Acte pour régler le commerce avec les
Etats Unis. |
Do. pour là meilleure préservation du ‘Gouvernement,
ans cette ses.
civiles de no- 2n grande partre prospérite S grande, que st chargé de. dispendieuse, e votre vaste
Aussitôt après Son Excellence délivra la harangue suivante :
“ Messieurs du Conseil Législatif et Messieurs de
‘ la C'hambre d'Assemblée.”
‘ Je suis venu ici afin de proroger le présent parlement, et aprés une mure considération des circonstances qui ont eu lieu, j’ai à vous informer de la détermination où je suis de recourir de nouveau aux sentiments du peuple par une dissolution immédiae. |
“ Appelé de nouveau à l’exercise pénible d’une dés fonctions de la prérogative de Sa Majesté dont je suis revêtu, je sens qu’il est encore expedient que je vous expose, et que par votre voie, qui est le seul moyen de communication que j’ai avec le peuple, il soit distinctement informé des motifs qui me guident.
‘ Quelques puissent être mes sauhaits, et quelques forts que puissent être mes désirs que les affaires publiques ne souffrent aucune interruption, je sens qu’en Cette occasion il ne ne reste aucun choix à faire; on m'a mis dans l'impossibilité d’agir autrement que je me le propose.
‘ La Chambre d’Assemblée a pris sur elle, sans la participation des autres branches de la Législature, de décider qu’un juge de la Cour du banc du Roi de Sa Majesté ne peut siéger ni voter dans la chambre, quoique je pusse mettre de côté le sensations que je pourrois naturellement éprouver à l’occasion de la manière dont cette transaction a été conduite envers moi, il y a une autre considération, bien plus puissante, qui en dérive, à laquelle je suis obligé d'avoir égard,
cuplè du Bas quitter d’une r et®la recon-
la suite de jues sur la lresses de
ente, et après >s que Sa Maion, de la rede ses sujets > leur part et
ambre fut ès de son donner la ts :
avec les
ation du
“Il m'est impossible de regarder ce qui a été fait, sous un autre point de vue que comme une violation directe d’un acte du Parlement Impérial; de ce parlement qui vous a conféré la constitution, à laquelle vous avouez devoir votre prospérité actuelle ; et je ne puis regarder Ja Chainbre d'Assemblée que comme ayant inconstitutionnellement privé de leur franchise une grande partie des sujets de sa Majesté et rendu inéligible par une autorité qu’elle ne possède pas, une autre classe assez considérable de la société. | ‘“ Je me sentirois, a tout événement, obligé par tous les liens du devoir de m’opposer à une telle prétention ; mais en conséquence de l'exclusion du membre pour le comté de Québec, ont a déclaré une vacance dans la représention de ce comté, et il seroit ñnécessaire qu’il fut émané un nouveau writ pour l'élection d’un membre ; ce writ doit être signé par moi, Messieurs, Je ne puis, je n’ose me rendre participant de Ja violation d’un acte du Parlement Impérial, et je ne vos aucun autre moyen, par lequel je puisse éviter de le devenir, que celui que je prends.
. “ Lorsque nous nous assemblâmes, je ressentis beaucoup de satisfaction pensant avoir pris des mesures què je croyois pouvoir faciliter, que je pensois même devoir ‘détruire toute objection possible à une mesure que l’on paroissoit désirer, et dans laquelle je concourois entièrement ; mais men objection, et la seule objection qui puisse, je crois exister dans l’idée d'aucun homme raisonnable, contre l'éligibilité des juges, vient de l’effet que peut produire la nécessité vi elle les met de solliciter les voix des électeurs. On ne peut donner aucune objection bien fondée à ce qu’ils siègent dans la chambre, lorsqu'ils sont élus ; au
i a été fait, e violation
de ce par- , à laquelle le ; etjene e comme ar franchise lé et rendu de pas, une
té.
igé par tous le prétendu membre ne vacance eroit ñécesir l'élection moi, Mesrticipant de jal, etje ne se éviter de
je ressentis ris des mee je pensois sible à une s laquelle je tion, et la dans l’idée gibilité des
Ja nécessité |
acteurs. On ondée à ce nt élus ; au
contraire Jeurs talents et leurs grandes connoissances doivent le rendre très utiles, et si ce n’étoit pour d'autres considérations, ils devroient être très à souhaiter.
