampde Johnson. — Arrivée de Montoalm et de quelques troiues en Canada. — 1765-1756.

1. Les forces n'étaient pas é^es en Amérique dans la guerre de Sept ans. La population des provinces anglaises s'élevait à un million deux cent mille âmes^ tandis que celle du Canada^ du Cap-Breton et de la Louisiane réunis, s'élevait à peine à 80,000.

Les forces armées des deux nations belligérantes présentèrent sur le champ de bataille une différence non moins considérable durant tout le cours de la guerre. Mais, par une sage prévoyance, la France donnant encore des signes de son ancienne supériorité dans la conduite des affaires militaires, avait porté loin du centre du Canada sa ligne défensive, de manière à obliger l'ennemi à diviser ses forces. L'isthme étroit de TAcadie, la vallée inconnue et sauvage de rOhio, la gorge montagneuse du lac Saint- Sacrement, furent les théâtres épars choisis pour les opérations de ses soldats, les champs de bataille sé-

Earés par de grandes distances, où elle retint les nomreuses armées de Tennemi pendant cinq ans sans pouvoir être forcée, et où elle leur fit essuyer les plus sanglantes défaites dont l'Amérique eût encore été témoin.

2. Les lorces régulières du Canada s^élevèrent, en 1755, à 2800 soldats. Les milices furent armées. On eut bientôt 7000 hommes en campagne dans la vallée

1. Quelles étaient les forées relatires de la France et de l'Angleterre en Amérique 1 \

2. A quel ohiffres'éleraieat les forées armées du Canada en 1755, et celles de l'ennemi î

de rOhio, dans l'isthme acadien ou dans les forts construits à Saint-Frédéric, à Frontenac et à Niagara. Mais ces forces étaient insuffisantes pour faire face à celles de Tennemi, qui avait déjà 16,000 hommes sur pied, dont 3000 pour l'expédition de Beauséjour, 2200 pour celle du fort Duquesne, lôûû pour l'attaque de Niagara^ et 6 à 600 pour le siège de Saint-Frédéric, quatre entreprises qu'il voulait exécuter simultanément.

3. Le fort Beauséjour qui avait une garnison de MO hommes, se rendit par capitulation. Ce succès aurait été plus nommai que réel sans ses suites, qui entraînèrent la ruinBt la dispersion des malheureux Acadiens. Les Ançiais, violant toutes les règles suivies parmi les nations civilisées, attirèrent ces malheureux dans un piège au Grand-Pré, brûlèrent leurs maisons, dévastèrent le pays, les embarquèrent sur leur flotte et les dispersèrent sur le rivage de leurs ootonies, depuis Boston jusqu'à la Caroline, sans pain et sans protection, les abandonnant à la charité des particuliers.

L'Angleterre ne retira rien de cette politique ombrageuse et cruelle ; au contraire, cette conduite excita encore rénergie des Canadiens pour la défense de leur pays.

4. Tandis que le fer et la flamme changeaient en déserts les champs les plus fertiles de TAcadie, le gé-

* néral Braddock s'avançait pour surprendre le fort Duquesne et rejeter les Français au delà de la vallée deiOhio. M. de Beau jeu sortit de ce fort avec 250 Canadiens et 600 Sauvages et rencontra le général Braddock à la tête de 1200 hommes d'élite, sur les bords de la Monongahéla, à trois lieues du fort Du-

' quesne. Le reste de l'armée anglaise avec les bagages suivait plus lentement.

Beaujeu rangea ses troupes sur un sol couvert de hautes herbes ; il plaça les Canadiens à cheval sur le diemin, en front des ennemis, et poussa les Sauvages.

s. comment s« rendit le fort Beauséjour et quelle fut la coiuéquence ' de la perte de o fort pour les Acadiens ?

4. Faitee-nona le réeit de la bataille de la Monongahéla, |it quel en . ftit le résultat 1

en ayant de chaque côté de manière à former un demi cercle.

Les Anglais s'avçuicèrent sans hésitation vers le centre de cette ligne. Le combat s'engage aussitôt, Beaujeu est tué dans une première décharge. Son lieutenant^ Dumas^ prend le commandement et^ après une rude mêlée, défait complètement les ennemis. En vain les officiers anglais se font tuer de désespoir, ^n cherchant à rallier leurs soldats, les Canadiens et les Sauvages, la hache à la main, font un carnage fiffreux des ennemis. Les deux tiers des Anglais jfurent mes ou blessés dans ce3^ sanglanle joyrnée.

Le colonel Washington écrivit : « Nous avons été battus par une poignée de Français, qui ne songeaient ^u'à inquiéter notre marche. Quelques instante avant I action, nous croyions nos forces presqu'égales à toutes celles du Canada: et cependant, contre toute probabilité, nous avons été complètement défaits, et nous avons tout perdu.»

Celte victoire. Tune des plus mémorables de l'histoire Américaine, assura la possession de TOhio aux Français pour cette campagne, comme la défaite de Washington, au fort de la Nécessité, la leur avait assurée l'année précédente.

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