CHAPITRE IY
Perte da fort Frontenac.— Incendie du fort Bn^neme.— Préparatifii
pour la campagne de 1759.
21. Cependant la grande supériorité numérique des ennemis faisait que leurs pertes étaient à peine sensibles, et qu'ils se relevaient plus forts et plus redoutables après chaque défaite, tandis que les succès des Français les affaiblissaient réellement, et que chaque victoire diminuait leurs moyens de résistance ^t les chances d'un succès définitif.
Ainsi le général Abercromby apprenant que son mouvement sur Carillon avait fait contremander Tordre donné au chevalier de Lévis de se porter à Oswégo, et que le fort Frontenac, entrepôt de fa marine française sur le lac Ontario, se trouvait presque abandonné, ordonna au colonel Bradstreet de prendre 3,000 hommes avec lui, et de tâcher de surprendre ce poste mportanl, qui r.'cuiit gardé que par 70 hommes. M. de Noyan, qui y commandait, attendit pour se rendre que les bombes fissent voler le fort en éclats. Les Anglais furent aussi heureux dans la valée de TOhio, oiiles succès des Français furent insuffisants pour suppléer à leur faiblesse. Le général Forbes marcha sur le fort Duquesne avec 6000 hommes. Huit cents hommes qu'il avait envoyés en avant ayant été attaquées et dispersés par M. Aubry, il voulut remettre Tentre-