“Je ne puis que beaucoup regretter qu’une mésure que je regarde comme très avantageuse au pays n’ait pas eu son effet; le peuple cependant, s'il est trompé dans son attente, me rendra la justice dene pas m'en attribuer la cause ; comme il ne doit pas non plus m’imputer, s’il a été si peutfait d’affaires publiques.” | F Après quoi le parlement fut prorogé au 26 de Mars suivant.
Cette seconde dissolution aigrit les esprits, les porta à évaporer leurs mauvaises humeurs dans les papiers publics et furent cause de lincarcération de l’imprimeur du Canadien, papier périodique, et de la saisie de la presse le 17 Mars 1810. Le lundi suivant Messrs. Blanchet et Bedard furent emprisonnés et le Mercredi Mr.
Thomas Taschereau en vertu d’un war-
rant du Conseil Exécutif sur une accusa:
tion de pratiques traitresses
Le 21 du même mois Son Excellence fit sortir une proclamation dans laquelle il disoit : à |
* Un qu'il a été rmprimé, publié et dispersé divers écrits méchants, séditieux et traitres, dans cetté pro-
vince, dont le soin et le gouvernement m'a été confié, et vu que ces écrits ont été expressement calculés pour séduire les bons sujets de Sa Majesté, pour remplir leurs esprits de défiance et de jalousie contre le gonvernément do Sa Majesté, pour détourner leurs affections de sa personne sacrée, et pour faire mépriser et vilipender l'administration do la justice ‘et du Gouvernement de ce pays : et vû que pour accomplir ces desseins méchants et traitres, leurs auteurs et par. tisants ne se font pas de scrupule d'avancer avec audace, les faussctés les plus groissières et les plus effrontées, tandis que l’industrie qui a été employée à les disperser et «a les répandre à grands frais, dont la source n’est pas connue, fait voir fortement la persévérance et l’implacubilité avec laquelle ils se propos sent de venir à bout de leurs desscins, et vu qu’en conséquence de mon devoir envers Sa Majesté, et de Paffection et des égards avec lesquels je Consière le bien être et la prospérité des habitants de cette çolonie, il m'a été impossible de passer. plus longtemps sous silence, ou de souffrir des pratiques qui tendent si directement à renverser le governement du premier et à détruire le bonheur du derniér, j’annonce en con: séquence, avec l'avis et concurrence du Conseil Executif de Sa Majesté qu'avec les mêmes avis ct concurrence il a été pris des mésures pour y mettre fin, et qu'ayant été donné dûe information à trois des dits Conseñllers Exécutifs de Sa Majesté, il a été émané des warrants, tels qu’autorisés par la loi, en vertu des quels quelques uns des auteurs, imprimeurs et éditeurs des écrits susdits ont été pris et arretés. | *:# Vivement animé du désir de promouvoir, à tous égards, le bien-être et le bonheur du bon peuple de
été confié, nt calculés esté, pour usie contre urner leurs aire mépritice et du "accomplir zurs êt Pare r 4yec aules plus ef mployée à ais, dont la t la persé- Se propos t vu qu’en jesté, et de onsilère le cette çololongtemps ui tendent du premier ce en connseil Exeis Ct conttre fin, et is des dits été émané vertu des téditeurs
ir, à tous peuple de
cette province, et agissant d’après les instructions du plus bienviellant et du meilleur des Souverains, dont j'ai été le fidèle servitenr pres qu’autant de temps que le plus ancien Habitant à été son sujet, et dont j’en courerois la disgräce, si je prenois autre chose que ce bonheur et ce bien-être pour règle de me conduite, ce seroit avec le plus grand regret que je verrois lieu de croiré que les artifices de ces hommes factieux et mal intentionnées eussent produit aucun effet, et qu’il fut parvenu des doutes et des jalousies dans l’esprit de personnes induites en erreur et qu'ils y eussent pris racine.
“ À ces personnes s’il y en a, et au public en général, je rapporterai l’histoire de tout le temps depuis qu’ils ont été sous le gouvernement de S, M. qu'ils se rappelent l’etat où ils étoient lorsqu'ils devinrent sujets Anglois, et qu’ils se ressouviennent des avancements progressif qu’ils ont faits dans la richesse, le bonheur, la sécurité et une liberté sans borne, dont ils jouissent maintenant durant cinquante années qu’ils ont ére sous la domination Anglaise, ont-ils jamais vu un acte d’oppressien? ont ils jamais vu un exemple d'emprisonnement arbitraire, ou de violation de propriéte ? avez vous dans aucun temps ou dans aucune circonstance, été troublés dans
l'exercice libre et non controlé de votre Religion? |
et enfin tandis que toute l'Europe a nagé dans le sang et que plusieurs des autres colonies ét possessions de S. M. ont expérimenté les horreuts de la guerre, et que quelques unes mêmes, sous les vicissitudés de cet état, ont été privées du bonheur inestimable de vivre sous les loix et sous le gouvernement de l’Angleterre, en devenant la proie de’ conquêtes tem-
poraires, n'avez vous pas joui de la plus parfaite sureté et tranquillité, sous la protection puissante de ce même gouvernement, dort les soins paternels ont été également employés à promouvoir votre bien-être au dedans ? Quels peuvent donc être les moyens employés par ces personnes méchantes et mal intention: nées par les quels elles puissent espérer de venir à bout de leurs desseins traitres et ambitieux ? par quels arguments peuvent elles espérer qu’un peuple dans la jouissance de tous les biens qui peuvent contribuer uu bonheur en ce monde, renoncera à ce bonheur pour entrer dans leurs vous; par quels arguments peuvent elles espéter qu’un peuple brave et loyal, jusqu’à présent, rempli du plus grand et du plus sincère attachement énvers le meilleur des Rois, dont tout le règne a été urie suite de bienfaits pour lui, abandonnera cette loyauté et deviendra: un monstre d’ingratitude, propre à être montré à l’univers comme un objet de détestation pour avancer leurs projets ?
. “ [l'est vrai que Îles frusctés les lis basses et les plus noire sont insidieusement publiées ‘et ‘répandues; dans une partie on dit que c'étoit mon in: tention de vous incorporer, et de faire des soldats de vous, et que m'étant adressé à la dernière: Chambre des réprésentants pour me mettre en état d’assembler douze mille hommes, et qu'ayant refusé de le faire Je l’avois en conséquence dissoûte, ce ci; est non-seulement directement faux, une pareille idée
n'étant jamais entrée dans mon esprit, il n'en a pas été fait la plus légère mention ; mais c'est: doublement méchant et atroce, parceque cela a été avancé par des personnes qu’on doit avoir supposé
ot bot. 9 es M M em eù pp EN) 1e
lus parfaite puissante de aternels ont tre bien-être noyens emal intention:
r de venir ambitieux ?
pérer ‘qu’un ns qui peu- , renoncéra ; par quels ‘uple brave rand ét du ur des Rois, eufaits pour ra: un monà lPunivers ancer leurs asses et les
‘et “répan- Dit mon in:
s soldats de ère: Chamn état d’as-
t refusé de >, ce ci, est areille idée it, il n’en mais c’est:
cela a été Dir SUpposé
th t
parler avec certitude sur le sujet et étoit par conséquent mieux calculé pour vous en imposer ; dans une autre partie, on vous dit que je voulois taxer vos terres, et que la dernière Chambre d’Assemblée ne vouloit consentir qu’à taxer le vin, et que pour cetté raison J’avois dissout la chambre; Habtants de St. Denis; ceci est aussi directement faux : je n'ai jamais eu la plus petite idée de vous taxer: ce n’a jamais été un seul moment le sujet de mes délibérations, et lorsque la dernière chambre offrit de payer la liste civile, je n’aurois pu faire aucune démarche, sur une matière de si grande importance, sans les instructions du Roï, et par conséquent il y avoit encore bien du temps, avant que nous en vinssions à la considération de la manière dont elle devoit être payée. Au vrai il ne fut pas dit un seul mot à ma connoissance sur Ce sujet.
-# Dans d’autres parties, désespérant de produire des exemples de ce que j’ai fait, on a recours à ce que je me propose de faire, e on vous dit effrontement que je prétends vous opprimer: viles et téméraires fabricateurs de faussetés, sur quelle partie, ou sur quelle action de ma vie fondez vous une telle assertion ? Que savez. vous de moi, ou de mes intentions? Canadiens demandez à ceux que vous consuluez autrefois, avec attention et respect ; demandez aux chefs de votre Eglise, qui ont occasion de me connaître ; voilà des hommes d'honneur et de connoissances ; voila les hommes à qui vous devriez demander des infurmations et des avis ; les chefs de fctions, les démagogues d’un partie ne me voyent point et ne peuvent me connoître.
“ Pourquoi, vous opprimerois-je ? Seroit- ce pour
servir le Roi? Ce monarque qui durant cinquante années n’a jamais émané un ordre qui vous eut pour objets qui ne fut a votre avantage et pour votre bonheur, ira-t-il maintenant, chéri, honoré, adoré par ses sujets, couvert de gloire, descendant vers le tombeau, accompagné des prières et des bénédictions d’un peuple reconnoiïssant, ira-t-il, en contradiction avec la conduite d’une vie d’honneur et de vertu, donner des ordres à ses serviteurs d’opprimer ses sujets Canadiens ? ilest impossible que vous puissiez pour un moment le croire, vous chasserez, avec une juste indignation de devant vous le mécreant qui vous sugge- 1 rera une telle pensée.
‘ Seroit-ce donc pour moi que je vous v“nrimerois? Pourquoi vous opprimerois je? Se. :..-:e par ambition? Que pouvez vous me donner{ Seroit ce pour acquérir de la puissance ? hélas ! mes bons amis, avec une vie qui décline rapidement vers sa fin, accablé de maladies acquise au service de mon pays, je ne désire que de passer ce qu’il plaira à Dieu de m'en laisser dans les douceurs de la retraite avec rues amis. Je ne reste parmi vous qu’en obéissance aux ordres de mon Roi. Quelle puissance puis-je désirer? Seroit-ce donc pour les richesses que je voudrois vousopprimer? Informez vous de ceux qui me connoissent, si je fais cas des richesses ; je n’en ai fait aucun cas, lorsque je pouvois ea jouir, elles ne me seroient d’aucune utilité maintenant; je préférerois à la valeur de votre pays mis à mes pieds, le persuasion d’avoir une seule fois contribué à votre prospérité.
‘ Ces allusions personnelles, ces détails, en tout autre cas, pourroient ètre indécents et au dessous'de
cinquante s eut pour votre bonadoré par rs le tomctions d’un ction avec tu, donner sujets CaeZ pour un 1e juste inous sugge-
“nnrime- . hie.@ par r{ Seroit | mes bons vers sa fin, mon, pays, à Dieu de raite avec obéissance ce puis-je ses que je de ceux qui s; je n'en ouir, elles t; je prés pieds, le é à votre
s, en tout lessous ‘de
moi, mais rien ne peut être indécent, ni au dessous de moi lorsque eeia tend à vous sauver de l’abîme du œime et des calamités, dans les quels des hommes coupables voudroïent vous plonger. CE
“ El est maïntenant dé mon devoir d’en venir plus particulièrement à l'intention et aux fins pour les. quelles cette proclanration est émané ; en conséquencé, par et de Pavis du conseil exécutifdc S. M. j'avertis par le présent et j’exhorte tous les sujets de $. M. d'être sur leurs gardes contre, et de faire atten-. tion comment ils écouteront les suggestions artificieuses d’hommes méchants et maf intentionnés, qui, en répandant des faux bruits, et par des écrits séditieux et traitres, : attribuant au gouvernement de S. M. de mauvais dessiens, ne cherchant par 1à qu’à aliéner leurs affections, et les porter à des actes de trahison. etde rébellion ; requérant toutes les personnes bien disposées at particulièrement tous les Curés et les Ministres de la Sainte Religion de Dieu, qu’ils employent leurs plus grands efforts pour empêcher les mauvais effets de cesactesincendiares ettraitres, qu'ils détrompent, qu’ils mettent dans la bonne voie ceux qui auront : été trempés par eux, et qu’ils inculquent, dans tous, les vrais principes de loyauté envers le Roi et d’obéissance aux loix.
Et deplus j’enjoins strictement et je commande àtous magistrats déni cette province, à tous Capitaines de Milice, Officiers de paix et autres bons su-' jets de $S. M. dé faire chacun d'eux une recherche diligente, et de chercher. à découvrir tant les auteurs que les éditeurs et disséminateurs d’écrits mechants séditieux et traîtres comme sus-dits, et de fausses nouvelles, qui tendent en aucune manière à
enflamer l'esprit public et a troubler la paix et la tranquilité publique, afin que par une rigoureuse exécution des loix, tous délinquants dans les premisses, puissent être émanés à une punition, qui puisse dé. tourner toutes personnes de la pratique d’aucun acte quelconque, qui puisse aucunement affecter la sureté, la paix et le bonheur. des loyaux et fidèles sujets de S. M. en cette province. |
* Donné sous mon seing et le sceau de mes armes au Chateau St. Louis, dans la cité de Québec, dans la province du Bas Canada, le 21 Mars 1810 et dans la 50ème année du règne de Sa Majesté.
(Signé) J. H. CRAIG, Gouv.”.
Il étoit aisé de voir par les adresses des uns et les écrits de remarques des autres que la colonie se trouvoit partagée en deux grands partis: malgré les efforts des premiers, les électeurs reussirent à réélire la majorité des anciens membres, qui cependant, il faut l'avouer, se comportérent de manière, dans la longue seance qui dura depuis le mois de Decembre jusqu’au mois de Mars, à ne pont être dissout. |
Le 12 Decembre 1810, les nonveaux membres de l’assemblée présents et assermentés furent sommés de se rendre auprès de son Txcellence dans la Cham-
\ paix et la roureuse 6x-
s premisses,
1 puisse déque d’aucun L affecter la x et fidèles
mes armes bec, dans la LO.et dans la
, Gouv.”?.
adresses ques des partagée es efforts
ssirent à
nembres, se compgue se- > Decene point
onveaux ts et asrendre
à Cham-
DÜ CANADA. 147
bre du Conseil où il leur fut enjoint de retourner dans Jèur appartement pour y fairechoix d’un orateur et.de revenir le lendemain le lui présenter pour son approbation.
De retour il procédérent, immédiatement et choisirent unanimement le même Mr. J. A. Panet pour leur orateur. :
Le lendemain ils le présenterent à son Excellence qui l’accepta et fit les promesses usitées en pareil cas ; ensuite il délivra sa harangue dans laquelle il leur
dit,
6 Qu'il n’avoit j jamais douté du zèle et de Ja loy= auté des parlements. qu’il avoit convoqués et qu'il avoit là même confiance dans le présent ;, et en conséquencé qu'il s’ettendoit aux heureux effets de cette disposition, il désiroit fixer leur attention sur les actes temporaires pour la préservation du, gouvernement et contre lès étrangers, ainsi que celui quiiè- | gle le commerce avec lès États Unis ; il les prioit de croire qu'il éprouveroit une, grande satisfaction en cultivant cette harmonïie et bonne intelligence qui doivent contribuer si fortement à la déni ct aû : bonheur de Ja, colonie.”
Le 24 la chambre présenta. à Son Excellence son adresse en réponse à sa harangne à laquelle il lui plut de répondre,
“ Que les sentiments de loyauté. at fleurs bonugs intentions de promouvoir les intérêts du gouverne. ment et le bien de son peuple, exprimés én icell, n’étoient que ceux aux quels fl s’étoit'atte#du de leur part et qu'à Jeur en savoît gré, Il les assnroit qn'il récevroit en tous temps, avec attehtion et égard l'in. formation, ou les conseils que la chambre jugeroit à
propos de lai communiquer ; il observoit que son information sur l'état de la province n’autorisoit pas leur creyance sur l'existence des craïñtes' rénanddés à l’occasion de l'exécution de l'acte pour la preservation du gouvernement de S. M. que s’il en existoit, elles ne provenroient que de ceux qui s'exposoient à son épéfation ; il ‘observoit qu'il avoit été mal compris, guand à l'harmonie et le ‘bonne intel. digence qu’il désiroit cultiver, qu'il entendoit celles qui doivent exister entre lui et les deux: autres branches de Ja législäture et non pas avec là masse de la communauté, il coucluoit par dire qu'il étoi assuré qu'il les trouveroit, dans toutes circonstances, employant avec avantage, les occasions que leur fournissoit leur situation de réprésentants pour cultiver les vrais principes d'affection et d’attachement qui peuvent aous unir en-un seul peuple libre et heu: eux,” | Cette longue et laborieuse session na été interrompue qu'un moment le 12 de Mars, quand son Excellence vint donner la sanction royale ‘au bill intitulé “acte qui continue, pendant un temps limité, la perception des droits imposés par l'acte
mime OS © ED
rs bonus gouverne en icélle, du de leur nroit tyn'il épard l'in.
Jugeroïit à [ que son orisoit pas rénanddés | preserva- | en exisqui s’expo- | avoit été srne inteldoit celles tres bran- Ia masse qu'il étoit onstances,
que leur pour cultitachement ire et heu
sion n'a e 12 de
donner é “acte imité, la ar l'acte
provincial: de ln: 4üeme année de Sa Majesté Gev. HE; cap. Hi. et qui fait l'applicalion d'uné éervaite somme d'argent aux fins ÿ mentionnées.”
Le 21 du même mois elle fut prorogée au 29 d'Avril suivant, aprés qué Son Execllence eut sanctionnée. | Acte concernant les étrangers.
-Dos qui déclare ks juges inbhabiles à êtte élus, Sc.
Do. pour le éomterée avec les Etats
ao “1 | eme
Do. pour. aïder le pauvre dans le prêt des semances, |
Do: potit la meilleure préservation du
bavertiément. ds at
Do. coricérnant l'accord avec le Haut Canada, :4ics Fr484
Do. pour mieux régler le milice. |
Do. pour empêcher la falsification des
… lettres d'échange, Ge …
Do. qui pourvoit des maisons de correction, #) | ( Do. concernant les pilotes.
Do. pour les réglements de police.
Do. pour ke commerce des bois. |
DU CANAPA.
150 HISTORE
Do. pour le soulagement des faux: et des enfans abandonnés. |
Do. pour paracheyer la prisonà Montréal.
L’acte pour ériger une prison aux Trois Rivières a été réservé. jusqu'à ce que le bon plaisir de Sa Majesté fut connu sur icelui, ainsi qui sur celüi-des femmes ac-
cusées d’infanticide.
Ensuite de-quoi Son-Excellence a de.
livré une harangue dans laquelle :il disoit.
. # Qu'il ressentoit un grand. plaisir en les ‘affrans chissant d’une aussi longue et laborieuse session et de re qu’ils pouvoient retourner,auprès de leurs constituants, satisfaits de n’avoir pas négligé leur service, pi oublié leurs intérêts ; que la difficulté:de la communication avec l'Europe étoitle résultar des entraves que les Etats Unis avoient mis au commerce, que les sensations qui auroïent accompagné la nouvélle de la mort‘ d’une aimable Princesse aurofent été suspendues par l’indisposition alarmante de notre reveré souverain, qui-nqus a été rendu, suivant les dernières nouvelles.
«6 Qu’ il est a peine nécéssäire. de faire aucune observation sur le nouvel'acte du: ‘Congrès Américain pour empêcher: la :eommunication :avec la Grande Bretagne ; que le bill passé ici pour arreter le trafic criminel de leurs, billets da banque contre faits, leur prouvera que'vous n'avez pas été mus par ressentiment, mais par des principes d’une justice Jibérale ; Il les remerciait de ce qu'ilsavoient pourvu au
faux: et
ontréal.
x Trois > que le nu sur mes aC-
*e a de- 1 disoit, les: affran:
session et leurs conr service, é la comt des enommerce, é la nou-
aurojent > dé notre uivant les
icune obméricain | Grande br le tratre faits,
par restice Jibé- DQUY VU au
ayement de la dépense du Chateau St. Louis; que jh passation de l’acte pour rendre les juges inhabiles à siéger dans la chambre d’assemblée, lui avoit donné une satisfaction particulière, en ce qu’elle étoit une renonciation complete des principes erronés du dernier parlement.
“ Illes éxhortoit à réfléchir sur le bien qui peut provenir de leurs efforts pour inspirer les vrais principes de régularité et de soumissoin aux loix, qui seules peuvent donner de la stabilité au bonheur qu’on peut atteindre dans l’état social ; il leur recommandoit d’éloigner toute défiance et animosité entre eux; la différence de religion ne presente aucun obstaele à une union cordiale; que l'intolérance n'est poiut le caractère des temps actuels, vivant sous un gouvernement liberal, jouissant également de sa protection, il doit exjster une correspondance mutuelle d'amitié et de bienveillance parmi les sujets de ce pays; il ajoutoit qu’il avoit ce sujet à cœur et que c’étoit yraisemblablement le dernier legs qu’il leur faisoit et qu'il se présenteroit devant son sonverain avec assurance, s’il pouvoit lui dire en terminant le rapport de son administration, j'ai trouvé, Sire la partie de vos sujets, que vous avez confiée à mes soins divisée entre’eux mêmes, se contemplant mutuellement, avec défiance et jalousie, et animée par des intérêts divers, et je les ai quitté, . Sire, ebrdialement unis, et rivalisant uniquement d’attachement pour le souvernement de votre Majesté et le bien public.” | Le 19 Jüin 1811, Son Excellence an-
nonça par une proclamation que sa san-
e nee se emmener er
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k. s LUE A LUN | | à / ( i Fi
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152 HigtOiRé
té nié lui perthéttaht pas de conlintiét és fonctivus de Goüveérseur en Chef et le
Lieutenant Gouverneur étant abvént, il Jaissoit l’administration à l’'Honble, Th, Dunn, le plus ancien membre dü Cünhseil qualifié À cét éffet,
{1 reçut des adresées de sompliments dés différents districts ét s’embardué potr l'Angleterre lé mème jour,
Son edministration n’a jamais éte re:
gardée de bon œil et passe encore de nos jours pour avoir été arbitrairé ét ty+ rannique. | | M
Le 19 Septembre 1811,le Général Sie G. Prevost sa dame êt quatre enfans ar:
rivèrent à Québec dans le Mélampüs Capt. Hnwker.
Lans s 1 name À
Q. Combien a-t-il été passé d'actes dans la 2me session du 4me parlement ?
R. Huit, dont un fut résérvé.pour le bon plaisir de sa Majesté et sept sanctionnés.
Q.. Quand eut lieu la troisième session et cofmbien y fut-il passé de bills ? :
R. Elle eut lieu le 21 de Janvier 1807, et passa onze bills dont un fut réservé pour connoître le bon plaisir du roi, celui ‘ de Ja Société Bienveñlante."
linuér des hef et le abént, il
à Ths.
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)7; et passa pître le bon illante,!
pu CARADA. 153
Q. La milice ne fut. elle pas commandée sous la présidence de Mr. Duñn 1
R. Oui, il ordonna la levée du cinquième de Ja milice depuis l’âge de 18 à:50 ans.
Q. Quelle fut' la conduite des milices dans cette occasion ?
R. Elle fut si exemplaire que le président crüt devoir exprimer pax un @rdraigénéral son approbation: et de dire qu'il étoit justifiable.en soutenant, ue dans aucune partie des domaines de Sa Majesté, il n’avoit äé témoïgné un dévouement plus ardent,
Q. Quand arriva le Général Craig ?
R. Le 18 d'Octobre 1807.
Q. Quand partit il de la province ?
R. Le 19 juin, 1811.
Q. Quelle opinion a-t-on de son administration ?
R. Elle est encore de nos jours regardée comme arbitraire et tyrannique. : |
Q. Pourquoi?
R. L'our avoir deux foix dissout les parlements. avoir saisi la presse de la Gazette Canadienne et avoir emprisonné: Pimprimeur; ‘et\les propriétaires,
Q Combien s'est il pe d’actes pendant son administration ?
R. En tout cinquante:six, dont deux .furent Msn vés au bon plaisir de sa Majesté.
Q. Quaad la Chambre offrit elle de payer la liste civile ?
R. Le 23 de Février 1810, par une adresse au Roi et aux deux chambres du parlement d'Angleterre.
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